Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Sarah H.

Etudiante allemande à Science Po Paris
Date de l'interview : 05/11/2014

Je voulais savoir si j'étais capable de m'expatrier et de me débrouiller au sein d'une autre culture.

Sarah nous fait part de son expérience d'échanges universitaires via Erasmus.

Vous êtes allemande et avez choisi d'intégrer le programme Erasmus dans le cadre de votre licence en administration publique et sciences politiques. Qu'est-ce qui vous attirait dans ce dispositif ?

J'ai opté pour faire un échange avec Erasmus, parce que ce programme m'a paru plus simple et mieux organisé par rapport à d'autres dispositifs d'échanges. La candidature ne demande pas de remplir de nombreux documents mais il suffit des documents habituels de base : CV, lettre de motivation, certificat de langue. De même à l'université d'accueil, tout est bien organisé pour les étudiants d'Erasmus. Il y a un point d'accueil à l'université pour toutes les questions académiques. De plus, il est souvent possible de se voir attribuer une chambre dans un foyer étudiant, et il y a des organisations étudiantes pour faciliter l'accueil et la vie sociale des étudiants étrangers. Ce dispositif facilite énormément les choses.

Que recherchiez-vous en intégrant Erasmus ?

Je voulais savoir si j'étais capable de m'expatrier et de me débrouiller au sein d'une autre culture. C'était aussi l'occasion de pratiquer mon anglais en suivant des cours dans cette langue mais aussi en l'utilisant dans la vie quotidienne.

Comment avez-vous choisi les établissements de formation où vous souhaitiez étudier en Europe ?

Les critères les plus importants pour moi ont été de découvrir un pays qui ne soit pas une destination touristique typique, un pays où il existe la possibilité de suivre des cours en anglais et un pays où le prix de la vie ne dépasse pas celui dont je suis originaire (pour ne pas avoir besoin d'un financement supplémentaire). Au final, c'était l'Estonie qui satisfaisait le mieux ces critères.

Vous avez effectué des séjours à Paris (actuellement à Sciences Po) et en Estonie (Université de Tartu Ülikool). Que retenez-vous de ces expériences ?

De l'Estonie, je retiens l'atmosphère mystique, crée par l'obscurité pendant presque toute la journée, la neige, et les rues illuminées. D'ailleurs, comme j'ai vécu dans un foyer étudiant, c'était une vie très sociale où l'on fait partie de la vie de beaucoup de monde. De Paris, je ne sais pas  encore ce que je vais en retenir, comme j'y habite encore. Mais la qualité des aliments, la possibilité de trouver toutes les cuisines du monde à Paris, les bonnes émissions politiques à la radio, la forte culture cinéma avec des films du monde entier, ce sont des choses que j'apprécie beaucoup.

En quoi Erasmus est une expérience enrichissante pour votre cursus de formation ?

Cela m'a notamment aidé pour la pratique de la langue anglaise. Cela m'a aussi permis d'expérimenter d'autres méthodes d'enseignement : par exemple, en Estonie, il n'y a que 20 personnes par cours environ, ça permet un enseignement beaucoup plus personnel et interactif. D'ailleurs, j'ai pu suivre des cours dans d'autres sections : je suis étudiante en sciences politiques mais en Erasmus j'ai eu le droit de suivre aussi des cours en gestion d'entreprises et d'élargir ainsi mes compétences.  

Pensez-vous que cette mobilité vous a changée ?

Oui, ces expériences m'ont permis d'être confrontée à d'autres cultures. Ceci fait notamment mieux comprendre sa propre culture. Cela fait surtout comprendre que l'on n'a, chez soi, ni la seule ni la meilleure façon de vivre. Et ça c'est une expérience qui m'a rendue plus ouverte et plus tolérante. 

Quels conseils pourriez-vous donner à des jeunes tentés par une mobilité européenne ?

Il ne faut pas hésiter à franchir le pas. Tout n'est pas toujours facile dans un séjour à l'étranger, mais à cause ou plutôt grâce à cela, c'est une aventure, une expérience forte qui fait beaucoup apprendre.  

Vous avez été stagiaire au Parlement européen. Où / à quel poste imaginez-vous votre avenir professionnel ?

Il est certain qu'après mon stage au Parlement, être assistante d'un député européen est un travail que j'aurais beaucoup envie de faire. Cependant, je serais aussi ravie de pouvoir travailler pour d'autres institutions de l'UE ou un think tank européen.

Propos recueillis par Sandrine Damie