Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Aurélie Apert

Pédicure-podologue, Le Perray-en-Yvelines (78).
Date de l'interview : 06/11/2015

Je m’éclate vraiment, c’est très enrichissant, on fait plus que du simple soin.

Aurélie Apert est pédicure-podologue. Elle nous raconte comment elle est venue presque par hasard à ce métier aux multiples facettes, dans lequel elle s'épanouit totalement aujourd'hui.

On connait assez mal le métier de pédicure-podologue, en quoi consiste-t-il exactement ?

Il se divise en deux parties. La pédicurie, qui consiste en la réalisation de soins, de type corps, ongles incarnés ou encore hyperkératose. Et il y a la podologie, avec la réalisation notamment de semelles orthopédiques.

Chez les enfants, on intervient au moment de la croissance pour éviter différents type de déformations à l’âge adulte. On corrige par exemple les pieds plats ou les genoux vulgum. Chez les adultes on a plus une action de soulagement des pathologies douloureuses, comme la tendinite ou la « mal-position » du pied.

C’est un métier varié ou on réalise des examens cliniques et on fabrique des semelles sur mesures. Pour cela on applique des techniques de thermosoudage ou de thermoformage. Il y a autant d’aspects médicaux que d’aspects techniques.

Comment a évolué ce métier ?

J’exerce depuis douze ans. J’ai dû faire des formations afin de ne pas stagner, notamment en posturologie. Cela fait un dizaine d’année que cette notion est prise en compte dans la podologie. Elle consiste à prendre en charge le patient dans son ensemble. C’est-à-dire que l’on va pouvoir agir sur des troubles de type oculaire ou dentaire par l’utilisation de semelles qui harmonise l’ensemble du corps. Dans ce cadre nous travaillons avec de nombreux autres corps de métiers comme des orthoptistes, des ostéopathes ou encore des kinésithérapeutes.

Je m’éclate vraiment avec ça, c’est très enrichissant, on fait plus que du simple soin. Une autre notion commence à faire son apparition, celle de la réflexologie. Face à des populations de plus en plus stressé, il est possible d’apporter une réponse par le massage des pieds.

Quels sont les aspects de votre métier que vous aimez le plus ?

C’est l’une des rares professions médicales ou un patient peut repartir de consultation avec peu ou pas de douleur.  Je trouve plaisant ce sentiment de les soulager rapidement. Ce qui est également intéressant c’est le fait de prendre en compte le patient dans sa globalité. Tenir compte de son aspect psychologique, de son niveau de stress et de ses conséquences sur la posture et donc les douleurs ressenties. J’aime également le contact. Je suis très bavarde, et là j’ai un vrai lien avec le patient. En résumé, je soigne et je m’éclate !

Vous travaillez en cabinet. Pourquoi ?

Je préfère être indépendante. Certes il y a des contraintes à être son propre patron, mais là je n’ai de comptes à rendre qu’à mes patients. Je peux adapter mes horaires et prendre mes congés quand je le désir. C’est important pour moi d’avoir cette liberté. Alors oui, comparé au milieu hospitalier je fais beaucoup plus d’heures. Mais je gagne aussi mieux ma vie.

Quelle formation avez-vous fait ?

A l’origine j’avais fait une prépa kinésithérapeute-podologue pour passer le concours de kinésithérapeute. Mais je l’ai raté. J’ai alors passé le concours de pédicure-podologue. Pour être honnête je ne connaissais pas ce métier, je me suis renseigné, ça me semblait intéressant.  Après avoir réussi mon concours j’ai suivi un cursus de trois ans à la fin duquel j’ai obtenu mon diplôme d’Etat. Ce que j’ai aimé pendant ma formation, c’est qu’au bout d’à peine une semaine on est en contact avec le patient. On lie tout de suite la théorie à la pratique.

 

Propos recueillis par Christophe Lacôte.