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Bientôt de nouveaux praticiens dans le secteur de la santé ?

Avec le vieillissement de la population, la multiplication des maladies chroniques et le manque de médecins dans certaines régions, de nouvelles pratiques médicales pourraient voir le jour pour une meilleure prise en charge des malades.


Le 21/02/2011


Alors que le diplôme d’infirmier vient à peine d’être reconnu à bac + 3 (3 années d’études après le bac mais reconnu uniquement à « bac + 2 » jusqu’en 2009), l’Etat réfléchit à une évolution des pratiques de la médecine qui passerait, au préalable, par une évolution des parcours de formations dans le secteur de la santé.

 

La loi HPST (Hôpital, patients, santé et territoires) de juillet 2009 posait déjà le principe de la "coopération entre professionnels de santé". Cela doit permettre aux professionnels de déléguer entre eux des actes : pour certains professionnels paramédicaux spécialement formés, il s’agit d'exercer au-delà de leurs actes traditionnels, dans une discipline ou auprès de certains patients ciblés, dans des conditions fixées et contrôlées.

 

Début février, le rapport du député Laurent Hénart, du Professeur Yvon Berland, président de l'université d'Aix-Marseille, et de Danielle Cadet, directrice des soins à l'AP-HP indique que « le besoin de métiers en santé de niveau intermédiaire est évident et leur création doit être pensée et décidée avec volontarisme et cohérence après avoir bien pris en compte le champ d'intervention des métiers socles ». 


Si la création de métiers intermédiaires entre ceux du paramédical et du médical est ici largement évoquée, les filières de formation devront aussi évoluer tout comme les pratiques sur le terrain.

 

Ces nouveaux « personnels médicaux à responsabilité définie » devraient ainsi pouvoir intervenir en relais du médecin, en étant eux-mêmes dotés d'un pouvoir de prescription. Concrètement, les infirmiers-praticiens pourraient, par exemple, renouveler une ordonnance ou suivre un patient diabétique.

 

A l’avenir, les actuels infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues ou manipulateurs en radiologie médicale (formés à bac + 3) pourraient voir leur niveau de qualification s’élever à bac + 5 pour devenir des praticiens assurant des activités jusqu’ici dévolues aux médecins.

 

Des expérimentations devraient voir le jour au niveau national dès cette année… avec comme ambition la mise en place du niveau dispositif médical d’ici 2 ans !

Sandrine Damie



A découvrir :

La loi HPST

Rapport Hénart téléchargeable