Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Gérard Delchini

Directeur adjoint à la Direction pédagogie, expertise et innovations du Groupe Promotrans
Date de l'interview : 10/03/2015

Les métiers du transport et de la logistique sont riches, ouverts et diversifiés.

Le transport et la logistique rassemblent de nombreux métiers, accessibles à tous les niveaux de diplômes. Gérard Delchini, du groupe de formation Promotrans, dresse un panorama de ces professions et décrit leurs évolutions.

Quelles grandes familles de métiers trouve-t-on dans les secteurs du transport et de la logistique ?

On peut distinguer trois grandes catégories : les métiers d’opérateurs, les métiers d’encadrement intermédiaire et les métiers d’encadrement. Les métiers d’opérateurs sont ceux qui rassemblent la  majorité des effectifs du secteur. Ils représentent 80 % des effectifs dans le transport et 85 % dans la logistique.

Pouvez-vous nous les détailler ?

Parmi les métiers d’opérateurs, accessibles avec un diplôme ou un titre professionnel de niveau V (CAP), on trouve dans le transport routier de marchandises les opérateurs de conduite (ou conducteurs routier) et dans la logistique les préparateurs de commande et les caristes d’entrepôt, qui travaillent dans des entrepôts ou des plateformes logistiques, ainsi que les agents magasiniers, qui travaillent chez des grossistes.

Les métiers de l’encadrement intermédiaire, accessibles avec un diplôme de niveau IV ou III, comme le BTS Transport et prestations logistiques (TPL), sont principalement des fonctions d’exploitation, qui visent à optimiser les moyens matériels et humains. Ce sont les chefs d’équipe ou les responsables d’exploitation.

Enfin, dans les métiers de l’encadrement, accessibles avec une licence ou un master professionnel et après quelques années d’expérience, on trouve les métiers de directeur des opérations, de responsable / directeur d’agence de transports et de responsable / directeur d’entrepôt ou de plateforme logistique.

Ces métiers évoluent-ils ?

A l’heure de la mondialisation des flux, les métiers du transport et de la logistique sont de plus en plus ouverts à l’international. La pratique de l’anglais devient indispensable, même pour les métiers d’opérateurs. Ces secteurs sont aussi de plus en plus marqués par une culture industrielle, avec une logique de process de plus en plus prégnante. Les professionnels s’appuient aujourd’hui sur des systèmes d’information, des technologies de géolocalisation… De nouvelles compétences sont demandées. L’opérateur de conduite doit par exemple assumer de plus en plus de tâches annexes à celle de la conduite de son véhicule, telles que la relation clientèle et la traçabilité en temps réel des marchandises. Il est également responsabilisé en matière de sécurité routière et d’environnement.

Les enjeux écologiques sont-ils pris en compte dans le transport et la logistique ?

Ces secteurs intègrent aujourd’hui l’enjeu environnemental. Dans le transport routier de marchandises l’éco-conduite se développe, tout comme l’utilisation de nouveaux véhicules fonctionnant au gaz ou à l’électricité. On cherche aussi à diminuer les transports à vide et à optimiser le remplissage des véhicules. Dans la logistique, on construit des plateformes et des entrepôts répondant à la norme HQE (haute qualité environnementale). La gestion des déchets est aussi prise en compte.

Au sein des diplômes, la dimension environnementale est surtout abordée avec l’affichage carbone. Chez Promotrans, nous avons développé, notamment pour les niveaux bac + 5, des formations intégrant le développement durable, c’est-à-dire les dimensions environnementales, mais aussi économiques et sociétales. Cela s’appuie sur des démarches intégrant la gestion de la ressource, mais aussi la gestion des risques, par exemple pour l’entreposage des produits dangereux.

Qui sont les employeurs ?

Le secteur des transports en France demeure en majeure partie du transport routier de marchandises, avec des entreprises qui sont en majorité des PME. Quelques grands groupes font néanmoins du transport multimodal (routier, ferroviaire, maritime et fluvial). Les employeurs pour les métiers de la logistique sont plus diverses. Il peut s’agir de prestataires en logistique, mais aussi d’industriels qui ont leur propre service logistique.

Ensuite, il existe des "spécialités" différentes au sein de chaque secteur : transport régional, intérieur, ou international ; transport de "lots partiels" (3 à 4 palettes, souvent dans des zones urbaines) ou de "lots complets" (avec un véhicule de 44 tonnes, d’un point A à un point B) ; transport et logistique de messagerie (colis), de produits réfrigérés…

Les métiers du transport et de la logistique sont riches, ouverts et diversifiés. Ils offrent un champ d’insertion très large. De plus, il existe beaucoup de possibilités d’évolution en interne.

 

Propos recueillis par Raphaëlle Pienne