Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Un "recrutement" en master dès 2017

La ministre de l'Education nationale et de l'enseignement supérieure vient d'annoncer la mise en place d'une sélection à l'université après concertation avec les présidents d’université, syndicats des personnels et organisations étudiantes.


Le 06/10/2016

 

A la suite de plusieurs recours d'étudiants pour poursuivre leurs études (master 2) dans une filière universitaire qui leur était refusé, le ministère de l'enseignement supérieur s'est penché sur le délicat sujet de la sélection à l'université.

 

Après plusieurs mois de flottements et de concertations, Najat Vallaud-Belkacem, ministère de l’éducation nationale a réuni le 4 octobre, présidents d’université, syndicats des personnels et organisations étudiantes. Ils ont ainsi scellés l’accord obtenu entre l’ensemble de ces acteurs sur la mise en place d'un "recrutement" à l'entrée du master.

 

Recruter les profils adaptés à chaque formation

 

Les universités devraient pouvoir, en accord avec le recteur, fixer des capacités d’accueil pour leurs formations. Et - changement majeur -, elles pourront légalement "recruter", selon le terme privilégié par la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, les étudiants en fonction de leur dossier ou sur concours.

 

 

Un "droit à la poursuite des études"

 

Les étudiants titulaires d'une licence et recalés en entrée dans le master de leur choix, se verront proposer 3 formations par le recteur de leur université, instaurant ainsi un "droit à la poursuite des études". Une des 3 formations devra obligatoirement être préparée dans la même université que celle où était inscrit l'étudiant.

 

Cette réorientation d'étudiants vers des formations en master peu / moins demandées (mais offrant des débouchés) devrait permettre d'accueillir tous les étudiants dans des études bac + 4 / + 5.

 

Quelle date de mise en oeuvre ?

 

Après soumission de cet accord au vote du Cneser, Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche, le 17 octobre prochain, la ministère devrait pouvoir proposer un projet de loi en novembre pour une réforme qui entrera en vigueur à la rentrée 2017.

 

Sandrine Damie