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Quelle stratégie nationale de l’enseignement supérieur à l’horizon 2025 ?

Inscrite dans la loi pour l’enseignement supérieur et la recherche du 22 juillet 2013, la Stratégie nationale de l’enseignement supérieur (StraNES) a pour ambition de définir les objectifs nationaux engageant l’avenir à l’horizon des dix prochaines années et de proposer les moyens de les atteindre.


Le 11/12/2015

 

Sophie Béjean et Bertrand Monthubert, respectivement présidente et rapporteur général du comité StraNES, ont remis leur rapport,  le 8 septembre 2015,  au Président de la République.

Le rapport définitif,  dont l’objectif est d’amener 60 % d’une classe d’âge au niveau du master en 2025, s’articule autour de cinq axes stratégiques et trois leviers et formule 40 propositions pour une « société apprenante ».

Les cinq axes stratégiques sont :

  • « Construire une société apprenante et soutenir notre économie » ;
  • « Développer la dimension européenne et l’internationalisation de notre enseignement supérieur »;
  • « Favoriser une réelle accession sociale et agir pour l’inclusion » ;
  • « Inventer l’éducation supérieure du 21ème siècle » ;
  • « Répondre aux aspirations de la jeunesse ».

 

Les trois leviers sont :

  • « Dessiner un nouveau paysage pour l’enseignement supérieur » ;
  • « Ecouter et soutenir les femmes et les hommes de l’enseignement supérieur » ;
  • « Investir pour la société apprenante et adapter les financements aux besoins ».

 

« Construire une société apprenante et soutenir notre économie »

Sophie Béjean et Bertrand Monthubert préconisent que la formation tout au long de la vie(FTLV) soit une mission centrale pour l’enseignement supérieur afin qui celui-ci accueille d’ici 2025 un étudiant sur cinq en FTLV.

Ils recommandent le développement de l’alternance avec 200 000 apprentis par an d’ici 2025 et l’augmentation du nombre de docteurs (20  000 doctorats par an) et présentent les Universités comme des laboratoires de la société de demain qui joueraient un rôle de pilotage dans le déploiement du service civique.

 

« Développer la dimension européenne et l’internationalisation de notre enseignement supérieur »

La présidente et le rapporteur général du comité StraNES insistent sur le développement de la dimension européenne et l’internationalisation de l’enseignement supérieur en investissant pour attirer les talents étrangers, en renforçant la mobilité des étudiants, en particulier ceux d’origine modeste, en élevant le niveau des étudiants en langue étrangère et en diversifiant l’offre de formations internationalisées (le développement des MOOCs par exemple).

 

« Favoriser une réelle accession sociale et agir pour l’inclusion »

Afin d’agir pour l’inclusion, les deux auteurs du rapport proposent l’augmentation de la proportion de bacheliers généraux et technologiques, la sécurisation des parcours de formation à l’université en supprimant la sélection entre le M1 et le M2 et une réforme de l’orientation lycée/enseignement supérieur axée sur quatre points :

 

  • Repenser l’orientation en préparant dès le lycée les projets de poursuite d’études ;
  • Expérimenter une réforme de l’accès au supérieur avec conseil personnalisé ;
  • Expérimenter et évaluer un conseil d’orientation post-secondaire en donnant aux recteurs la responsabilité de garantir une place dans le supérieur ;
  • Créer un guide virtuel et interactif d’information et d’aide à l’orientation pour les étudiants dans le cadre de la démarche « open data » et avec le concours de l’Onisep.

 

« Inventer l’éducation supérieure du 21ème siècle »  

Pour le comité du StraNES, la réussite des étudiants passe par des pédagogies actives et l’usage systématique du numérique dans la formation et l‘évaluation de ces derniers en lançant un vaste programme de recherche sur la société apprenante et les processus d’apprentissage dans le supérieur.

 

« Répondre aux aspirations de la jeunesse » 

Enfin, afin de faire de promouvoir la mobilité sociale et faire de la vie de campus un facteur de réussite, Sophie Béjean et Bertrand Monthubert recommandent :

 

  • Le développement des bourses pour porter à 50 % le pourcentage d’étudiants boursiers d’ici 2025 ;
  • L’adoption d’un nouveau plan de construction de 400 000 logements étudiants supplémentaires pour 2018-2022 ;
  • La refonte du statut étudiant en l’adaptant aux nouveaux rythmes et à la formation tout au long de la vie ;
  • Le lancement d’un plan de vie étudiante en développant la vie de campus, sport, culture, santé sur chaque territoire.

 

Céline Desserre

 

 

Pour en savoir plus :

- Rapport StraNES, Pour une société apprenante : propositions pour une stratégie nationale de l’enseignement supérieur, septembre 2015, 250 p. ;

- Loi n° 2013-660 du 22 juillet 2013 relative à l'enseignement supérieur et à la recherche.