Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Christopher Cirio

Elève ingénieur, Créteil (94)
Date de l'interview : 09/01/2013

J’ai choisi de devenir ingénieur pour le côté pluridisciplinaire : en plus de la biologie, j’étudie les sciences de l’ingénieur, le management et le commercial.

Christopher Cirio est étudiant en 2e année à l’Institut supérieur de biosciences de Paris. Après des études universitaires, il a choisi d’intégrer cette école d’ingénieurs avec l’intention de travailler dans l’industrie pharmaceutique.

Comment avez-vous choisi cette filière de formation ?

Les sciences m’ont toujours intéressé, et particulièrement la biologie que j’ai découverte au lycée. J’ai eu un bac S avec mention assez bien et j’ai commencé des études de médecine à l’université de Créteil. Malheureusement, à l’issue de la première année, je n’ai pas été assez bien classé au concours pour pouvoir continuer. Je suis resté sur mes premières amours – la biologie humaine – et j’ai passé une licence de biologie moléculaire, cellulaire et physiologique.

Vous avez quitté l’université pour une école d’ingénieur, pourquoi ?

Puisque je ne pouvais pas soigner les patients directement, j’ai eu envie de participer à ce qui pouvait contribuer à les soigner : les médicaments ou les appareillages. J’avais le choix entre un parcours universitaire qui m’aurait plutôt destiné à faire de la recherche ou une formation d’ingénieur. J’ai opté pour cette dernière pour son côté pluridisciplinaire. En plus de la biologie, j’étudie les sciences de l’ingénieur (informatique, électronique, robotique), le management et le commercial. Cela permet d’avoir une vision d’ensemble d’un problème.

Pourquoi avoir choisi cette école, l’Institut supérieur de biosciences de Paris ?

Tout d’abord, c’est une école publique, la seule de ce type en Île-de-France. Les frais de scolarité sont très réduits par rapport au secteur privé, avec des différences allant de 1 à 10. De plus, elle est habilitée par la commission des titres d'ingénieur.

Et surtout, l’enseignement est assuré par deux pôles d’excellence : l’université Paris-12 Val-de-Marne et ESIEE Engineering, l'école d'ingénieurs de la chambre de commerce et d'industrie de Paris, qui se trouve à Noisy-le-Grand.

Comment se déroule la formation ?

Il faut tout d’abord réussir à intégrer l’école puisqu’il n’y a, pour l’instant, que 24 places par promotion. Elle est ouverte aux bac + 2, sur concours pour les élèves venant de classes préparatoires et sur dossier pour les autres.

La formation dure 3 ans, avec des cours théoriques, des travaux pratiques et des stages en entreprise qui peuvent durer jusqu’à 6 mois la dernière année. En tant qu’universitaire, j’ai été dispensé de stage la 1re année car j’en avais déjà effectué un à l’Inserm lorsque j’étais à la fac. Pour la 2e année, je cherche un stage en recherche et développement au sein d’une entreprise pharmaceutique.

À quel type de métier cette école vous forme-t-elle ?

Tout dépend du choix d’orientation en 3e année : les étudiants peuvent opter pour la fabrication d’appareils d’imagerie médicale ; la conception, le développement et la vente de médicaments ; le contrôle de qualité dans l’industrie agroalimentaire ou encore la réglementation en matière de santé. Ensuite, nous pouvons travailler dans de grands groupes comme Sanofi, Servier ou General Electric, ou dans de petites entreprises innovantes. Pour ma part, je choisis le médicament, dans la perspective de trouver un poste d’assistant chef de projet sur une ligne de produits pharmaceutiques. Mon rôle sera alors d’encadrer une équipe de chercheurs et d’assurer l’interface avec les autres services, le marketing notamment. Je dois être capable de les comprendre tous les deux, de les aider à dialoguer et de leur apporter des solutions. Les perspectives de recrutement sont très prometteuses, puisque tous les étudiants ont un CDI ou CDD dans les 6 mois qui suivent leur sortie de l'ISBS.

Propos recueillis par Nathalie Courtois