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Le diplôme de masseur-kinésithérapeute reconnu au niveau master 1

Le diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute vient d’obtenir une reconnaissance de niveau master 1 (bac + 4) avec la possibilité de poursuivre en master 2 (bac + 5) pour se spécialiser.


Le 08/12/2011


Le 28 octobre dernier, Xavier Bertrand, ministre de la Santé, et Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ont annoncé la rénovation de la formation initiale de masseur-kinésithérapeute, qui est désormais reconnue au niveau master 1(bac + 4) dans le cadre du programme LMD (licence/master/doctorat).

 

Entrant en vigueur à la rentrée 2012, la réforme prévoit pour les tous nouveaux entrants en masso-kinésithérapie :

- une sélection initiale unique préparée à l’université ;

- une refonte du programme de la formation généraliste de niveau master 1 ;

- une année de spécialisation complémentaire de formation avancée de niveau master 2 débouchant sur l’exercice de la profession de kinésithérapeute-praticien.

 

En plus de permettre l’accès au titre de master, l'objectif de cette rénovation est d'assurer la diversité et l'équité du recrutement en généralisant à tous les instituts de formation en masso-kinésithérapie (43 IFMK au total) la 1re année de préparation et de sélection à l'université.


A noter : Les bacheliers S sont majoritaires (95 % en 2009). Le niveau du concours est très élevé (moins de 5 % de réussite) avec un numerus clausus fixé par l’Etat (2 295 places en 2011).

 

Jusqu’à présent, la majorité des étudiants inscrits dans les IFMK recrutant officiellement au niveau bac (environ une douzaine) venaient de coûteuses prépas privées...

La 1re année se déroulera dorénavant pour tous à l’université : majoritairement en PACES (1re année commune des études de santé) mais aussi en L1 STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) ou en L1 sciences de la vie et de la Terre (biologie)... Elle sera suivie de 3 années d’études rénovées en IFMK accompagnées de stages nombreux et diversifiés en milieu hospitalier.


Cette nouvelle organisation, déjà en place dans 75 % des IFMK, sera généralisée d’ici 5 ans.


Les étudiants titulaires du diplôme d’Etat (bac + 4) pourront ensuite poursuivre pendant 1 an une formation universitaire complémentaire en pratiques avancées reconnue au niveau master 2 (bac +5) permettant ensuite l’exercice d'une nouvelle profession  kinésithérapeute-praticien.


Sur la base du rapport Hénart- Berland- Cadet, qui souligne l’émergence de nouveaux champs d’intervention pour les paramédicaux en lien avec  la démographie médicale en tension et le développement des maladies chroniques, les ministres Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez engagent les professionnels à déterminer leurs champs de pratiques avancées.

Avec le concours de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé, une réflexion est engagée sous l’égide du ministère de la Santé pour déterminer le contenu cette 5e année de formation universitaire. Cette année complémentaire pourra notamment répondre aux besoins de rééducation spécifiques de certains patients.

 

Le Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes et la Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie (FNEK) se félicitent de cette réforme qui élève le statut des praticiens au niveau de celui des professionnels de nombreux autres pays développés.

 

Annie Poullalié