Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Alex Diogo

Médaille d'or nationale au concours du meilleur apprenti de France - Installateur thermique
Date de l'interview : 21/07/2015

J'aime ce métier dans sa globalité : le fait d'être en contact avec le client, je bouge également puisqu'il faut que j'aille chez lui, la soudure, le façonnage des tuyaux.

Zoom sur le parcours de formation et la passion qui anime Alex Diogo, futur installateur thermique.

Qu'est-ce qui vous a motivé à préparer un CAP Installateur thermique ?

Je m'étais orienté vers un CAP puis un bac pro commercial. Après ces quelques années d'études, j'ai décidé de changer d'orientation car cela ne me plaisait pas tant que ça, je ne me sentais pas prêt à m'épanouir dans ce futur métier. Mon oncle travaille dans le "chauffage", il m'a expliqué son métier, et j'ai décidé de me lancer dans cette formation au sein du CFI.

Qu'aimez-vous dans le métier d'installateur thermique ? Quels types d'interventions appréciez-vous le plus ?

J'aime ce métier dans sa globalité : le fait d'être en contact avec le client, je bouge également puisqu'il faut que j'aille chez lui, la soudure, le façonnage des tuyaux. Le fait de partir parfois de rien et de créer quelque chose de mes mains, voir que le résultat de mon travail fonctionne, tout cela m'apporte une satisfaction personnelle. 

Quelles sont, selon vous, les qualités et savoir-être indispensables pour être installateur thermique ?

Tout d'abord je dirais qu'il faut être minutieux et donc précis dans son travail. Il faut parfois plusieurs heures avant de trouver la ou les raisons d'une panne. Ensuite, il faut avoir le sens du défi et de la réflexion, car lorsque nous devons faire passer un tube dans un mur, il faut contourner parfois de nombreuses difficultés.

Vous venez de décrocher votre CAP Installateur thermique et la plus haute distinction nationale possible : la médaille d'or nationale au concours du meilleur apprenti de France. Qu'avez-vous ressenti au moment de l'annonce des résultats ?

La première émotion qui apparaît est la fierté. Quelques secondes après l'annonce c'est un sentiment de soulagement que j'ai ressenti. Il m'a fallu beaucoup de travail et d'investissement, alors voir que tout cela à payer, c'est très agréable.

Comment vous étiez-vous préparé pour les différentes étapes de ce concours (départemental, régional puis national) ?

A la base, je ne savais pas du tout ce qu'était le MAF, n'y à quoi cela m'engagerait. C'est mon formateur au CFI, monsieur Martel qui m'a encouragé à m'inscrire à ce concours. La préparation se fait en cours, grâce à ce que l'on apprend en entreprise, sur le temps libre... il y a un vrai investissement sur l'année pour préparer le concours.
 
Comment votre formateur et le CFI en général vous ont accompagné et motivé pour relever ce défi ?

Déjà, le soutien que monsieur Martel m'a apporté la motivation principale pour ma préparation et lors des concours. Sans lui, je ne pense pas que j'aurais obtenu ces médailles d'or. Ensuite, il s'est beaucoup investi également dans ma préparation puisqu'on se voyait aussi sur notre temps personnel pour me préparer au concours.

Le CFI a également mis à disposition tout le matériel nécessaire afin que je sois le plus efficace et le mieux préparer possible. J'ai également pu bénéficier de quelques arrangements au niveau de l'emploi du temps scolaire. 

Quels ont été vos points forts dans ce concours ?

J'ai toujours peur que tout ne soit pas exactement tel qu'il le faut, donc je suis constamment en train de surveiller ce que je fais et de vérifier. Je pense que c'est cet aspect qui m'a permis d'obtenir l'or. Le Mof présent dans le jury m'a d'ailleurs dit "Toutes les côtes sont bonnes, on voit le sens de la précision et c'est important quand tout se joue au millimètre près".

Fort de cette reconnaissance nationale, comment envisagez-vous votre avenir (poursuite d'études, devenir salarié, vous installer à votre compte, etc.) ?

J'avoue avoir de l'ambition, très certainement dû au fait que j'ai toujours vu mes parents à la tête de leur propre entreprise. Alors, d'ici quelques années, si je pouvais ouvrir ma boîte, ce ne serait vraiment que du bonheur. Mais déjà, il faut que je poursuive mes études et que j'obtienne un BTS de formation plomberie et puis d'autres diplômes par la suite, afin d'être le plus performant possible !

 

Propos recueillis par Sandrine Damie