Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Quels seront les métiers de demain dans l’automobile en Ile-de-France ?

Une étude prospective de la Chambre régionale de commerce et d’industrie d’Ile-de-France analyse les besoins en compétences de la filière automobile en Ile-de-France à l’horizon 2015-2020.


24/05/2012


Avec 13 000 entreprises et plus de 140 000 salariés, l’Ile-de-France arrive en tête des 6 régions françaises dans le domaine de l’automobile.


La région Ile-de-France se caractérise par la forte présence des activités suivantes :
- production, manufacturing (équipementiers et 3 sites majeurs de constructeurs) ;
- conception, ingénierie, recherche et développement ;
- commerce-entretien-réparation automobile.


Pour faire face à la crise, un Plan filière automobile pour la région Ile-de-France, piloté par Mov’éo et financé par l’Etat et la Région, a été mis en place.


Dans ce contexte, la Chambre régionale de commerce et d’industrie Paris (CRCI) Paris-Ile-de-France a réalisé en 2010 et 2011 une étude prospective sur les compétences clés de la filière automobile à l'horizon 2015-2020. Cette étude s'appuie sur l’expertise des représentants de l’ensemble des acteurs de la filière en Ile-de-France (Association nationale pour la formation automobile, Conseil national des professions de l’automobile, Fédération des industries des équipements pour véhicule, Groupement des industries métallurgiques).


L’enquête réalise un état des lieux des emplois, recense les formations de la filière automobile, détermine les compétences clés de la filière automobile , celles qui lui permettront de faire face aux évolutions technologiques et économiques de la prochaine décennie.


S’appuyant sur les tendances actuelles de l’emploi dans l’automobile, l’étude anticipe ses effets sur les activités liées aux filières amont (ingénierie, recherche et développement, production) et aval (commerce et réparation).


Davantage d'ingénieurs...


Quel que soit le scénario économique ou technologique envisagé, une stagnation des emplois de la filière amont (entreprises d’ingénierie constructeurs, équipementiers...) est à prévoir.
La polyvalence et la transversalité deviendront prioritaires, d’où une progression attendue des niveaux de qualification.


A l’horizon 2015, la proportion d’ingénieurs dépassera ainsi largement celle des techniciens. Des compétences en ingénierie assistée par ordinateur, systèmes d’électronique embarquée, essais et validations, ingénierie des métaux (résilience, acoustique, vibration, optique, aérodynamisme…) seront indispensables.


Dans le scénario le plus favorable, les sites de production en Ile-de-France pourraient être maintenus.  Le site de Flins devrait renforcer ses activités vers le véhicule électrique. A contrario, les constructeurs pourraient effectuer une forte reconversion de leurs sites et revoir leur capacité de production industrielle, voir envisager la fermeture de certains d’entre eux.


... et moins de vendeurs


De son côté, la filière aval devrait connaître une croissance lente jusqu’en 2015, du fait, notamment, d’une contraction du parc automobile spécifique à l’Ile-de-France (particulièrement à Paris et dans la petite couronne). En cas de faible croissance, scénario le plus probable, cette contraction de ce parc automobile devrait se poursuivre au-delà.

Les prévisions tendent vers une baisse des professionnels de la vente (entre moins 4 et 11 %). Environ 20 % des entreprise franciliennes de maintenance automobile devront par ailleurs se doter de personnel compétent en systèmes électroniques de forte puissance en lien avec l’augmentation des véhicules hybrides et électriques.


L’étude identifie les compétences clés futures, par filière technologique et par niveau de formation, dont le secteur aura besoin pour faire face à la montée en puissance de nouvelles technologies (réduction des émissions des véhicules thermiques, sur les véhicules hybrides et les véhicules électriques).
Ces compétences vont concerner tout le cycle de vie du véhicule, de sa conception à sa destruction et son recyclage (fiscalité sur les véhicules, régulations pour l’environnement, entre autres).

 

L'adaptation nécessaire du système de formation


L’étude recense en Ile-de-France plus de 140 formations initiales et continues, du CAP à bac +5, dans le domaine de l'automobile.

Les recommandations s’orientent vers une adaptation du système de existant, plus que vers la création de nouveaux cursus. Elles proposent de généraliser les stages obligatoires à l’étranger pour toutes les formations d’ingénieurs/masters et de subordonner l’obtention du diplôme à un niveau 785 au TOEIC. De même, il apparaît nécessaire d’élever le niveau d’anglais des techniciens et de faire évoluer les cursus pour améliorer leur connaissance des nouveaux matériaux (aciers et alliages légers) avec, par exemple, la création d’une licence professionnelle spécifique.


Enfin l’étude recommande une meilleure  prise en compte de l’éco-conception et du développement durable.


Annie Poullalié

 

Pour aller plus loin, vous pouvez télécharger :

-    La synthèse de l’étude
-    Le rapport final