Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Les métiers de l'industrie mécanique

Domaine : Industries
Mai 2013
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Panorama du secteur

En 2012, la mécanique française maintenait son 6e rang mondial derrière la Chine, les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne et l’Italie.

L'industrie mécanique représente 20 % des emplois industriels en France.

Selon la FIM, Fédération des industries mécaniques, le secteur regroupe plus de 30 000 entreprises en France, dont 11 500 entreprises de plus de 10 salariés en Ile-de-France.

Les entreprises de la mécanique interviennent dans 3 principaux domaines d'activité :

  • la transformation des métaux en plaques, tubes, éléments  pour alimenter l’industrie (45,7 % des entreprises) ;
  • la production et la maintenance des équipements industriels et agricoles : machines-outils, citernes, ensileuses, etc. (45,2 %) ;
  • la fabrication de matériel de précision (9.1 %).

Plus de 9 entreprises de la mécanique sur 10 emploient entre 10 et 250 salariés.

Une activité stable en 2013

La mécanique est le premier employeur industriel de France, avec 628 000 salariés en 2012. Malgré la crise, le secteur se maintient grâce au dynamisme de la mécanique de précision, notamment dans le domaine médical (+ 4,2 % de 2011 à 2012). Par contre, le recul des marchés de l'automobile et de la construction métallique est net.

Globalement, l’activité des industries mécaniques est restée soutenue en 2012 avec un chiffre d’affaires en hausse de près de 3 %, porté notamment par l’activité des filières aéronautique, ferroviaire, agroalimentaire et énergie. En 2013, la hausse devrait être inférieure à 1 %.

Pour faire face aux départs à la retraite, la FIM estime toutefois avoir besoin de 40 000 nouveaux collaborateurs par an d'ici à 2020.

La mécanique s’appuie encore très largement sur une main d’oeuvre peu qualifiée : les ouvriers représentent 55 % des effectifs. A l’inverse, moins d’un emploi sur 10 correspond à une fonction d’ingénieur ou de chef d’entreprise.

Cependant, comme dans tous les secteurs industriels, le niveau global de compétences monte peu à peu : aujourd’hui, les recrutements concernent essentiellement des techniciens ou techniciens supérieurs (50 %) et des ingénieurs (20 %).

Soudeurs, chaudronniers, techniciens d’usinage, automaticiens, contrôleurs qualité ou encore technico-commerciaux sont parmi les profils les plus demandés. Selon la FIM, " on voit aussi émerger de nouveaux métiers tels que les concepteurs de solutions globales et les coordinateurs d'équipes éclatées géographiquement, culturellement, et juridiquement (acheteurs, chefs de projets, etc.). Les besoins en ingénieurs spécialisés et pointus dans leur discipline (mécatronique, métrologie, etc.) augmentent également".

L'Ile-de-France est la 2e région mécanicienne française après la Rhône-Alpes. Selon le Comité mécanique Ile-de-France, en 20 ans, l'Ile-de-France a perdu la moitié de ses effectifs tandis que le reste de la France ne perdait qu'un quart des siens. La petite couronne parisienne a perdu son statut de premier employeur industriel de la région au profit de la grande couronne qui concentre désormais 50 % des emplois industriels franciliens.
Les emplois franciliens dans la mécanique sont plus qualifiés que dans les autres régions, avec une sur-représentation du niveau technicien.

Une bonne insertion, mais une mauvaise image

Du CAP au master en passant par les cursus d’ingénieurs, les formations et diplômes dans le domaine de la mécanique sont nombreux et diversifiés. A bac + 2 (technicien supérieur) par exemple, on dénombre plus d’une dizaine de BTS et DUT spécialisés ! A noter, les employeurs apprécient beaucoup les formations en alternance, nombreuses dans le secteur de la mécanique.

Malgré des débouchés assurés, certaines formations en mécanique (bac pro pilote de ligne de production, BTS conception et industrialisation en microtechniques, etc.) manquent de candidats, en particulier en Ile-de-France.

Ce déficit est dû en grande partie à la mauvaise image de la mécanique auprès des jeunes. Pourtant, les conditions de travail ont beaucoup évolué, notamment grâce à l’arrivée des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les ateliers. Ainsi, à la commande directe des machines-outils se substituent désormais des tâches de paramétrage et de programmation, de surveillance et de contrôle de la qualité.

Les filles sont encore peu nombreuses à se tourner vers les métiers de l’industrie mécanique : le taux de féminisation des entreprises est de 19 % en moyenne dans le secteur selon l'Insee. L’amélioration des conditions de travail devrait peu à peu faire évoluer la situation.

Enfin, exportant  41 % de sa production, l’industrie mécanique française est plus que jamais ouverte sur l’international. Les perspectives d’emploi à l’étranger, notamment pour les ingénieurs et les commerciaux, sont aujourd’hui bien réelles.

La plasturgie occupe une place croissante dans les industries mécaniques. Les caractéristiques et les performances techniques de ces matériaux de synthèse trouvent en effet de nombreuses applications dans l’automobile, l'électronique, les biens de consommation, etc. Les plastiques moulés ou injectés sont désormais omniprésents dans les carrosseries des voitures, les mécanismes des jouets et les appareils électroménagers. Pour en savoir plus, reportez-vous à notre dossier "Les métiers de la métallurgie et de la plasturgie".

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