Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Faustine Zanetta-Monti

Productrice et chef d'entreprise Al Di Sopra Production
Date de l'interview : 23/11/2015

Al Di Sopra aujourd’hui c’est une société de production audiovisuelle qui développe des documentaires, des programmes web ou transmédia et des films institutionnels ou publicitaires. Pour moi, Al Di Sopra, c’est aussi et surtout une équipe de gens passionnés qui croient autant au projet d’entreprise qu’aux films que nous développons.

Lauréate du Prix du jury 2014 au concours Créatives d'Avenir, Faustine Zenatta-Monti revient sur son parcours et son quotidien de productrice.

Quel a été votre parcours de formation ?

Après avoir obtenu mon baccalauréat littéraire par le CNED, je me suis orientée vers un bts de production audiovisuelle en alternance. j’avais envie de pouvoir tout de suite confronter l’apprentissage théorique au terrain. Ma formation a duré 2 ans. 

Quel a été le déclic pour vous lancer dans la création de votre entreprise ?

Je ne sais pas si on peut à proprement parler d’un déclic. Monter ma boîte, choisir les projets que je voulais développer… Cela trottait dans ma tête depuis mon entrée dans le monde professionnel. Très vite après ma formation, j’ai eu envie de tenter ma chance et de miser sur les projets qui m’attiraient. 

Pouvez-vous nous présenter Al Di Sopra Production ? 

Al Di Sopra aujourd’hui c’est une société de production audiovisuelle qui développe des documentaires, des programmes web ou transmédia et des films institutionnels ou publicitaires. Pour moi, Al Di Sopra, c’est aussi et surtout une équipe de gens passionnés qui croient autant au projet d’entreprise qu’aux films que nous développons. On aime expérimenter, se confronter à des projets ambitieux, élargir nos horizons ! 

Comment vous est venue l'idée de cette entreprise de production audiovisuelle ?

Deux projets m’ont vraiment donné l’envie de produire. La suite logique pour pouvoir les développer était d’avoir la coquille juridique qui m’en donnait la capacité. J’ai décidé de monter ma boite pour cela, pour ne pas passer à côté de ces films que j’avais envie de faire exister. Assez vite, la coquille s’est remplie, et un projet d’entreprise s’est dessiné au fil des premiers mois. 

A quoi ressemble votre quotidien de productrice ? 

Je n’ai pas vraiment de quotidien. Quelques rituels ! Je me lève, je lis mes mails puis le journal. J’ai souvent des rendez-vous dans la journée avec les auteurs avec lesquels j’ai des projets, ou des clients, je passe du temps au téléphone, je fais des recherches, je m’occupe du suivi financier de la structure, je regarde des films… Mon quotidien est partitionné entre le suivi artistique et littéraire des projets que nous développons, des films institutionnels que nous réalisons et la gestion quotidienne de la structure. 

Quels sont les clients qui font appel à votre maison de production ? 

Nous avons des clients de tous horizons, le bouche à oreilles a plutôt bien fonctionné pour les films corporate. Nous avons pas mal travaillé avec Dior et Talentis l’an dernier, et depuis quelques mois, nous avançons sur plusieurs projets avec la Poste. Nous accompagnons également des plus petites structures qui ont besoin de contenus. Nous essayons de nous adapter à la demande, et surtout aux moyens de nos clients, notamment lorsqu’il s’agit de jeunes entreprises comme la nôtre ! 

Vous travaillez dans la production traditionnelle (documentaires, films institutionnels, etc.) mais également dans le transmédia. A quel type de projet peuvent correspondre ces productions de nouveaux médias ? 

Pour les productions web ou transmédia,  nous sommes actuellement en train de finaliser notre premier webdocumentaire qui sortira d’ici la fin de l’année. Il a pour sujet la guerre d’Indochine. D’une façon globale, nous développons des projets web lorsqu’une narration particulière a réellement été pensée et dessinée sur les supports de diffusion visés. Cela peut être de la fiction, du documentaire, des films expérimentaux… Nous ne sommes pas fermés. 

Vous avez participé au concours Créatives d'Avenir et êtes lauréate du Prix du jury 2014. Pourquoi aviez-vous eu envie de faire ce concours ? 

J’avais envie de parler de mon métier et j’espérais pouvoir mettre un petit coup de projecteur sur les entrepreneurs des industries culturelles. On parle beaucoup des boites techno, des start-ups du web et j’avais envie de dire qu’il était possible, malgré la conjoncture et la concurrence, de monter de belles structures, également dans le secteur des médias.

J’ai monté ma structure il y a bientôt 4 ans, et j'ai souvent entendu des gens dire « Ah mais c’est pas trop dur quand on est une femme ? ». Et bien non. Etre une femme, une jeune femme et une entrepreneure, ce n’est pas antinomique. J’avais aussi envie de le dire, et être lauréate de ce prix m’a donné une jolie tribune pour encourager, je l’espère, d’autres entrepreneur(e)s à se lancer. 

En quoi le fait d'être lauréate à ce concours a pu booster votre entreprise / vos projets ?

Le prix nous a donné une belle visibilité médiatique : beaucoup de gens m’ont écrit pour me féliciter et m’encourager, ça m’a fait très plaisir et donné encore plus envie de repousser les limites de mon entreprise. La dotation du prix nous a également permis d’investir dans du matériel, c’était un sacré coup de pouce à ce stade de la structure ! 

Quels conseils pourriez-vous donner à un(e) jeune souhaitant également se lancer dans la production audiovisuelle ?

Garder l’esprit bien ouvert, cultiver sa curiosité….et foncer ! 

Propos recueillis par Sandrine Damie (novembre 2015)