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27/05/2015 à 17h00 - Réussir son insertion professionnelle

Vous souhaitez préparer votre entrée dans la vie professionnelle, obtenir des conseils, connaître les dispositifs et les initiatives favorisant l’accès au premier emploi, retrouvez l'intégralité des échanges de ce chat avec deux spécialistes de l’insertion des jeunes.

Les invités

Cécile Glas - Directrice des contenus et de l'innovation Passeport Avenir

Bernard Riquier - Secrétaire général "Le café de l'avenir"

Question :

Modérateur : Bonjour à tous, le chat va bientôt commencer. Vous pouvez poser vos questions à nos deux invités.

Réponse :

 

Cécile Glas : Bonjour à tous et à toutes. Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions.

 

 

Bernard Riquier : Bonjour à tous ! Ravi de participer à ce chat. Je suis à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.

Question :

Yann29 : Pourquoi ce nom « Café de l'avenir »?

Réponse :

 

Bernard Riquier : Bonjour Yann29. Dans "Café de l'avenir", il y a deux mots. "Avenir" cela veut dire qu'on s'occupe de l'avenir et donc des jeunes et en particulier de leur emploi. Et "café" parce que c'est le lieu où les membres de notre association rencontrent de jeunes diplômés en recherche d'emploi pour les aider dans leurs démarches.

Pourquoi un café ? Parce que c'est un lieu moins formel qu'un bureau, un salon ou un forum, mais il n'y a pas d'alcool !

Question :

Xavier : Où peut-on vous trouver ?

Réponse :

 

Bernard Riquier : Nous avons plusieurs lieux où se déroulent les séances mensuelles, mais le plus souvent nous sommes accueillis par le Chacha Club, 47 rue Berger dans le 1er arrondissement de Paris.

Question :

Pascal12 : Aidez-vous aussi les bacheliers tout court ou faut-il être bac + 4 pour venir vous voir ? Koala : Je termine bientôt mon BTS. Aidez-vous aussi les bac + 2 ?

Réponse :

 

Bernard Riquier : Nous nous sommes focalisés sur les jeunes diplômés à partir de bac +2, et statistiquement nous rencontrons plutôt des diplômés bac + 4 / bac + 5, voire au-delà...

Nous accueillons les diplômés dans toutes les disciplines, tout le monde est le bienvenu.

Les étudiants en BTS ou DUT sont aussi les bienvenus, bien sûr !

Question :

Orange : Quels sont les secteurs qui recrutent ? Moi, je veux bien changer de voie si on me donne un emploi !!

Réponse :

 

Bernard Riquier : Il y a effectivement des secteurs dans lesquels on manque de compétences, mais qui nécessitent des formations très spécifiques (ingénierie...) et d'autres où les conditions ne sont pas toujours très attractives (BTP, restauration...). Un changement d'orientation est toujours possible, c'est d'abord une question de motivation et de confiance en soi.

 

Cécile Glas : Sur les secteurs, comme souligné par Bernad Riquier, celui de l'informatique est porteur. Après, plus que sur les secteurs, je dirais qu'il y a certains métiers qui recrutent, et qui manquent de candidatures. Je pense notamment aux métiers de commerciaux.

Question :

Zorro : C'est quoi un accompagnateur chez « Café de l'avenir » ?

Réponse :

 

Bernard Riquier : Un accompagnateur ou une accompagnatrice est un professionnel qui s'engage bénévolement à titre personnel pour accompagner un jeune dans sa recherche d'emploi. Sur les 250 membres de notre association, tous les métiers sont représentés (ressources humaines, ingénierie, finance, juridique...). De même, tous les secteurs d'activité (industrie, services, bâtiment....).

L'accompagnement commence par une rencontre d'une heure à l'occasion d'une séance mensuelle. Tous les mois, dans l'un de nos cafés partenaires, nous organisons une séance avec deux sessions, 18 h-19 h et 19 h-20 h, qui permettent aux accompagnateurs et aux jeunes de faire connaissance.

Après ce premier contact, le "binôme" convient du rythme et de la nature des entretiens suivants. L'idée consiste pour l'accompagnateur a véritablement aidé le jeune à concrétiser son projet.

L'échange porte en effet aussi bien sur la validation du projet professionnel que sur les techniques de recherche d'emploi. Mais nous constatons qu'il y a souvent aussi un travail à faire en termes de confiance en soi.

Question :

William : Comment aidez-vous les jeunes diplômés ?

Réponse :

 

Cécile Glas : Notre aide commence idéalement en amont du diplôme pour que l'insertion se passe le plus naturellement possible lorsque le diplôme est obtenu.

Nous mobilisons des managers et des ingénieurs de nos entreprises partenaires pour aider les jeunes sur plusieurs points :

1/ Découverte des réalités du monde de l'entreprise, les codes, comment faire une bonne candidature... ;

2/ Permettre aux jeunes de développer leurs réseaux professionnels grâce à ces rencontres avec des personnes du monde de l'entreprise ;

3/ L'aide du tuteur apporte aussi de la confiance en soi. En ce qui nous concerne, nous ne travaillons qu'avec des jeunes issus du milieu populaire, repérés par leurs enseignants.

