Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Victor Le Renard

Etudiant 2e année de BTS audiovisuel EICAR, La Plaine-Saint-Denis (93)
Date de l'interview : 09/10/2013

Je voulais un diplôme d’Etat, pas un diplôme d’école.

Pour préparer son BTS audiovisuel « métiers de l’image », Victor Le Renard a choisi l’EICAR. Satisfait du contenu de sa formation, l’étudiant se prépare cette année à repasser les matières qu’il n’a pas validées en juillet dernier et envisage déjà une 3e année à l’EICAR, en alternance.

 

Pour quelles raisons avez-vous décidé de préparer un BTS audiovisuel option « métiers de l’image » après le bac ?

J’ai toujours aimé la télé, me suis toujours intéressé à cet environnement et à l’image. Mon projet a pris forme en début de classe de terminale. J’ai opté pour le BTS audiovisuel, parce que je voulais préparer un diplôme d’Etat et pas un diplôme d’école non reconnu par l’Etat.
Pour préparer ce BTS dans le public, il faut avoir un bac S avec 14 de moyenne. Or, j’ai décroché un bac ES et j’étais plutôt un élève moyen. Je me suis donc tourné vers des écoles privées en région parisienne qui préparaient ce BTS et avaient plutôt bonne réputation : l’EICAR, 3iS et le Cifacom.

Pourquoi avez-vous choisi l’EICAR ?

J’ai passé des « petits » examens d’entrée dans ces trois écoles privées. Il y avait notamment un test de culture générale, un autre portant sur la culture cinématographique, un commentaire de phrases en relation avec l’audiovisuel et un test d’électronique et d’optique de niveau fin de collège, voire début de lycée.
J’ai été pris dans les trois écoles et ai choisi l’EICAR, parce qu’il s’agit pour moi d’une bonne école, qu’elle a un bon matériel, un plateau, et des locaux convenables.

Qu’étudiez-vous ?

Nous avons entre 28 et 30 heures de cours par semaine. Nous étudions la physique – l’optique et l’électronique – la littérature, l’analyse filmique, l’anglais,… Nous avons également des cours de technologie des équipements et supports, qui nous permettent de mieux connaître les outils que nous utilisons pour faire du son et de l’image. Par ailleurs, nous suivons des cours de production. En 1re année, ils portaient notamment sur les moyens de financements. En 2e année, nous nous concentrons sur le droit à l’image et les droits d’auteurs.

Quelle est la part de pratique dans votre formation ?

Une journée par semaine est consacrée à la pratique. Par groupe de 2-3 élèves, nous traitons des sujets de BTS : fiction en extérieur, plateau, étalonnage, petits sujets de type journalistique à tourner, régie,…
Par ailleurs, il n’y a pas de stage en 2e année, mais j’ai eu l’occasion d’en faire dès la 1re année. J’étais à France O et chez Télé bocal, une télé locale dans le 20e arrondissement de Paris. Là, j’ai pu faire du reportage, monter des petites séquences tournées et encoder des vidéos pour les mettre ensuite sur le site internet, pendant quatre semaines. A France O, j’ai passé trois semaines en plateau avec une caméra puis deux avec les JRI (journalistes reporters d’images, NDR). Cela m’a permis de me conforter dans mon projet professionnel. J’aimerais devenir cadreur plateau ou JRI. Les deux sont totalement différents, mais les deux m’attirent.

Allez-vous chercher un emploi lorsque vous aurez votre BTS ?

Je pense poursuivre ma formation à l’EICAR. L’école propose une 3e année en alternance, à raison de trois semaines en entreprise et une semaine à l’école. Il s’agit d’une section multi-technique en son, montage et production. Dans l’idéal, j’aimerais travailler dans une chaine de télévision pendant cette année-là. L’alternance permet de se faire des contacts et de l’expérience. Je sais que le réseau joue pour trouver du travail, même si je suis conscient qu’il ne va pas être simple d’avoir assez d’heures pour pouvoir être intermittent du spectacle lorsque je débuterai.

Quel conseil donneriez-vous à un lycéen qui voudrait suivre la même voie que vous ?

Il vaut mieux bien se renseigner sur les contenus des cours avant de se lancer en BTS, afin d’être à peu près sûr que cela va vous convenir. Selon moi, le BTS audiovisuel permet d’acquérir les bases pratiques pour travailler dans ce domaine. Apprendre seul est également possible, mais je pense qu’il est plus compliqué de se lancer en étant totalement autodidacte.

 

 Propos recueillis par Isabel Busché