Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Catherine Rebatel

Directrice de filière au CFA Léonard de Vinci
Date de l'interview : 03/03/2015

La formation se positionne après un bac + 2 validé ou après un bac avec expérience professionnelle. Elle a pour objectif revendiqué l'insertion professionnelle directe.

Catherine Rebatel présente les débouchés de la formation "gestionnaire de biens immobiliers", proposée en alternance au CFA Léonard de Vinci.

Quels sont les débouchés de cette formation ?

Les métiers du secteur de l'immobilier peuvent être regroupés en  grandes familles (les métiers du secteur de l'Immobilier -2013 – APEC)  :

  • Les métiers du montage d'opérations immobilières ;
  • Les métiers de la transaction et de la commercialisation ;
  • Les métiers de l'expertise ;
  • Les métiers de l'investissement ;
  • Les métiers de l'aménagement ;
  • Et les métiers de la gestion et de l'administration.


La formation Gestionnaire de biens immobiliers cible résolument ces derniers métiers (gestion et administration de biens) à partir d'un référentiel construit par la branche professionnelle de l'Immobilier donc parfaitement ciblée sur les besoins des administrateurs de biens (agences immobilières ou syndics de copropriété).

Qu'est-ce que le métier de gestionnaire de biens immobiliers ?

Un gestionnaire de biens immobiliers va faire de la gestion de copropriété en prenant en charge la gestion des parties communes d'un immeuble (espaces verts, parking, cage d'escalier et hall, …) pour le compte du collectif des copropriétaires (syndicat de copropriétaires) ou de la gestion locative en gérant pour le compte d'un propriétaire (particulier, entreprise, institutionnel, bailleur social, …) les locataires occupant l'appartement.

Vous proposez cette formation en contrat de professionnalisation. Pourquoi ce choix ? Quels sont les atouts d'une formation en alternance, selon vous ?

La formation  se positionne après un bac + 2 validé ou après un bac avec expérience professionnelle. Elle a pour objectif revendiqué l'insertion professionnelle directe. L'alternance est donc une garantie d'atteinte de cet objectif car en 1 an, le futur professionnel va passer plus de 36 semaines en entreprise et va donc pouvoir valoriser cette réelle expérience professionnelle sur son CV.

De plus, cette période est aussi - pour l'employeur et l'alternant - une « longue période d'essai » qui va permettre d'apprendre à travailler ensemble et sécuriser un futur recrutement. D'ailleurs, 88 % des alternants en emploi le dernier jour de la formation le sont dans l'entreprise qui les a accueillis pendant celle-ci.

Nous avons choisi le contrat de professionnalisation parce que pour nous l'alternance sous contrat salarié intègre l'apprentissage de la relation hiérarchique, des codes sociaux de l'entreprise et de la responsabilité professionnelle. En contrepartie, se former en contrat de professionnalisation offre une rémunération valorisant les responsabilités prises pendant la formation et donnant un relatif confort (65, 80 ou 100 % du SMIC en fonction de l'âge du stagiaire).

L'immobilier connait des difficultés avec la crise économique. Quel est le taux d'insertion de vos diplômés ?

Le métier ciblé est celui qui est le moins touché par les difficultés économiques. En effet, le secteur de l'immobilier aura toujours besoin de professionnels gèrent les immeubles déjà construits et le recrutement des gestionnaires se poursuit même s'il peut ralentir un peu.

Nous avons l'habitude de dire « 100 % des alternants qui cherchent trouvent dans les 3 mois » et plus de 60 % sont en emploi dès leur sortie (dont 88 % dans l'entreprise qui a contribué à  les former pendant 1 an).

Comment les métiers de l'immobilier ont-ils évolué ces dernières années ?

Plusieurs tendances de fond ont profondément modifié les besoins en compétences et surtout la nécessité de s'adapter. Les clients sont de plus en plus exigeants et disposent de multiples sources d'information.

Les changements règlementaires touchent de nombreux domaines (la fiscalité, les rapports bailleurs-locataires, les investisseurs, les pratiques professionnelles, etc.) tout comme les engagements du Grenelle de l'environnement, les politiques publiques pour développer l'offre de logement et l'accès à celle-ci.

Les professionnels ne peuvent plus maîtriser la totalité des connaissances et compétences nécessaires, et particulièrement en gestion immobilière, ils doivent apprendre à créer des réseaux collaboratifs et à fonctionner en véritable chef d'orchestre.

Quel conseil donneriez-vous à un(e) jeune intéressé(e) par l'immobilier mais qui hésite encore à se lancer dans une formation du secteur ?

Je lui indiquerais de réfléchir aux raisons pour lesquelles il/elle est intéressé(e) par ce secteur. Les métiers y sont très différents et nécessitent des compétences très ciblées pour des contraintes mais aussi des perspectives d'évolution parfois très éloignées. Quand je rencontre un(e) candidat(e) qui se déclare « intéressé par le secteur de l'immobilier », la question immédiate est « mais pour y faire quel métier ? ». Il  existe sur le web de multiples sources d'information pour se renseigner et beaucoup de professionnels ont plaisir à expliquer leur métier et à faire partager leur réalité. Il ne faut pas hésiter à aller les rencontrer tout simplement et à profiter des salons professionnels pour cela. Ils sont tous très occupés mais je suis sûre que certains prendront un peu de leur temps pour assurer la relève.

Propos recueillis par Sandrine Damie