Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Le phénomène des slashers en France

Shasher ou multi-actifs, ces professionnels cumulent différents activités pro au quotidien. Zoom sur ce nouveau phénomène.


Le 26/09/2016

 

 

Le terme "slasher" a été employé pour la première fois par Marci Alboher dans son livre « One Person / Multiple Careers » en 2007 et désigne tous ceux qui cumulent plusieurs activités professionnelles.

 

Selon l'Insee, ces "slashers" - le terme a été créé en référence au signe «/» (slash en anglais) qui sépare leurs différentes activités professionnelles - sont désormais plus de 2 millions. 80 % d'entre eux cumulent plusieurs emplois salariés chez des employeurs différents, et quelques 500.000 exercent une activité en tant qu'indépendant, en plus d'un poste salarié.

 

Aujourd’hui, plus de 4 millions des français sont des slashers et 77 % à exercer leur deuxième "métier" dans un secteur différent de leur activité principale.

 

Les slashers souhaitent en 1er lieu compléter leurs revenus mais également conjuguer travail, plaisir et indépendance. C'est le constat que dresse l'enquête menée dans le cadre du Salon SME (salon des micro-entreprises).

 

Les motivations à devenir Slasher

 

Contrairement à certaines idées reçues, être pluri-actif est un choix pour 70 % des slashers, en progression de 6 % en un an. Ce mode de vie est donc de moins en moins vécu comme une contrainte et continue de bouleverser les codes traditionnels du monde du travail.

 

Les slashers exercent 2 voire 3 activités pour :

 

  • Augmenter leurs revenus pour 73 % d’entre eux (+22 % vs 2015) ;
  • Générer des revenus grâce à une passion pour 27 % d’entre eux (+12 %) ;
  • Etre leur propre patron pour 12 % d’entre eux (+6 %) ;
  • Tester une idée en vue de créer leur entreprise pour 10 % d’entre eux (+ 3 %) ;
  • Préparer leur reconversion pour 10 % d’entre eux (+ 3 %).

 

 

« Le phénomène slashers peut s’expliquer par au moins 3 raisons en France : le régime de l’auto-entrepreneur a simplifié l’exercice légal d’une activité complémentaire. Les plates-formes collaboratives et de mission facilitent la mise en relation avec des clients potentiels. Et la technologie mobile (smartphones et tablettes) permet de travailler partout, tout le temps » commente Alain Bosetti, Président du Salon SME.

 

Même s’il n’y pas d’âge pour être slasher, les moins de 30 ans sont tout de même les plus actifs, avec au moins deux activités pour 21 % d’entre eux !

 

Sandrine Damie

 

www.salonsme-online.com