
Le soudage est une activité complète qui touche toutes les sciences : les matériaux, la mécanique, la physique, l’électronique, etc. Les débouchés sont très ouverts.
Association reconnue comme Centre technique industriel « Pôle d’excellence en soudage », l’Institut de Soudure regroupe 2 écoles de spécialisation : l’EAPS, Ecole d’adaptation aux professions du soudage) et l’ESSA, Ecole supérieure du soudage et de ses applications.
Qu’est-ce que le soudage ?
Le soudage est un moyen d’assemblage qui permet d’assurer la continuité des matériaux. On utilise pour cela différents procédés. Il y a le soudage à l’arc, que nous connaissons tous. Compte tenu de l’évolution des matériaux, mais aussi des contraintes économiques, environnementales et de qualité, on a aujourd’hui recours à des procédés de plus en plus performants, automatisables ou robotisés (soudage par laser hybride, qui associe laser et arc ; soudage par friction malaxage…). De ce fait, le soudeur devient opérateur soudeur, c'est-à-dire qu’il s’appuie sur sa connaissance du soudage pour programmer sa machine.
Où travaillent les professionnels du soudage ?
Les principales industries qui emploient des soudeurs sont : le
secteur pétrolier et la pétrochimie ; l’énergie (aujourd’hui le nucléaire,
demain l’éolien…) ; les transports, de l’aéronautique au ferroviaire en
passant par l’automobile et le naval ; la chaudronnerie - tuyauterie et la
construction métallique, qui fabriquent des équipements pour les autres
secteurs.
Les PME/PMI autant que les multinationales ont besoin de soudeurs. Une majorité
d’entre eux travaillent en atelier, les autres interviennent directement sur
les chantiers (à titre d’exemple : viaduc de Millau, stade de France,
plates-formes pétrolières…).
Quels sont les principaux métiers du soudage ?
Plutôt que de « métiers », je préfère parler de débouchés. Nos diplômés travaillent, par ordre de priorité, dans la production, l’ingénierie, le conseil, la qualité, la recherche, l’enseignement, et le commercial. J’évoquerais tout de même une fonction en plein essor : celle de coordinateur en soudage. Aujourd’hui, une entreprise industrielle qui veut satisfaire aux exigences internationales doit avoir en son sein un coordinateur en soudage. Cette fonction est assurée à différents niveaux, par un spécialiste, un technologue ou un ingénieur reconnu en soudage, dont les connaissances techniques permettent d'assumer les tâches et les responsabilités définies dans le cadre normatif et validées par un diplôme international.
Comment se présente le marché du travail pour les jeunes diplômés ?
Les entreprises n’arrivent pas à recruter les professionnels dont elles ont besoin, quel que soit leur niveau. Les diplômés de l’EAPS et de l’ESSA ont le choix entre 4 ou 5 offres d’emploi ! C’est l’image même de la soudure auprès des jeunes qui est en cause et les organisations professionnelles ont engagé des actions pour mieux faire connaître notre métier et montrer que l’on peut y faire de belle carrière.
Quelles sont les formations
initiales proposées par l’Institut de Soudure ?
À l’EAPS, il s’agit d’une année de spécialisation post BTS-DUT, qui permet
d’obtenir une triple compétence : le certificat de Coordonnateur en
soudage et construction soudée de l’EAPS, reconnu par la Commission nationale
de la certification professionnelle (CNCP), le diplôme international IWT
(International Welding Technologist) et la licence pro Production industrielle,
délivrée par l’université Paul-Verlaine de Metz. L’ESSA propose une année de
spécialisation aux ingénieurs et aux universitaires titulaires d’un Bac+5. Elle
délivre à la fois le diplôme d’Ingénieur ESSA, reconnu par la Commission des
titres d’ingénieurs (CTI) et le diplôme international IWE (International
Welding Engineer).
Comment donner envie aux jeunes d’aller vers le soudage ?
Le soudage est une activité complète qui touche toutes les sciences : les matériaux, la mécanique, la physique, l’électronique, etc. Les débouchés sont très ouverts : le jeune peut choisir sa fonction, son secteur d’activité, il s’ouvre même des opportunités à l’international. Un quart des ingénieurs diplômés de l’ESSA travaillent à l’étranger. Enfin, il faut savoir, par exemple, qu’un soudeur avec des qualifications spécifiques au secteur nucléaire gagne très bien sa vie ou encore que des soudeurs sont devenus des chefs d’entreprise.
Propos recueillis par Patricia Holl
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