Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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18/01/2012 à 17h00 - Les métiers de la beauté et du bien-être

Les professionnels de la beauté et du bien-être exercent dans des lieux multiples : salons de coiffure, d'esthétique, parfumerie, à domicile... Du coiffeur à la prothésiste ongulaire en passant par le créateur de parfum, le secteur de la beauté offre une large gamme de débouchés selon divers degrés de formation.

Les invités

Corinne Houssaye - DRH de la Fédération nationale de la coiffure et de l’Association formation coiffure

Véronique Gregori - Présidente de la CNAIB Ile-de-France, chef d'entreprise et formatrice en CFA

Question :

Il est 17 h, le chat peut commencer.

Réponse :

 

Corinne Houssaye : Bonjour à tous, je suis la DRH de la FNC et de l’AFC et je suis ravie de pouvoir répondre à vos questions sur la coiffure.

 

Véronique Grégori : Bonjour à tous et merci d'être là. Vous pouvez me poser des questions sur les métiers de l'esthétique et je serais ravie d'y répondre.

Question :

Gâteau à la crème : Corinne, étiez-vous coiffeuse avant ? Béa : C'est quoi la FNC et l'AFC ?

Réponse :


Corinne Houssaye : Je ne suis pas coiffeuse de formation, mais DRH de la FNC et de l’AFC depuis une dizaine d'années, et je connais bien le secteur d'activité et les formations pour accéder aux métiers de la coiffure.
La FNC (Fédération nationale de la coiffure) est une organisation professionnelle qui a vocation à représenter les intérêts des patrons coiffeurs. La fédération compte plus de 7 000 adhérents en France.
De son côté, l'AFC (Association formation coiffure) est un organisme gestionnaire qui gère 3 CFA (Centre de formation d'apprentis) et 3 lycées professionnels privés sous contrat avec l'Education nationale, situés à Paris, Lille et Toulouse. L'AFC forme chaque année plus de 2 200 jeunes, en alternance et par la voie scolaire, aux métiers de la coiffure et de l'esthétique.
Le site internet www.formation-coiffure-esthetique.fr recense toutes les informations relatives à ces 6 établissements de formation.

Question :

Pinceau affuté : Véronique, quel est votre rôle à la CNAIB et la Chambre des métiers ?

Réponse :


Véronique Grégori : La CNAIB est la Confédération nationale artisanale des instituts de beauté. C'est une fédération qui regroupe des personnesinstallées à leur compte, c'est-à-dire des chefs d'entreprises esthéticiennes qui ont des instituts indépendants. Nous sommes représentatifs de la profession et défendons les intérêts des esthéticiennes. Je suis élue de la Chambre des métiers du 77 (Seine-et-Marne), et j'appartiens au Conseil d'administration qui va décider des orientations de l'artisanat au niveau du département. Les Chambres des métiers représentent 600 catégories d'artisans, que ce soit dans le bâtiment, l'alimentaire ou les services. En dehors de la défense des droits des artisans, nous conseillons, orientons, et enregistrons toute personne qui veut s'installer en tant que chef d'entreprise dans l'artisanat.

Question :

Edith Grain : Quelles sont les qualités pour devenir coiffeuse ? Quelles matières sont importantes ? Loredane : Quelle est l'orientation à suivre ? Nine : Puis-je devenir coiffeuse après un bac ? Didine : Quel est le programme enseigné ?

Réponse :


Corinne Houssaye : Les qualités indispensables au métier de coiffeuse sont essentiellement le sens du service, l'écoute, la disponibilité et la motivation. Le niveau scolaire d’un jeune qui souhaite être formé au métier de la coiffure n'est pas primordial, ce que nous recherchons en priorité c'est un candidat motivé. De par notre expérience, nous constatons très souvent que les jeunes qui pouvaient être parfois en échec scolaire se révèlent tout au long de la formation et deviennent de très bons coiffeurs !
On peut accéder au métier de la coiffure aussi bien après une classe de 3e, mais également après un bac, ou plus. Après un bac, il est néanmoins indispensable de commencer par un CAP, mais ce niveau permet de passer le CAP en un 1 au lieu de 2, grâce à une dispense des matières de l'enseignement général.
Les diplômes préparés dans notre branche sont le CAP, la mention complémentaire (MC), le brevet professionnel (BP), et le brevet de maîtrise (BM) qui est de niveau III (bac + 2).
Dans nos établissements, les jeunes suivent des cours aussi bien d'enseignement général (maths, français, histoire-géo, sciences, anglais, sport...) que d'enseignement professionnel (technologie, coupe, coloration, etc...). Les arts appliqués sont également enseignés dans les formations de la coiffure.

