Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

domaine

Les métiers de l'industrie mécanique

Domaine : Industries
Mars 2011
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Panorama du secteur

Selon la FIM, Fédération des industries mécaniques, le secteur regroupe 11 000 entreprises en France, intervenant dans 3 principaux domaines :

  • la transformation des métaux en plaques, tubes, éléments  pour alimenter l’industrie (45 % des entreprises) ;
  • la production et la maintenance des équipements industriels et agricoles : machines-outils, citernes, ensileuses, etc. (45,5 %) ;
  • la fabrication de matériel de précision (9.5 %).

 

Visuel FIM

 

Plus de 8 entreprises de la mécanique sur 10 sont des PME (entre 10 et 250 salariés).

Reprise en vue

La mécanique est le premier employeur industriel de France, avec 620 000 salariés en 2010. La crise passée, le secteur, porté par le dynamisme de la mécanique de précision et par la reprise des investissements dans l'automobile, l'énergie ou encore l'aéronautique, recommence à recruter  : selon la FIM, 12 000 nouveaux emplois devraient être créés en 2011. Cela s’explique en partie par la nécessité pour les entreprises de combler les départs à la retraite de la génération du baby-boom.

La mécanique s’appuie encore très largement sur une main d’oeuvre peu qualifiée. Les ouvriers représentent un peu plus de la moitié des effectifs (55 %). A l’inverse, moins d’un emploi sur 10 correspond à une fonction d’ingénieur ou de chef d’entreprise.

 

Chiffres clés FIM 2009 / 2

 

Cependant, comme dans tous les secteurs industriels, le niveau global de compétences monte peu à peu : aujourd’hui, les recrutements concernent essentiellement des techniciens ou techniciens supérieurs (50 %) et des ingénieurs (20 %).

Soudeurs, chaudronniers, techniciens d’usinage, automaticiens, contrôleurs qualité ou encore technico-commerciaux sont parmi les profils les plus demandés. Conséquence de la montée des niveaux, on voit aussi émerger de nouveaux métiers tels que les concepteurs de solutions globales et les coordinateurs d'équipes éclatées géographiquement, culturellement, et juridiquement (acheteurs, chefs de projets, etc.). Les besoins en ingénieurs spécialisés et pointus dans leur discipline (mécatronique, métrologie, etc.) augmentent également.

L’Ile-de-France est la 2e région mécanicienne française après Rhône-Alpes. Quelque 5 500 entreprises de la mécanique, générant 80 000 emplois directs, sont implantées sur le territoire. La filière mécanique est surtout présente en Ile-de-France à travers la construction automobile, la construction aéronautique et les industries des équipements mécaniques. Au total, la mécanique représente 20 % de l’emploi industriel de la région. Les emplois franciliens dans la mécanique sont plus qualifiés que dans les autres régions, avec une sur-représentation du niveau technicien.

Une bonne insertion, mais une mauvaise image

Du CAP au master en passant par les cursus d’ingénieurs, les formations et diplômes dans le domaine de la mécanique sont nombreux et diversifiés. A bac + 2 (technicien supérieur) par exemple, on dénombre plus d’une dizaine de BTS et DUT spécialisés ! A noter, les employeurs apprécient beaucoup les formations en alternance, nombreuses dans le secteur de la mécanique.

Malgré des débouchés assurés, certaines formations en mécanique (bac pro technicien d’usinage, bac pro pilotage des systèmes de production informatisée, BTS conception et industrialisation en microtechniques, etc.) manquent de candidats, en particulier en Ile-de-France.

Ce déficit est dû en grande partie à la mauvaise image de la mécanique auprès des jeunes. Pourtant, les conditions de travail ont beaucoup évolué, notamment grâce à l’arrivée des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les ateliers. Ainsi, à la commande directe des machines-outils se substituent désormais des tâches de paramétrage et de programmation, de surveillance et de contrôle de la qualité.

Les filles sont encore peu nombreuses à se tourner vers les métiers de l’industrie mécanique. En Ile-de-France par exemple, le taux de féminisation des entreprises de transformation des métaux n’est que de 22 %. L’amélioration des conditions de travail, conséquence de l’automatisation des processus de production, devrait peu à peu faire évoluer la situation.

Par ailleurs, confrontées à la concurrence des pays émergents, les entreprises de la mécanique innovent et conçoivent des produits de plus en plus sophistiqués. De nouvelles fonctions émergent ou se développent, notamment dans les activités de recherche et développement (chef de projet, etc.) et dans le commerce-marketing (ingénieur technico-commercial, etc.)

Enfin, exportant  45 % de sa production, l’industrie mécanique française est plus que jamais ouverte sur l’international. Les perspectives d’emploi à l’étranger, notamment pour les ingénieurs et les commerciaux, sont aujourd’hui bien réelles.

La plasturgie occupe une place croissante dans les industries mécaniques. Les caractéristiques et les performances techniques de ces matériaux de synthèse trouvent en effet de nombreuses applications dans l’automobile, l'électronique, les biens de consommation… Les plastiques moulés ou injectés sont désormais omniprésents dans les carrosseries des voitures, dans les mécanismes des jouets et des appareils électroménagers. Pour en savoir plus, reportez-vous à notre dossier Les métiers de la métallurgie et de la plasturgie Les métiers de la métallurgie et de la plasturgie.

 

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