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Un protocole pour démocratiser l’accès à l’enseignement supérieur

Les représentants de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur ont renouvelé leur engagement à favoriser la mixité sociale dans les études post-baccalauréat.


Les effectifs d’étudiants dans l’enseignement supérieur n’ont jamais été si élevés, pourtant les déterminismes économiques et sociaux demeurent un frein puissant à l’accès à l’université ou aux grandes écoles.

Afin de corriger les inégalités, les ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur ont signé, le 21 mars dernier à SciencesPo Lille, avec la Conférence des présidents d’universités (CPU), la Conférence des directeurs des écoles d’ingénieurs (Cdefi) et la Conférence des grandes écoles (CGE), un « Protocole pour une démocratisation exigeante et ambitieuse de l’accès à l’enseignement supérieur ».

 

Les enfants d’ouvriers sous-représentés dans l’enseignement supérieur


L’accès des élèves issus de milieux modestes à l’enseignement supérieur stagne depuis une dizaine d’années, rappelle le protocole dans son préambule. Ainsi les enfants de cadres sont en proportion deux fois plus nombreux à obtenir un diplôme du supérieur que ceux d’ouvriers ou d’employés.

Parmi les étudiants, les catégories sociales les plus favorisées sont surreprésentées. Toute formation confondue, 30 % des étudiants 2014-2015 déclarent des parents cadres supérieurs ou exerçant une profession libérale tandis que 11 % sont enfants d’ouvriers. Pourtant, dans l’ensemble de la population française, seulement 18 % des jeunes âgés de 18 à 23 ans sont enfants de cadres, contre 29 % d’enfants d’ouvriers.

Les mécanismes de reproduction sociale expliquent en grande partie ce déséquilibre. Le protocole fait notamment le constat qu’une sélection sociale s’effectue dès l’enseignement primaire et secondaire. De plus, les élèves issus de milieux modestes sont plus nombreux, par autocensure ou manque d’information, à s’interdire d’accéder aux filières de l’enseignement supérieur.

 

Plusieurs leviers pour corriger les inégalités


En signant le protocole, les ministères et les conférences ont réaffirmé leur volonté de démocratiser l’enseignement supérieur et leur engagement à mettre en œuvre plusieurs leviers pour rendre cette ambition possible.

En amont des études supérieures, les signataires s’engagent à favoriser les « parcours d’excellence », un programme s’appuyant sur les « cordées de la réussite » et le tutorat et qui repose notamment sur le principe d’un accompagnement des élèves de la 3ème au baccalauréat. Ils favoriseront également la formation des enseignants pour un meilleur accompagnement des choix d’orientation des jeunes et les initiatives visant à mieux informer les lycéens sur la réalité des études supérieures.

Lors du recrutement des étudiants, les conférences s’engagent à prévoir des processus explicitant l’objectif de diversification des publics. De même, elles favoriseront l’accueil des étudiants boursiers.

Dans le cadre des accompagnements post-admissions, les ministères et les conférences s’engagent enfin sur la mise en place de dispositifs d’accompagnement et de suivi des jeunes qui relèveront des processus d’admission spécifiques.

 

Consulter le protocole.

 

Raphaëlle Pienne