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Les emplois d’avenir : un bon tremplin vers le monde du travail

D’après une étude de la Dares un jeune sur deux est en emploi après avoir effectué un emploi d’avenir dans le secteur non-marchand.


Fin octobre 2012, une loi donnait naissance aux emplois d’avenir : des contrats aidés, conclus pour une durée maximale de 3 ans, destinés aux jeunes peu diplômés et ayant des difficultés d’insertion dans l’emploi. Les premiers bénéficiaires de l’aide pendant trois ans sont donc sortis du dispositif au début de l’année 2016.

La Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) et la DGEFP (Direction générale à l’emploi et à la formation professionnelle) ont donc, compte tenu de ce calendrier, dû attendre la seconde moitié de l’année 2016 pour faire un premier bilan « complet » de l’insertion des jeunes passés par un emploi d’avenir six mois après la fin de leur contrat.


Un jeune sur deux a trouvé du travail après un emploi d’avenir


Les résultats de l’enquête, publiés le 23 mars dernier, portent sur le devenir de 8 900 jeunes entrés en emploi d’avenir auprès d’entreprises du secteur non-marchand (associations, collectivités territoriales, établissements publics du secteur médico-social, etc.) au premier trimestre 2013. A noter : les jeunes ayant effectué leur emploi d’avenir dans le secteur marchand n’ont pas pu être pris en compte, en raison de leur trop faible nombre (seulement 300) lors du lancement du dispositif.

Il ressort que la moitié des jeunes (51 %) ayant bénéficié d’un emploi d’avenir non marchand sont en emploi six mois après la fin de leur contrat, tandis que 5 % sont en formation. L’emploi occupé s’effectue dans le cadre d’un contrat non aidé pour 46 % du total des sortants et d’un contrat durable (CDD ou CDI de plus de 6 mois, emploi dans la fonction publique ou indépendant) pour 37 % de l’ensemble des jeunes interrogés.

 

Une meilleure insertion pour les contrats les plus longs


Tous les jeunes interrogés pour l’enquête n’ont pas passé trois ans en emploi d’avenir : certains ont quitté le dispositif prématurément ou l’ont quitté au terme d’un contrat de moins de 3 ans qui n’a pas été renouvelé. Au total, pour 43 % des jeunes l’emploi d’avenir a duré 3 années entières.

C’est pour ces jeunes ayant occupé un emploi d’avenir durant sa durée maximale que le taux d’insertion est le meilleur. Ce taux est de 58 % pour les jeunes dont le contrat a duré trois ans contre 46 % pour ceux dont le contrat a duré entre un et moins de trois ans et 37 % pour ceux dont le contrat a duré un an ou moins.

Le maintien des jeunes chez l’employeur auprès duquel ils ont effectué leur emploi d’avenir (cas de 29 % de l’ensemble des jeunes) explique en partie ce phénomène. En effet, seulement 12 % des jeunes ayant effectué un contrat d’un an et moins occupe six mois après un emploi dans la même structure, contre 21 % pour les contrats de un à moins de trois ans et 39 % pour les contrats de trois ans.

 

Un impact positif de la formation ?


Par rapport aux contrats aidés antérieurs, les emplois d’avenir ont la particularité d’avoir mis un accent fort sur la formation. Les employeurs d’un emploi d’avenir doivent en effet s’engager à donner les moyens au jeune recruté de se former pour acquérir des compétences professionnelles.

Les résultats de l’enquête laissent à penser que la formation a eu un impact positif : le taux d’insertion des jeunes ayant suivi une formation qualifiante pendant leur emploi d’avenir est de 54 %, contre 36 % pour ceux qui n’en ont pas suivi.

Ce bon bilan est néanmoins à nuancer, l’enquête ne permettant pas de définir si la formation a augmenté l’employabilité des jeunes ou si ce sont les jeunes les plus motivés et les plus employables qui ont eu accès à une formation.

 

Une insertion plus durable qu’avec les autres contrats aidés ?


L’enquête semble enfin démontrer que les spécificités des emplois d’avenir (contrat longs et accès renforcé à la formation) leur donne un avantage sur les autres contrats aidés également accessibles aux jeunes en insertion.

Comparée aux jeunes bénéficiaires d’un CUI-CAE (contrat unique d’insertion dans le secteur non-marchand) l’insertion des jeunes sortant d’emploi d’avenir est équivalente, mais s’effectue plus souvent vers un emploi non aidé.

 

Les jeunes restés toute la durée de trois ans en emploi d’avenir ont également des taux d’insertion meilleurs que les CUI-CAE.

 

Consulter l’étude.

Raphaëlle Pienne