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Les diplômés en environnement s’insèrent moins bien que les autres diplômés

Très dynamique, le secteur de l’environnement n’arrive cependant pas à absorber le flux croissant de diplômés.


le 26/09/2011

 

L’environnement reste un secteur porteur, malgré la crise. Pourtant, les sortants de formations environnementales s’insèrent plus difficilement que les diplômés des autres formations : une étude du Cereq publiée en juillet dernier montre que leur probabilité d’accès rapide et durable à l’emploi est inférieure de 35 % à celle des sortants de l’ensemble des formations.

 

De même, les diplômés en environnement sont plus longtemps en dehors de l’emploi que les autres diplômés : après l’obtention de leur  diplôme, ils restent en moyenne 8 mois au chômage, contre 5,7 mois pour les autres diplômés.

 

Principale cause de ces difficultés d’insertion, l’arrivée massive, depuis 10 ans, de diplômés en environnement sur le marché du travail.

 

Depuis 2 000, l’offre de formation dans le domaine de l’environnement s’est en effet développée de façon spectaculaire. Dans le même temps, le nombre de jeunes inscrits dans chaque formation n’a cessé de progresser. Alors qu’en 2004, 10 700 jeunes sont sortis d’une formation environnementale, ce sont 50 000 jeunes qui étaient inscrits en dernière année de formation en environnement en 2007-2008. Ces effectifs en hausse constante rendent les probabilités d’embauche pour les diplômés sans cesse plus faibles.

 

Cependant, il existe de grandes disparités d’insertion selon les diplômes :


  • Le niveau de diplôme est naturellement déterminant : les meilleurs diplômes pour s’insérer  sont d’abord le baccalauréat, puis le BTS et le DUT, puis le doctorat. Un titulaire du baccalauréat a 2,2 fois plus de chances de trouver rapidement un emploi durable qu’un titulaire d’un CAP et 5,8 fois plus de chances de trouver rapidement un emploi durable qu’un non diplômé.

  • La spécialité environnementale a aussi un impact fort sur l’insertion. Selon les chiffres publiés par le Cereq, c’est la  spécialité « Aménagement du territoire, développement, urbanisme » qui garantit la meilleure insertion,  suivie par « Nettoyage, assainissement, protection de l’environnement », « Aménagement paysagers », et enfin «  Forêts, espaces naturels, faune sauvage, pêche ». Un diplômé de la filière « Aménagement du territoire, développement, urbanisme » a 3,5 fois plus de chances d’accéder rapidement à un emploi durable qu’un diplômé de « Forêts, espaces naturels, faune sauvage, pêche ».

 

Ces résultats posent tout naturellement la question de l’adaptation entre les formations proposées et les besoins réels des entreprises. En outre, on sait aujourd’hui que la tendance va plutôt dans le sens d’un « verdissement » des emplois traditionnels (bâtiment, logistique, etc.) que vers  la création d’emplois véritablement nouveaux et spécifiques à l’environnement.

 

Sans surprise, les auteurs de l’étude du Cereq identifient  deux principaux modes d’ajustement  susceptibles d’améliorer l’insertion des diplômés en environnement : d’une part, « des actions pour dynamiser la demande sur le marché du travail » ; et d‘autre part, des actions pour « limiter l’offre de formation dans la spécialité ».

 

Pour en savoir plus, consultez la publication Bref n° 289 du Cereq.

 

Patricia Holl