Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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L'insertion des jeunes franciliens

En 2014, et après une forte baisse notée en 2013, le taux d'emploi des lycéens franciliens 7 mois après leur sortie de formation se stabilise globalement à 42 %, avec des disparités selon le niveau et l'obtention du diplôme, l'obtention et la spécialité.


Le 29/07/2015

 

L'enquête insertion dans la vie active (IVA) étudie chaque année l'insertion des jeunes franciliens, sept mois après leur sortie d'une formation professionnelle ou technologique en lycée public ou privé. Publiée en juin 2015, l'enquête IVA 2014 porte sur la situation au 1er février 2014 des jeunes sortis de formation au cours ou à la fin de l’année scolaire 2012-2013.

 

L'obtention du diplôme, cruciale pour l'insertion pro

 

Comme les années précédentes, détenir un diplôme accroît les chances d'être en emploi. Ainsi, l'écart entre les taux d'emploi des sortants diplômés d'un BTS et des non diplômés est de 8 points : 63 % contre 55 %.

 

Cet écart est de 12 points entre les sortants diplômés d'un bac pro et les sortants non diplômés : 45 % contre 33 %. Il est encore plus fort au niveau CAP (30 % contre 14 %, soit 16 points).

 

A noter : au niveau BTS, le taux d'emploi des sortants diplômés reste à 63 % tandis que celui des sortants non diplômés diminue de 59 % à 55 %.

 

Un niveau de diplôme élevé demeure synonyme d'un meilleur taux d'emploi

 

Les sortants de niveau BTS sont ainsi 62 % à se trouver en emploi 7 mois après la fin de leurs études, une proportion qui descend à 44 % pour ceux de niveau bac (41 % pour ceux de bac pro) et à 25 % pour ceux de CAP. En revanche, seulement 11 % des sortants d'une 1re année de la voie professionnelle sont en emploi 7 mois après leur sortie de formation.

 

Bon à savoir : presqu'un jeune sortant de lycée agricole sur deux est en emploi. Le taux d'emploi demeure plus élevé pour les sortants de niveau BTSA (60 %) que pour ceux de niveau bac agricole (55 %) ou ceux de niveau CAPA (24 %).

 

En emploi... mais avec quel contrat ?

 

Les jeunes en emploi sont 39 % à avoir signé un contrat stable 7 mois après leur sortie de formation (soit 2 points de moins que l'an passé). Ils sont 36 % à avoir signé un CDD, 14 % un contrat aidé et 10 % un contrat d'intérim.

 

La part d'emplois stables varie peu d'un niveau de formation à l'autre. Elle s'élève à 37 % pour les sortants de CAP ou de niveau bac et à 41 % pour ceux de niveau BTS.

 

Les jeunes filles s'insèrent mieux !

 

Au 1er février 2014, 47 % des filles et 38 % des garçons sont en emploi, soit une différence de 9 points.

Deux raisons à cela :

 

  • les garçons sont plus fréquemment que les filles issus de formations relevant du domaine de la production (c'est le cas de 54 % d'entre eux contre seulement 11 % des filles), domaine dont le taux d'emploi est plus faible que celui des services ;

  • les filles sont plus représentées que les garçons aux niveaux de diplôme les plus élevés : 27  % des sortantes viennent d'une formation de niveau BTS contre 20  % des sortants de sexe masculin. Or, c'est justement aux niveaux les plus élevés que les taux d'emploi sont les plus forts.

 

Des conditions d'insertion contrastées selon la spécialité de formation

 

En moyenne, sur les 3 dernières années (2012, 2013 et 2014), la part des jeunes en emploi est globalement de 44%. Ce taux est plus favorable quand les jeunes sortent des formations des services (46%) que de celles de la production (38 %).

A noter aussi que certaines spécialités procurent de l'insertion surtout au niveau supérieur au Bac  - par exemple dans la spécialité « Commerce, vente » 19% de diplômés d’un CAP ont un emploi contre 64% de diplômés de BTS . D’autres spécialités procurent une relativement bonne insertion dès le niveau pré-bac - les sortants diplômés d’un CAP de la spécialité « Travail social » sont 61% à être en emploi 7 mois après leur sortie.


Sandrine Damie