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Passer votre bac en visioconférence ? c'est (en partie) possible !

Pour la première fois, certains candidats au bac vont pouvoir passer à distance des épreuves orales... sous certaines conditions très strictes.


Le 24/03/2014

 

Un arrêté publié le 11 mars 2014 au Journal officiel fait évoluer les modalités de passation du bac. Tout candidat en situation de handicap, hospitalisé, incarcéré ou dont le domicile est trop éloigné du centre d'examen pourra désormais faire la demande d'épreuves à distance. Jusqu'à présent, les examinateurs se déplaçaient auprès des candidats. Désormais, l'épreuve se fera par webcams interposées.

 

Chaque rectorat décide des candidats concernés par les épreuves à distance au vu du dossier qui lui sera transmis.

 

Pour cette première session, seules les épreuves orales peuvent se passer à distance sous le contrôle d'un surveillant dont le rôle sera de vérifier l'identité du candidat, de lui remettre les sujets de l'épreuve ou tout support nécessaire à la passation de l'épreuve, et surtout de veiller à toute absence de fraude.

 

Le surveillant est désigné par le centre d'examen dont dépend le candidat.

 

Si tous les bacs sont concernés (bac général, professionnel ou technologique), le ministère de l'Education nationale précise que "seules les épreuves terminales, orales et obligatoires sont concernées par ce dispositif. Les épreuves orales du bac de français (en fin de classe de première) peuvent être également concernées. Néanmoins, ces épreuves ne posent pas de difficulté particulière lorsqu'un examinateur doit être envoyé auprès d'un candidat ne pouvant se déplacer, au regard des effectifs d'enseignants de français."

 

Lors de l'épreuve, d'autres personnes peuvent être amenées à être présentes :

  • les personnes chargées d'apporter une aide aux candidats en situation de handicap ;
  • les personnes chargées d'apporter une assistance médicale si l'épreuve se déroule sur le lieu d'hospitalisation du candidat ;
  • les personnes chargées de surveiller la détention du candidat si l'épreuve est organisée dans une structure pénitentiaire.

 

L'arrêté prévoit aussi la possibilité de prolonger l'épreuve en cas de dysfonctionnement technique. Seule limite : la coupure technique ne devra pas dépassée le quart du temps total de l'épreuve. L'examinateur a aussi la capacité de l'interrompre ou de la reporter.

 

Pour cette "grande première", le ministère de l'Education nationale estime que ce dispositif sera mis en oeuvre pour quelques centaines de candidats sur plus de 650 000 inscrits aux épreuves !

 

Sandrine Damie