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Les résultats par discipline de l'enquête d'insertion des masters

La 1re enquête nationale sur l'insertion professionnelle des masters universitaires dévoile des conditions d'insertion variables selon les disciplines étudiées.


Le 02/05/2011

 

Parmi les 4 grands domaines disciplinaires universitaires (droit-économie-gestion, lettres-langues-arts, sciences humaines et sociales, sciences-technologies-santé) retenus dans cette enquête, celui  des lettres-langues-arts, qui est peu professionnalisé, se caractérise par des conditions d’insertion moins bonnes que les 3 autres domaines.
Son taux d’insertion est plus faible que la moyenne
(87 % contre 91,4 %)
, son taux de travail à temps partiel est aussi nettement plus élevé (16 % contre 6 %). La part de cadres et de professions intermédiaires et le taux d’emplois stables sont de plus beaucoup plus faibles.

 

De son côté, le domaine des sciences humaines et sociales se caractérise par une très forte hétérogénéité entre  les disciplines.
Le taux d’insertion est très élevé, par exemple en psychologie (94 %), mais il s’agit souvent d’emplois à temps partiel (39 %) et moins de 2/3 des emplois sont des emplois stables. Rappelons aussi que le nombre de diplômés de cette filière qui parviennent jusqu’en master est beaucoup plus faible qu’ailleurs.

Le taux d’insertion est, en revanche, relativement faible en histoire et géographie où les études sont très spécialisées, pour un taux de temps partiel presque 2 fois plus élevé que la moyenne et un taux de cadres et professions intermédiaires inférieur à la moyenne. Une double formation est ici vivement conseillée pour favoriser l’insertion !

 

Le domaine droit-économie-gestion  est assez homogène en termes d’insertion, avec des taux allant de 91 % (économie) à 92,6 % (gestion), comme en termes de taux d’emplois stables ou de pourcentage de cadre ou professions intermédiaires parmi les emplois occupés. Les disparités entre disciplines se relèvent essentiellement au niveau des employeurs de ces diplômés : il existe une forte proportion de fonction publique en droit, d’entreprises privées en gestion.

 

Deux disciplines des sciences et technologies se distinguent par des taux d’insertion particulièrement élevés : informatique (plus de 96 %) et sciences de l’ingénieur (93 %). Les emplois occupés sont souvent des emplois de cadres ou professions intermédiaires (90 % en sciences de l’ingénieur et 92 % en informatique) et les taux de temps partiel sont faibles.  

Les conditions d’insertion sont nettement plus difficiles en sciences de la vie et de la terre où la formation est très théorique, avec un taux d’insertion inférieur de 4 points à la moyenne du domaine et de 3 points à la moyenne d’ensemble !

Les sciences fondamentales présentent un taux d’insertion légèrement inférieur à la moyenne (90 %), en raison du faible taux d’insertion pour les diplômés de chimie (86 % contre 94 % en mathématiques et 93 % en physique). Comme pour l’informatique et les sciences de l’ingénieur, les emplois occupés sont souvent des emplois de cadres ou professions intermédiaires (86 %) et les taux de temps partiel sont faibles (2 %).

 

 

Deux tiers des diplômés dans le privé

 


Les 2/3 des emplois s’exercent dans les entreprises privées, avec de très fortes disparités selon les domaines : plus de 90 % des emplois occupés par des diplômés en informatique, 88 % des emplois occupés par des diplômés de sciences de l’ingénieur, 85 % des emplois occupés par les diplômés de gestion, mais seulement 35 % des emplois en histoire et géographie et 27 % des emplois en psychologie.

 

Seul un diplômé sur 6 travaille pour une des 3 fonctions publiques, mais, parmi ceux-ci, moins de 1/3 a le statut de fonctionnaire. Près de 50 % sont en effet en CDD ou vacataires. La fonction publique est néanmoins un débouché important pour les diplômés d’histoire et géographie (38 %), de psychologie (35 %), de droit (30 %) et de sciences de la vie et de la terre (20 %).


Les débouchés varient aussi fortement selon les secteurs d’activité économique, même si les services sont partout très majoritaires. L’industrie accueille 12 % des diplômés, majoritairement des diplômés de sciences et technologies, mais aussi des diplômés de gestion (environ 25 %) et même de lettres-langues-arts. Les activités financières et assurances recrutent essentiellement en droit, économie et surtout gestion (42 % des recrutements de la branche).

 

En matière d’insertion professionnelle, toutes disciplines confondues, des universités situées en banlieue parisienne (université-Paris Sud 11, université Paris 13 Nord ) sont parmi celles qui obtiennent les taux d'insertion les plus élévés.

Avec un taux d'insertion de 94,9% qui n'a rien à envier aux grandes écoles, l'université-Paris Sud 11, fortement scientifique, détient même le meilleur score national ! En dehors de l'université Paris-Sorbonne, il est vrai à dominante disciplinaire lettres-langues-arts, les universités parisiennes présentent des taux d'insertion supérieurs à la moyenne nationale.

 

Enfin les formations universitaires insèrent leurs étudiants de manière durable, puisque les 2/3 des diplômés trouvent un emploi à durée indéterminée.

 

Annie Poullalié