Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Romain Thiriot

Etudiant licence 2 économie-gestion, Paris 1 Sorbonne
Date de l'interview : 28/11/2013

Le "secret", c’est de bosser régulièrement, de ne pas attendre qu’on te donne tout mais de chercher.

Après avoir appréhendé les conditions d’études à l’université, Romain Thiriot envisage aujourd’hui d’y poursuivre ses études jusqu’en master. A moins qu’il ne rejoigne une école de commerce pour bénéficier d’un meilleur réseau professionnel.

Pourquoi avoir choisi de vous lancer dans des études d’économie-gestion ?

C’était la suite logique de mon bac ES (économique et social). Au départ, je me suis inscrit à la fac avec l’idée d’entrer ensuite en école de commerce. Mais comme le champ d’études se rétrécit peu à peu et qu’on se spécialise, je n’en suis plus sûr.

En fin de L2, on peut même passer des concours en parallèle des partiels pour intégrer des filières sélectives en comptabilité, finance ou gestion. Je vise la filière "finance".

Quelles matières étudiez-vous ?

J’étudie tout ce qui tourne autour de la gestion, du management, des marchés européens, de la finance, avec tout ce qui touche aux systèmes monétaires. Je fais aussi du droit des affaires et une option marketing, ainsi que de la micro et de la macro économie. Cet enseignement est d’abord très axé sur les indicateurs, puis cela devient des mathématiques. Pour les bacheliers S, c’est très facile. Venant de ES, je dois m’accrocher : je trouve ardu l’étude des probabilités. Même si les deux tiers du programme sont en rapport avec celui de mon bac, je suis encore un peu faible niveau maths. Reste que tout ce qui concerne l’économie, le droit privé, m’intéresse vraiment.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris à l’université ?

J’ai été surpris positivement par la qualité des enseignements. En comparant avec des amis en écoles de commerce, je me rends compte que je suis le même programme et que j’étudie les mêmes matières qu’eux. La différence, c’est qu’ils ont davantage de stages.

Avant d’être là, j’appréhendais la fac : la foule, les cours magistraux, les prises de notes, la liberté, l’autonomie… Au départ, j’avais le sentiment d’avoir beaucoup de temps libre et de vacances, mais au final, comme on est moins encadré qu’au lycée, ce temps doit servir à travailler par soi-même ou à placer des stages. Le nombre d’étudiants et les bavardages m’ont d’abord un peu fait peur, mais les amphis se sont vidés au cours de première année. Il ne reste plus que les étudiants les plus déterminés en L2.

J’avais peur d’être lâché dans le vide. Finalement, je trouve très intéressant d’apprendre à s’autonomiser.

Que conseillez-vous pour passer le cap de la 1re année ?

Dans ma filière, environ 60 % des étudiants de L 1 n’ont pas obtenu leur passage en L2 ! Mais tout le monde peut réussir. A de rares exceptions près, ceux qui ne sont pas passés en L2 sont aussi ceux qui n’ont pas travaillé. Il n’y a pas énormément de réflexion dans ma filière. C’est beaucoup d’entrainement, de répétition d’exercices, de bachotage. Le boulot paie. Je n’ai pas d’excellentes notes, mais j’avance. Le "secret", c’est de bosser régulièrement, de ne pas attendre qu’on te donne tout mais de chercher.

Votre projet professionnel se précise-t-il ?

Depuis quelques années, le monde de la mode m’attire. Je m’intéresse aux nouvelles marques et collections, je regarde des défilés … Je ne connais pas directement cet univers, mais il m’attire. J’aimerais devenir chef de produit ou directeur de collection dans le prêt-à-porter.

Jusqu’où envisagez-vous de poursuivre vos études ?

Je vise la licence 3, de préférence en finance et après, j’hésite encore, car je n’ai pas fini de me renseigner sur les voies possibles. Au point où j’en suis, je me dis que ce sera soit un master en relation avec ma licence, plutôt en gestion, je pense, soit une école de commerce, pour y faire un master en bénéficiant des stages, des réseaux d’anciens, des entreprises partenaires… Côté réseau professionnel, il me semble que c’est quand même plus facile dans les écoles de commerce qu’à l’université. Et je crois qu’elles proposent des masters plus ciblés dans la mode et le management du luxe.

J’envisage aussi d’aller à l’étranger, Londres, voire la Chine ou l’Inde, pour étudier et, pourquoi pas, commencer à travailler.

 

Propos recueillis par Isabel Busché