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L'Ile-de-France attire les jeunes diplômés

Dans son étude "Région de naissance, région de résidence : les mobilités des diplômés du supérieur", l'Insee met en lumière les arrivées et départs des diplômés dans les régions françaises.


Le 9/11/2015

 

Selon la dernière étude de l'Insee sur les mobilités du supérieur, en 2012, en France, 15 millions de résidents sont titulaires d'un diplôme du supérieur ou en cours d'études supérieures. En près de 20 ans, entre 1990 et 2012, le nombre de diplômés du supérieur et d’étudiants du supérieur titulaires du bac a été multiplié par 2,5.

 

Bon à savoir : dans la tranche des 25-34 ans, près d’une personne sur deux résidant en France est diplômée ou étudiante, contre un peu plus d’un quart chez les 45-54 ans.

 

Les personnes disposant des niveaux de formation les plus élevés sont également les plus nombreuses à quitter, au cours de leur vie, leur région de naissance.

 

Parmi les étudiants et diplômés du supérieur résidant en France, près d'un sur trois vit dans une région différente de celle où il est né, et près d'un sur huit est né à l'étranger.

 

 

Près d'un adulte francilien sur deux est diplômé du supérieur

 

Parmi les personnes de 25 à 34 ans, la part des diplômés et étudiants du supérieur varie de moins de 36 % dans les départements d'outre-mer et en Corse à plus de 56 % en Ile-de-France.

 

La persistance des écarts régionaux est à relier aux différences de parcours éducatifs selon les milieux sociaux, susceptibles de se reproduire de génération en génération. Elle découle aussi d'une géographie du capital humain liée à l'implantation des établissements d'enseignement supérieur, ainsi qu'à celle des entreprises au besoin de main d'œuvre qualifiée plus ou moins important.

 

Ainsi, l'Ile-de-France se caractérise par des arrivées et des départs nombreux ; elle attire particulièrement les natifs des régions alentour et de l'étranger. Elle concentre ainsi plus du quart des diplômés du supérieur, quand moins d'un cinquième des diplômés résidant aujourd'hui en France y sont nés.

 

Bon à savoir : certaines régions proches de l'Ile-de-France ne disposent pas d'une aire métropolitaine de taille suffisante pour concentrer les opportunités professionnelles adaptées à ce niveau de formation. Les départs des natifs y sont les plus importants : 54 % pour Centre-Val de Loire, 49 % pour la Bourgogne Franche-Comté, 46 % pour la Normandie. Ces mobilités se font majoritairement vers l'Ile-de-France.

 

Par ailleurs, l'Ile-de-France a la particularité de compter plus de résidents que de natifs diplômés et étudiants du supérieur à tout âge de la vie : tout particulièrement parmi les étudiants - et notamment du fait des étudiants étrangers - mais aussi pendant la vie active, en lien avec la forte présence d'emplois qualifiés, et jusqu'aux âges de la retraite.

 

La région se présente également comme une terre de brassage, à la fois point d'arrivée et de départ : si près d'un tiers des résidents franciliens diplômés et étudiants du supérieur sont nés dans une autre région, près d'un tiers de ses natifs ont également quitté cette région pour vivre ailleurs en France. Ainsi, dans la plupart des régions françaises, les natifs de l'Ile-de-France constituent le principal groupe de provenance des adultes les plus formés, derrière les personnes nées dans la région considérée et celles nées à l'étranger

 

Sandrine Damie