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Zoom sur l'insertion des jeunes diplômés

La Conférence des grandes écoles (CGE) vient de publier les résultats de sa 23e enquête sur l'insertion des jeunes diplômés.


Le 16/07/2015

 

L'enquête concerne 95 % des écoles de la CGE pour les jeunes diplômés éligibles (étudiants non fonctionnaires). Le nombre de participants à l'enquête appartenant aux deux dernières promotions continue de croître et le taux de réponse des nouveaux diplômés fait un bond notable en 2015 : 71,5 % contre 67,2 % en 2014.

 

Bon à savoir : l'enquête est réalisée entre 0 et 6 mois après la sortie de l'école pour la dernière promotion, et entre 12 et 15 mois après la sortie d'école pour l'avant-dernière promotion.

 

Une grande stabilité de l'insertion des jeunes diplômés

 

Le diplôme "Grande école" est plus que jamais un véritable passeport pour l'emploi à l'heure où le taux de chômage des moins de 25 ans est de 24  % (source : Insee, 4e trimestre 2014).

 

L'ensemble des indicateurs d'insertion de la dernière promotion interrogée quelques mois après la sortie de l'école montre globalement une grande stabilité par rapport à l'an dernier.

 

Plus de 8 diplômés actifs sur 10 ont un emploi moins de 6 mois après leur diplôme.

Le taux net d'emploi s'établit à 80,6 % pour la dernière promotion (contre 81,2 % l'an dernier). Il est donc relativement stable depuis 2014, à plus de 80 %, et s'inscrit dans la moyenne des dernières années qui ont vu le taux d'emploi osciller entre 76 % et 85 % au gré des fluctuations cycliques du marché de l'emploi.

 

Le taux d'insertion de l'avant dernière promotion (12 à 15 mois après la sortie de l'école) se maintient quant à lui à un niveau excellent de 92,7 %.

 

 

Plus de cadres, moins de CDI

 

La part des emplois avec statut cadre augmente légèrement à 85,3 % contre 84,9% en 2014). Cette proportion est largement corrélée avec le taux net d'emploi et influence la rémunération : à diplôme équivalent, les diplômés non cadres déclarent des rémunérations inférieures à leurs homologues cadres.

 

En revanche, la part des CDI continue sur la même tendance que l'année dernière, à hauteur de 73,8 %. A l'heure où le CDI est régulièrement remis en question en France, il est à relever que près de 3 diplômés sur 4 des grandes écoles sont toujours embauchés sous cette forme de contrat.

 

Stage et année de césure : tremplins vers l'emploi

Le stage de fin d'études et les années de césure sont des voies privilégiées, sûres et prisées par les jeunes diplômés, notamment par les femmes, pour accéder au premier emploi. Le stage de fin d'études conduit près de 30 % des diplômés à un emploi dans un délai de moins de 2 mois à la sortie de l'école.

 

En y incluant les apprentis, ce sont près de 40 % des diplômés qui entrent directement dans la vie active, à travers l'immersion en entreprise.

 

L'attrait de l'expérience internationale

 

La part des emplois à l'étranger continue d'augmenter régulièrement et concerne désormais 17,6 % des jeunes diplômés contre 15 % l'an dernier. Les ingénieurs sont, cette année, les principaux initiateurs de cette tendance.

 

L'Europe reste la zone géographique la plus attractive pour une première expérience professionnelle internationale des jeunes diplômés. Sans évolution par rapport à l'année dernière les principaux pays-cibles sont, dans cet ordre : le Royaume-Uni, la Suisse, l'Allemagne et la Chine.

 

Quel écart entre les hommes et les femmes ?

 

Les indicateurs d'insertion professionnelle restent dans l'ensemble moins favorables aux femmes en dépit de la féminisation régulière des effectifs des écoles (35 % de femmes en 2011, et 36,8 % en 2014) et d'un léger resserrement des écarts de salaires femmes/hommes sur la dernière promotion.

 

Sandrine Damie