Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Les pompes funèbres recrutent !

Les 5 000 entreprises de pompes funèbres françaises emploient 18 000 salariés. Les recrutements vont s’intensifier dans les prochaines années.


Le 10/02/2011


Environ 2 000 personnes se forment chaque année aux métiers du funéraire ce qui, en théorie, suffit à combler les besoins du secteur. Mais, confronté à un turn-over important, ce dernier a largement recours aux intérimaires et vacataires.

 

« Actuellement, 540 000 personnes meurent en France chaque année. Avec l’arrivée en fin de vie de la génération baby-boom, le nombre de décès annuels grimpera à 600 000 dans les prochaines années », explique Marion Perchey, directrice de l’Institut français de formation des professionnels du funéraire (IFFPF), situé à Sceaux (92).

 

Compte tenu de la moyenne d'âge actuelle des salariés du secteur (55 ans pour les dirigeants d’entreprise !), les recrutements ne pourront que s’intensifier dans les prochaines années.

 

Malheureusement, le secteur souffre d’une image très négative et attire peu les jeunes. « Dans nos formations, nous accueillons surtout des personnes peu qualifiées en reconversion, qui viennent vers le funéraire parce qu’il n’y a pas de niveau de diplôme exigé. Seul le permis de conduire est indispensable », indique Marion Perchey.

 

Une formation légale minimale


Depuis 1993, la loi impose aux employés des pompes funèbres d’avoir suivi une formation minimale, dont la durée varie en fonction du métier : de 16 h pour un porteur,  jusqu’à 136 h pour un gérant d’entreprise. « Ces formations obligatoires, ouvertes à tous, n’ont pas de reconnaissance officielle. Les stagiaires obtiennent une attestation, pas un diplôme. Seule la profession de thanatopracteur, qui nécessite un diplôme d’Etat, fait exception. Pour pallier ce manque de reconnaissance, la branche des services funéraires a cependant créé un certificat de qualification professionnelle visant a reconnaitre les compétences et les connaissances acquises lors de la formation et sur le terrain », précise Marion Perchey.

 

Le secteur du funéraire regroupe une vingtaine de métiers dans 7 familles différentes : accueil et conseil (assistant et conseiller funéraire, agent d’accueil des familles, etc.), cérémonie (maître de cérémonie, porteur, etc.), gestion du deuil (animateur de groupes d’entraide, etc.), ornementation funéraire (fleuriste funéraire, etc.), gestion du cimetière (fossoyeur, gardien, etc.), management et gestion d’entreprise (directeur d’agence de pompes funèbres, etc.), toilette et soins aux défunts (thanatopracteur, etc.).

 

Des métiers qui évoluent


Si les métiers du funéraire ont peu évolué au cours des dernières décennies, il en sera sans doute autrement dans les années à venir. Développement de la crémation, recul des cérémonies religieuses…  Le secteur doit s’adapter aux mutations de la société et aux attentes des familles. De récentes initiatives, telles la commercialisation de cercueils écologiques ou la prise en charge de l’ensemble des démarches administratives liées au décès d’une personne, montrent que le changement est en marche.

 

« Accompagner les familles endeuillées tout en leur proposant des prestations commerciales est un exercice difficile, qui demande beaucoup de psychologie et de résistance. Mais le funéraire est aussi un beau métier, très riche sur le plan humain », assure Marion Perchey.

 

Patricia Holl