Question :

Nounette75 : Quelles sont les qualités requises pour être esthéticienne ? Pamprenelle : Quel est le programme des études d'esthétique ? Very motive trip : S’agit-il d’une sélection sur dossier ou sur concours ?

Réponse :


Véronique Grégori : Avant tout, il faut aimer les personnes ! C'est essentiel d'être à l'écoute d'autrui, aimable, polie, disponible, discrète, vive, curieuse, avoir le sens artistique, et être capable de prendre des initiatives. Pour les qualités physiques, il faut être en forme, le métier étant fatiguant car debout quasiment en permanence, et avoir une bonne vue. Pour les chefs d'entreprises, il faut maîtriser sa profession, avoir d'excellentes notions de gestion, être au niveau sur les nouveautés technologiques (à l'exclusion du laser réservé à un usage médical), et avoir le sens de la communication pour attirer de nouveaux clients. Concernant le programme du CAP, la formation est composée de cours de : biologie, anatomie, arts appliqués, législation, gestion, vente, et bien évidemment pratique. Vous pouvez également prendre des cours de langues étrangères. Le brevet professionnel (BP) propose les mêmes matières générales que le CAP, mais avec davantage de prestations pour le corps.
Il n'y a pas de concours. Il faut que candidates s'inscrivent au CFA (Centre de formation des apprentis) et trouvent en parallèle un employeur, car il s’agit d’une formation en alternance.

Question :

Ludivine : Quel niveau d'étude est conseillé pour devenir esthéticienne ? Kiki : Quel est le niveau le plus poussé ? Touffi : Peut-on trouver du travail sans diplôme ?

Réponse :


Véronique Grégori : Pour exercer le métier d'esthéticienne, il faut au minimum être diplômée d'un CAP. Cependant le niveau bac pro ou brevet professionnel (BP) sont préférables, car ces 2 diplômes vous permettent d'aborder tous les cas de figure de l'esthétique : maquillage, soins du corps et du visage, manucure, épilation, technologies récentes...  Par ailleurs si un investisseur veut monter une structure esthétique, il doit impérativement employer des personnes diplômées.
Le diplôme le plus poussé est le BTS ou le brevet de maîtrise (BM). Les notions en gestion y ont plus approfondies, et vous donne la possibilité de vous installer, d'être manager d'un centre, de faire de la formation dans des écoles, de travailler dans des laboratoires esthétiques en tant que commerciale... Évidemment, avec le salaire qui va avec !

Question :

Brice : s'agit-il de métiers fatigants ?

Réponse :


Corinne Houssaye : Le métier de la coiffure est un métier fatigant, dans la mesure où l'on reste debout toute la journée.

 

Véronique Grégori : Oui, c'est vrai ce que vient de dire Corinne, ce sont des métiers très fatigants car nous sommes constamment debout.

Question :

Valérie : Avez-vous des garçons dans les écoles de coiffure ? Jérémy : dois-je craindre de me retrouver seul au milieu de filles...!

Réponse :


Corinne Houssaye : Nos établissements sont composés en grande majorité de filles, mais nous constatons une recrudescence de la gente masculine, au plus grand plaisir de ces jeunes filles.

Question :

Mika la pierre : Comment ça se passe pour le matériel de coiffure ? Faut-il l'acheter avant de commencer la formation ou est-ce l'école qui le fournit ?

Réponse :


Corinne Houssaye : Avant d'intégrer nos centres de formation, le matériel de coiffure doit être acheté. Parfois, et selon les régions, une aide peut être allouée (par exemple, par un Conseil régional) pour l'acquisition de ce matériel.

 

 

Question :

Loredane : Pour devenir coiffeuse, dois-je aller dans un lycée pro ou puis-je me tourner d'emblée vers l'alternance ? Angèle : Quel est le rythme de l'alternance dans vos écoles ?

Réponse :


Corinne Houssaye : Pour être coiffeuse, le CAP peut être obtenu soit par la voie scolaire (lycée professionnel), soit par la voie de l'alternance (CFA, centre de formation d'apprentis). En revanche, le brevet professionnel (BP) se prépare uniquement par la voie de l'alternance.
Débuter par l'alternance nécessite une certaine maturité dans la mesure où le statut d'apprenti est assimilé à celui de salarié. Selon les établissements, nos jeunes sont en moyenne 2 jours en CFA et 3 jours en entreprise (par semaine).

Question :

Véro72 : Pour être professeur de coiffure en CFA ou en lycée pro faut-il exercer le métier ?