Question :

Uhu : Quels sont les principaux défauts à corriger dans les CV selon vous ?

Réponse :

 

Bernard Riquier : En complément des entretiens individuels, nous proposons à chaque séance un atelier sur les techniques de recherche d'emploi, au cours duquel est abordé notamment le CV.

A une certaine époque, il existait un modèle standard de CV qui était censé réussir à tous les coups. Aujourd'hui, chaque professionnel a son idée sur le CV efficace.

Néanmoins, il existe quelques fondamentaux : entre autre, ne pas essayer de tout raconter dans le CV, choisir ce qui convient à l'interlocuteur et au projet, être le plus factuel possible, être lisible et compréhensible (les fautes de français ne sont pas forcément utiles !).

 

Question :

Bénédicte : Comment faire quand on n'a pas de relations ?

Réponse :

 

Cécile Glas : Parfois, les relations sont là où on ne les attend pas : il faut commencer par faire savoir à un maximum de personnes ce que l'on recherche, en parler à des amis, à des professeurs, à des gens que l'on rencontre dans ses loisirs, parce que souvent ces personnes connaissent elles-mêmes des personnes qui peuvent nous aider.

Le réseau, ce n'est pas uniquement les gens que l'on connaît mais aussi les relations des gens que l'on connaît.

En plus de ça, il faut créer la rencontre en allant à des événements : ça peut être des salons, essayer de voir s'il y a des conférences ou des événements autour des métiers ou des formations qui nous intéressent.

Les réseaux sociaux professionnels sont aussi un très bon outil (linkedIn, Viadeo...). Il ne faut pas hésiter à contacter des profils de gens qu'on ne connaît pas mais qui ont un parcours intéressant.

Aider un jeune, c'est toujours valorisant. Votre demande sera souvent bien accueillie, même si vos interlocuteurs ne vous connaissent pas.

Question :

Eric : Quelle type d'entreprise parraine les jeunes diplômés ?

Réponse :

 

Bernard Riquier : Il faut préciser que nos accompagnateurs s'engagent à titre individuel et non pour le compte de leur entreprise. Néanmoins, l'association dispose de quelques partenaires fidèles, tels que Bouygues, EDF, la BRED, la Fondation Manpower. Certains nous aident financièrement, d'autres comme Bouygues naguère et bientôt Manpower, ont mis en place des mécénats de compétences.

Un mécénat de compétences consiste pour une entreprise à proposer à un de ses salariés de s'engager auprès d'une association sur son temps de travail, à raison de 2 - 3 jours par semaine sur plusieurs mois, voire plusieurs années.

Question :

Jérome25 : A quel type de contrats peuvent-ils prétendre ? Pierrot : Est-ce que faire un stage, c'est un bon moyen de s'insérer ?

Réponse :

 

Cécile Glas : Pour se professionnaliser, les stages longs et l'alternance sont les meilleures entrées dans l'entreprise. L'alternance est le meilleur contrat car il permet d'être au moins un an dans l'entreprise.

De plus, l'alternant est considéré comme un salarié, il a un salaire, un contrat de travail, des congés, l'entreprise investit donc vraiment sur lui et espère souvent un retour en recrutant les alternants en CDI ou CDD quand leur alternance finit.

Le stage long (3 à 6 mois) est également un bon canal, le mieux est d'en faire plusieurs dans différentes entreprises.

 

Question :

Greg : Combien d'étudiants ont été placés par votre soutien ?

Réponse :

 

Bernard Riquier : Depuis que l'association existe (8 ans et demi), nous avons rencontré en moyenne 450 jeunes par an. La quasi-totalité a trouvé une réponse, soit un emploi, soit une formation complémentaire permettant à terme d'entrer sur le marché du travail. Nos dernières statistiques font état d'un délai moyen de 8 semaines pour trouver une solution.

Question :

Lulu : Peut-on trouver un emploi par les réseaux sociaux ? et quelles sont nos chances ? Renaud : Quoi pensez des réseaux sociaux pour trouver du travail ? Fausse bonne idée ?

Réponse :

 

Cécile Glas : Etre sur les réseaux sociaux est indispensable, à condition de bien choisir son réseau social. Les recruteurs ne vous recruteront pas via Facebook, par contre ils iront regarder si vous avez un profil, faites bien attention aux informations que vous laissez accessibles à tous, pas de photo de vous en maillot de bain, etc.

Pour recruter, les entreprises vont sur les réseaux sociaux professionnels, notamment Viadeo et LinkedIn. Les petites entreprises et les grandes sont présentes sur Viadeo, les petites entreprises sont moins présentes sur LinkedIn, mais LinkedIn est plus international.

Si elles ont un besoin urgent, les entreprises vont faire des recherches de profils sur les réseaux sociaux professionnels, certaines entreprises postent des offres sur ces réseaux sociaux professionnels.

Ce qui est aussi intéressant, c'est que les entreprises et les salariés créent sur les réseaux sociaux professionnels des groupes de discussion sur leurs secteurs d'activité ou leurs métiers. Si vous intégrez ces groupes, vous aurez accès à des personnes très intéressantes pour un recrutement.

