Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Jamal Labed

Directeur général d'EasyVista
Date de l'interview : 03/03/2015

Le numérique c'est l'avenir de l'économie notamment en France. Ce secteur, qui reste encore largement méconnu, ne connaît pas le chômage, il offre des métiers très divers et passionnants pour tous les niveaux de qualification.

A la tête d'une société éditrice de logiciels, Jamal Labed évoque les métiers du numérique et l'implication de son entreprise auprès des jeunes.

Quel est le coeur de métier de EasyVista ?

EasyVista est un éditeur de logiciels qui propose des solutions innovantes permettant aux entreprises d'élaborer facilement leur propre AppStore afin d'améliorer la qualité du service rendu aux employés ou aux clients. L'idée est d'ouvrir au monde professionnel qui dispose de ses contraintes propres (la sécurité notamment), les usages que chacun connaît dans sa vie privée : mobilité, facilité d'utilisation … EasyVista est présent sur 8 marchés en Europe et aux Etats-Unis, et est leader sur son marché.

Votre siège social est installé en Seine-Saint-Denis. Qu'est-ce qui a motivé ce choix ?

Historiquement l'entreprise s'est implantée à Noisy-le-Grand car elle y disposait de clients importants et parce que le coût des bureaux y était inférieur au reste de la région parisienne. EasyVista a ensuite choisi de rester en Seine-Saint-Denis notamment pour attirer des talents résidant dans un périmètre proche de l'entreprise.

Quels sont les profils les plus présents au sein de votre entreprise ?

Contrairement à l'image d'Epinal, les éditeurs de logiciels n'emploient pas que des ingénieurs sur-diplômés ou des geeks. Au sein d'EasyVista plus de 10 métiers différents collaborent : développeurs, spécialistes réseau et sécurité, techniciens de support techniques, rédacteurs techniques, consultants, spécialistes marketing, commerciaux, cadres comptables ou administratifs.

Quel est le pourcentage de femmes dans votre entreprise ?

Le pourcentage moyen est d'environ 20 %, mais il varie très fortement en fonction des services. La parité est quasiment respectée dans les départements marketing ou commerciaux , mais elles ne sont pas présentes dans la plupart des fonctions techniques. Le développement de code peut sembler rébarbatif mais il existe de nouveaux métiers, comme l'ergonomie, la création d'interfaces graphiques, l'amélioration de l'expérience utilisateur , qui pourraient attirer des talents féminins.   

Vous participez au 1er "Numérique Egalité Tour". De quoi s'agit-il ?

Il s'agit d'une opération destinée à accueillir des jeunes dans les entreprises du numérique mieux leur faire connaître, de manière tout à fait concrète, nos métiers et créer ainsi des vocations précoces. Il faut savoir que dans un contexte de chômage important, notre secteur est un des plus importants pourvoyeurs d'emplois et que chaque année plus de 50 000 emplois restent non pourvus faute de candidats !

A qui s'adresse-t-il ?

L'opération s'adresse à des collégiens ou lycéens. Elle devait être prochainement étendu à l'ensemble du pays.

Quelle forme prend votre implication dans cet événement ?

Nous avons accueilli pendant une 1/2 journée 26 collégiens d'un établissement de Noisy-le-Grand. Ils ont pu découvrir concrètement l'ensemble de nos métiers en échangeant librement avec nos collaborateurs.

Quels messages souhaitez-vous passer aux jeunes sur les métiers du numérique ?

On le voit  bien, le numérique c'est l'avenir de l'économie notamment en France. Ce secteur, qui reste encore largement méconnu, ne connaît pas le chômage, il offre des métiers très divers et passionnants pour tous les niveaux de qualification. Il permet des déroulements de carrière tout à fait unique aux jeunes. Le numérique privilégie avant tout les talents, sans considération d'origine socio-culturelle.

Les femmes sont encore peu présentes / visibles dans les métiers du numérique. Comment comptez-vous les sensibiliser à ces carrières possibles dans le numérique pour elles ?

Notre secteur reste encore méconnu. Encore une fois, il n'embauche pas que des ingénieurs informaticiens, formation qui attirent malheureusement peu de femmes. Avec l'AFDEL (Association française des éditeurs de logiciels et de solutions Internet) nous nous battons pour faire mieux connaître notre métier, en particulier auprès des jeunes femmes. Nous devons absolument féminiser notre secteur, afin de palier au déficit de candidats.

Quels conseils pourriez-vous donner à un(e) jeune qui souhaite se lancer dans le numérique avec un niveau bac ?

Dans notre secteur le niveau de formation est très important. Toutefois un jeune disposant du bac pourra démarrer à certains postes nécessitant moins de qualification technique, afin d'affiner ses choix et surtout d'acquérir de l'expérience. Ensuite la formation professionnelle continue pourra lui permettre d'évoluer au sein du secteur.

Propos recueillis par Sandrine Damie