Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Sylvain Allano

Directeur scientifique et technologies du futur PSA Peugeot Citroën
Date de l'interview : 07/01/2016

Les OpenLabs sont nés en 2011 de la volonté de déployer une politique d’innovation ouverte en direction des universités et écoles d’ingénieurs en France et dans le monde.

Zoom sur l'innovation et les OpenLabs au sein de PSA Peugeot Citroën.

Quelle place tient l'innovation dans votre stratégie d'entreprise ?

L’innovation constitue un enjeu essentiel dans notre stratégie d’entreprise. Il s’agit de relever plusieurs défis majeurs induits par les changement importants de la mobilité et des usages : les Clean technologies, la voiture connectée et autonome, l’attractivité.

Combien de vos collaborateurs - en France - travaillent sur l'innovation et la recherche ?

Sur les quelques 11 800 ingénieurs en R&D, près de 1 000 ingénieurs, techniciens et administratifs travaillent dans le domaine de l’innovation et de la recherche avancée au sein de la direction Recherche et Développement du Groupe en France.

Combien investissez-vous chaque année dans la R & D en France ?

Le budget R&D de notre entreprise, incluant la recherche, l’innovation et les projets véhicule, pour 2014 s’élève à près de 2 milliards d’euros.

Quels sont les profils les plus recherchés actuellement dans cette branche ?

Aujourd’hui, les profils les plus recherchés concernent notamment la mécatronique, l’automatique et l’électrotechnique.

Comment sont nés les OpenLabs au sein de PSA Peugeot Citroën ?

Les OpenLabs sont nés en 2011 de la volonté de déployer une politique d’innovation ouverte en direction des universités et écoles d’ingénieurs en France et dans le monde. Ils ont été implantés au cœur de campus académiques sélectionnés pour l’excellence de leurs recherches.

Quels sont les objectifs fixés aux OpenLabs ?

Ils ont pour objectif d’explorer des champs scientifiques et technologiques d’intérêt pour le véhicule du futur et de générer des pépites, à savoir des technologies en rupture fortement susceptibles d’être embarquées dans de futurs projets véhicule.

Quels partenariats scientifiques avez-vous déjà noués et sur quelles thématiques travaillez-vous avec eux ?

Les campus académiques sur lesquels nos OpenLabs sont implantés en France sont ceux de Paris avec l’UPMC/Collège de France et avec un groupe d’école de design, Paris-Saclay, Orléans, Poitiers, Bordeaux, Marseille, Lyon, Metz.

Les thématiques de recherche de ces OpenLabs en France incluent la chimie des matériaux, le calcul de structures mécaniques, l’énergétique, la mécanique des fluides, l’électronique embarquée et la photonique, les sciences du mouvement et la réalité virtuelle, la robotique bio-inspirée, la tribologie et la mécanique vibratoire, les matériaux et procédés, la robotique et l’optoélectronique et le design.

En Chine, nous avons créé cinq OpenLabs avec les universités Beihang et PKU à Pékin, TongJi et JiaoTong à Shanghai et Huazhong à Wuhan. Y sont respectivement traités les thèmes de recherche suivants : la mécanique, les véhicules autonomes, les interfaces homme-machine, le stockage d’énergie et l’optoélectronique.

L’OpenLab créé sur le campus de l’université PUC à Rio de Janeiro traite des biocarburants et des moteurs omnivores.

En juillet 2015, vous avez signé un partenariat scientifique avec le groupe INSA. Sur quels projets allez-vous collaborer ?

Nous travaillions déjà avec l’Insa Lyon et l’Insa Centre Val-de-Loire dans le cadre de nos OpenLabs « VAT@Lyon » (vibrations, acoustique, tribologie) et « Energetics » à Orléans. Avec l’accord-cadre signé en juillet 2015, nous envisageons d’étendre nos partenariats de recherche avec les autres INSA, notamment dans les domaines des technologies pour le véhicule électrique, et de la sureté de fonctionnement.

Quelle est la dernière innovation majeure que vous avez installée sur vos véhicules... et combien de temps a-t-il fallu entre l'idée, les essais et le déploiement en usine ?

Les innovations disruptives générées dans nos OpenLabs, - que nous désignons sous le terme de pépites – doivent être portées à un niveau de maturité technologique suffisant avant de pouvoir être embarquées dans nos véhicules en projet. Le temps nécessaire pour cette maturation, entre l’idée et l’intégration dans un projet, peut prendre cinq à dix ans.

Propos recueillis par Sandrine Damie (janvier 2015)