 

Bernard Riquier : Concernant les réseaux sociaux, je crois que nos accompagnateurs qui ont plusieurs années d'expérience.... n'ont pas grand chose à apprendre aux jeunes diplômés, qui utilisent quotidiennement et plusieurs heures par jour la quasi-totalité des médias sociaux.

Aujourd'hui, toutes les entreprises utilisent cette "source" de candidatures, il est donc indispensable d'être présent et actif sur ces canaux de communication. Des conseils plus précis sont dispensés lors de nos ateliers.

Question :

Hit : Est-ce que les lettres et cv originaux, ça marche ? Avec animation par exemple ?

Réponse :

 

Bernard Riquier : En fonction des métiers, il peut être intéressant de se distinguer, notamment sur la forme du CV et de la lettre de motivation. Néanmoins, c'est le fond qui a toujours davantage d'importance.

 

Question :

Nana : Est-ce que ceux que vous avez aidés, tendent la main aux autres après ?

Réponse :

 

Cécile Glas : Oui, ils le font et nous les incitons à le faire. Cela permet de démultiplier l'effet de l'association, et pour les jeunes qui accompagnent à leur tour, cela leur permet de développer leurs réseaux.

Les jeunes qu'ils aident sont peut-être leurs futurs patrons, salariés ou collègues, et puis les jeunes qui deviennent bénévoles se rencontrent entre eux, et donc réseautent entre eux.

 

Bernard Riquier : Concernant la solidarité dont font preuve les jeunes que nous avons accompagnés, la réponse est oui à 100 %. Certains sont même devenus des accompagnateurs. Dans cet esprit, nous avons créé une communauté pour laquelle nous recherchons d'ailleurs un community manager !

Question :

Quentin : Que pensez-vous de l'idée de partir travailler a l'étranger ? Bibiche14 : Y a t il de meilleurs débouchés dans des capitales européennes ?

Réponse :

 

Cécile Glas : Se faire une expérience à l'étranger est une très très bonne chose. Beaucoup d'entreprises françaises demandent à leurs salariés de parler anglais ; rien que pour ça, l'expérience à l'étranger est intéressante.

Par ailleurs, une personne qui a une expérience à l'étranger, l'entreprise se la représente comme adaptable, ouverte d'esprit, ce sont des qualités très recherchées.

Londres, et les villes allemandes sont des destinations où il y a des opportunités.

Question :

Tata : En quoi êtes-vous différent dans le cadre traditionnel de la recherche d'emploi ? Stella : Quelles sont vos méthodes/solutions ? Moi, je galère depuis un an. Je suis démotivée.

Réponse :

 

Bernard Riquier : Si la recherche traditionnelle d'emploi donnait des résultats, il n'y aurait pas des associations comme les nôtres ! Nous n'avons pas de recette miracle, mais parfois comme le dit notre devise, "Un coup de push" peut être utile.

Par ailleurs, le fait d'être accompagné par des professionnels engagés dans la vie d'entreprises importantes peut parfois suffire à être rassuré sur ses capacités.

Question :

Kikou : A combien peut-on prétendre pour un premier salaire ? On me le demande parfois sur les sites de recrutement. Philippine : Peut-on oser demander plus (que ce qu'on nous propose) pour une première rémunération ?

Réponse :

 

Bernard Riquier : Les jeunes que nous accompagnons ont des profils assez standards en terme de formation et de disciplines, ils vont donc "entrer dans les grilles" de rémunération prévues par les entreprises.

Pour autant, la négociation de la rémunération est une étape importante dans le processus de recrutement, sous réserve de pouvoir justifier ses prétentions salariales, l'audace n'est pas interdite !

 

Cécile Glas : Vous pouvez consulter les offres d'emploi des concurrents pour voir les salaires proposés, et ainsi vous faire une meilleure idée de la fourchette de salaire auquel vous pouvez prétendre.

Question :

Juliette : Les métiers du numérique pour les filles. Ca marche ?

Réponse :

 

Cécile Glas : Les entreprises du numérique attendent les filles de pied ferme, les grandes entreprises ont même toutes maintenant des programmes internes pour aider les femmes à atteindre les hauts postes : mise en réseau, formation sur les compétences de management...

 

Question :

Anne : Quels ( bons) conseils donnez-vous pour un entretien d'embauche ?

Réponse :

 

Bernard Riquier : Comme pour le CV, il existe autant de conseils que de conseillers pour réussir son entretien d'embauche. Comme pour le CV, il existe aussi des fondamentaux à respecter, avant, pendant et après l'entretien. En particulier, il est essentiel de préparer son entretien, de collecter un maximum d'informations sur l'entreprise que l'on rencontre mais aussi la personne qui nous reçoit.

La plupart du temps, l'entretien sera un échange équilibré entre adultes consentants. Par exemple, il n'est pas interdit de poser des questions.

A l'issue de l'entretien, comme après une invitation, il peut être courtois d'envoyer un mot de remerciement.

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