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Chez les ingénieurs, la femme n’est pas l’égale de l’homme

Une enquête réalisée pour Orange montre que la parité n’est toujours pas de mise chez les ingénieurs… surtout en matière de salaire !


le 20/01/2011

 

Pour la première fois depuis 20 ans, le nombre de femmes ingénieures diplômées a diminué en France, passant de 118 740 en 2008 à 117 400 en 2009. Dans le même temps, le nombre d’hommes s’orientant vers une formation d’ingénieurs a très légèrement progressé (+ 0.5 %).

 

Un peu moins de la moitié des femmes entrant en formation d’ingénieurs viennent de classe préparatoire, ce en quoi elles se distinguent peu des hommes. En revanche, les femmes sont un peu plus nombreuses que leurs confrères à accéder aux formations d’ingénieurs à partir d’un cursus universitaire.

 

Les ingénieures sont plus jeunes que les ingénieurs. Plus de 6 sur 10 ont moins de 35 ans. Alors que les femmes représentent ¼ des ingénieurs de moins de 30 ans, elles ne sont plus que 14 % sur la tranche de 40-44 ans. Plus l’âge avance, plus la part de femmes dans le métier se réduit. Peut-être le  désir  de fonder une famille, puis de profiter pleinement de celle-ci, pousse-t-il les ingénieures à quitter leur métier : si 71 % des ingénieures vivent en couple, plus de la moitié n’ont pas d’enfant…

 

Au niveau des spécialités de formation, ce sont les secteurs de l’agroalimentaire et de la chimie qui comptent la plus grande proportion de femmes, avec respectivement 41 % et 32 % de l’ensemble des effectifs. A l’inverse, les femmes sont très peu nombreuses à se former dans les domaines de la mécanique-productique et de l’automatique-électricité (moins de 10 % des effectifs).

 

La très grande majorité des femmes ingénieures sont cadres (80 %). Elles travaillent principalement dans les services (46,20 %) et dans l’industrie (44, 20 %).

 

En ce qui concerne le type d’activités exercées, les femmes se retrouvent en premier lieu dans les études, la recherche et la conception (36 % des femmes, contre 32 % des hommes) et dans la production et les fonctions connexes (24 % des femmes, contre 22 % des hommes). En revanche, les femmes sont beaucoup moins nombreuses que les hommes à exercer des activités de direction générale.

 

Les deux responsabilités que plus de 50 % des femmes estiment avoir au sein de leur entreprise sont celles d’expert et de chef d’équipe. A l’inverse, l’écart entre hommes et femmes est très marqué dans 3 types de responsabilités : exercice de la responsabilité hiérarchique, responsabilité de budget ou de chiffre d’affaires, membre du comité de direction (9 à 12 points d’écart en faveur des hommes).

 

Toutefois, c’est au niveau du salaire que les inégalités sont les plus marquées. Le salaire annuel brut médian[1] (primes et indemnités comprises) des femmes ingénieures est de 42 500 euros, contre 55 000 euros pour les hommes. Plus la femme ingénieure progresse dans sa carrière, plus l’écart entre son salaire et celui de ses collègues masculins se creuse, passant de 2.6 % en début de carrière à 21, 3 % entre 55 et 59 ans !

 

Retrouvez la synthèse de l’étude Mutationnelle 2010 sur le site d’Orange : http://www.orange.com/mutationnelles10/

 

Patricia Holl

 


[1] Le salaire médian est calculé de façon à ce que la moitié de la population considérée (les ingénieures) gagne moins que cette valeur et l'autre moitié gagne plus.