Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Luc Le Baron

Gérant d'une société de dépannage-remorquage (91)
Date de l'interview : 15/09/2015

Pour être dépanneur, il faut être disponible, courageux, ne pas avoir peur de faire des heures supplémentaires le cas échéant, de travailler la nuit ! Il faut aussi être à l’écoute des gens, les rassurer, etc.

A quoi ressemble le métier de dépanneur-remorqueur ? Luc Le Baron partage avec nous son expérience.

Quels métiers vous faisaient rêver à l'adolescence ? 

J’ai grandi dans le garage familial et je passais mes vacances scolaires dans les dépanneuses, donc le dépannage-remorquage a toujours été mon objectif. 

Quel a été votre parcours de formation ? 

Un CAP puis un BEP mécanique auto et surtout l’apprentissage dans la dépanneuse, avec les anciens...

Quel a été votre premier emploi ? 

J'ai été embauché par mon père au garage dès l'obtention de mon BEP. 

Vous êtes la 3e génération dans votre famille à travailler dans le dépannage. Qu'est-ce qui vous plait dans le secteur du dépannage et remorquage ?

La liberté, la diversité du métier, la conduite d’une dépanneuse, le fait de dépanner les gens, les relations avec les collègues dépanneurs. 

Quel diplôme ou formation faut-il avoir pour travailler dans le dépannage/remorquage ? 

Il n’y a pas de réelle formation pour être dépanneur, un formation de base de mécanicien auto est préconisé, un permis Poids lourds est préférable, mais le métier s’apprend surtout sur le « tas ». 

En dehors des compétences techniques, quels sont les qualités et savoir-être attendus d'un professionnel du secteur ? 

Il faut être disponible, courageux, ne pas avoir peur de faire des heures supplémentaires le cas échéant, de travailler la nuit ! Il faut aussi être à l’écoute des gens, les rassurer, etc. 

Vous êtes désormais gérant de votre entreprise. Comment passe-t-on de l'atelier à la gestion ? 

Ça c’est fait tout seul : une absence de la secrétaire comptable, et l'on m’a mis un livre de compte dans les mains, et il a fallu que je me débrouille avec ! Il faut dire que j'avais envie de gérer aussi. Quelques stages de formation pour approfondir et ensuite le décès de mon père a fait que les rênes m’étaient confiées ! 

A quoi ressemble votre quotidien ? 

D'abord, je pense que pour être responsable d’une petite société, il ne faut pas compter son temps ! Les activités, consistent à la gestion des heures du personnel, le contrôle de la facturation, les relations avec les clients, les fournisseurs, les experts …mais aussi la comptabilité, le suivi de l’activité des dépanneurs et parfois encore, monter dans la dépanneuse pour aller dépanner des clients ! 

Aujourd'hui vous êtes impliqué dans la branche professionnelle en étant au CA de l'Aforpa mais aussi représentant départemental du CNPA. Pourquoi avez-vous choisi de contribuer à la promotion du secteur ? 

Je m'implique ainsi parce que j’aime ce métier, souvent décrié, un métier auquel les médias accolent la mauvaise image de la fourrière, alors que la majorité du temps nous dépannons les gens en panne ou en mauvaise posture.

En compagnie de quelques collègues, j’ai même créé une association qui organise chaque année un défilé de dépanneuses au profit d’une cause, et ou l’argent est reversée à des œuvres caritatives, améliorant auprès du grand public l’image de la profession. 

Quels conseils pourriez-vous donner à un(e) jeune intéressé par le dépannage-remorquage ?

Il faut qu’il soit volontaire, courageux, et qu’il ait une réelle envie de faire ce métier, qu’il n’ait pas peur des horaires aléatoires. C’est un métier qu’on aime et qu’on fait par passion sinon on ne dure pas longtemps ! 

Propos recueillis par Sandrine Damie (septembre 2015)