Réponse :


Corinne Houssaye : Pour être enseignant en CFA et en lycée pro, il est indispensable de justifier d'au moins 5 à 7 ans d'expérience professionnelle en salon. Il faut également justifier d'au moins le niveau du diplôme pour lequel on enseigne.

 

Question :

Mimi : existe-t-il des formations de remise à niveau pour les profs ?

Réponse :


Corinne Houssaye : L'INFC (Institut national formation coiffure) est un organisme de formation continue destiné aux salarié, aux chefs d'entreprise, mais également aux formateurs  de coiffure qui enseignent  en CFA ou en lycée pro. Vous retrouverez la liste des formations sur le site www.infc.fr.

Véronique Grégori : Bien sûr ! Avec les nouvelles technologies et les nouvelles règlementations, c'est obligatoire.

Question :

Juju : Que me conseillez-vous après un CAP coiffure ? Passer mon BP ou entrer directement dans la vie active ?

Réponse :


Corinne Houssaye : Après votre CAP, je vous conseille fortement de poursuivre vos études afin d'obtenir votre brevet professionnel (BP). Ce diplôme est indispensable pour l'ouverture d'un salon. Le BP est le diplôme indispensable pour pouvoir ouvrir un salon. Il ne s'agit pas d'un brevet technique, mais d'un diplôme professionnel au cours duquel vous apprennez plus particulièrement la gestion, le management et vous perfectionnez également votre technique.

Question :

Didine : sur les 2 200 coiffeurs formés dans vos écoles, combien exercent vraiment ce métier? Ludivine : organiser des échanges internationaux avec d'autres écoles ?

Réponse :


Corinne Houssaye : Chaque année, nous devons fournir des informations précises, aussi bien au Conseil régional, qu'à l'académie, sur l'insertion professionnelle de nos jeunes. Je peux donc vous assurer que 80 % de nos diplômés exercent le métier de coiffeur.
Les jeunes de nos centres de formation ont effectivement eu la possibilité de faire des échanges, notamment avec les Pays-Bas et l'Espagne.

Question :

Clarisse : Madame Grégori, êtes-vous nombreuses dans votre institut de beauté ? L’ambiance de travail est-elle bonne ?

Réponse :


Véronique Grégori : nous ne sommes que deux et travaillons dans une très bonne ambiance ! Dans mon parcours professionnel, j'exerce depuis plus de 30 ans, j'ai dû avoir 3 mauvaises expériences avec des employées, mais autrement ça s'est très bien passé, et ça se passe actuellement très bien !

Question :

Chouquette : Véronique, comment réagissez-vous quand une de vos clientes est sale ?

Réponse :


Véronique Grégori : Des protocoles doivent être mis en place, comme mettre des lingettes à disposition pour nettoyer les zones concernées. C'est à vous de trouver le moyen de contourner ce problème, en établissant vous-même votre protocole pour votre institut, de manière diplomate.

Question :

Poulette : Jeune maman de 18 ans, je voudrais m'orienter dans la coiffure, d'après votre expérience n'est-il pas trop dur d'allier vie familiale et professionnelle ?

Réponse :


Corinne Houssaye : Votre situation personnelle se retrouve régulièrement chez certaines de nos jeunes filles formées dans nos établissements. C'est forcément difficile, mais pas impossible. La motivation permet de surmonter les différentes contraintes personnelles.

 

Question :

Riton : Comment vous êtes vous adapter au développement de la clientèle masculine ? Voir des hommes nus n'est-ce pas trop dur ?

Réponse :


Véronique Grégori : Personnellement, je ne les vois pas nus ! Je leur demande de mettre un maillot de bain ou d'enfiler un string jetable. Sinon, en général, hors de Paris, l'augmentation de la clientèle masculine évolue mais de manière assez lente.

Question :

Amandine G. : Que dois-je faire pour travailler dans le domaine de la thalasso ?

Réponse :


Véronique Grégori : Vous devez préparer un brevet professionnel (BP) ou un bac pro en esthétique pour pouvoir apprendre les soins spécifiques pour le corps. C'est le meilleur moyen pour être la plus opérationnelle dans un centre de thalassothérapie.

Question :

ChoupiNails : Faut-il avoir un diplôme pour ouvrir une onglerie ?

Réponse :


Véronique Grégori : Normalement, tout ce qui concerne la manucure est sous le registre de l'esthétique mais l'onglerie n'a pas encore de structure officielle. Ces structures n'ont le droit de faire que de l’extension d'ongles et de la pose de gel, mais pas de soins des mains.

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