Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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03/02/2011 à 15h00 - Les formations qui recrutent en Ile-de-France

Il existe des formations qui ne font pas le plein à chaque rentrée en Ile-de-France... et pourtant elles proposent des emplois à la clé ! Exceptionnellement, ce chat a été réalisé en direct du Salon des Métiers, porte de Versailles : visionnez le podcast du chat.

Les invités

Sabine Frantz - Directrice regionale adjointe de Pôle emploi IDF

Brigitte Colin - Déléguée académique aux enseignements techniques

Question :

ModerateurChat : Bonjour le chat va commencer. Vous pouvez poser vos questions dès à présent.

Réponse :

 

Brigitte Colin : Bonjour, je suis avec vous pour une heure pour parler des formations qui recrutent. Déléguée académique aux enseignements techniques, je travaille auprès du recteur de l'académie de Versailles.  Je l'aide à mettre en place les formations techniques et professionnelles au sein de l’académie.

 

Sabine Frantz : Bonjour, je suis la directrice adjointe de Pôle Emploi Ile-de-France, ce qui représente un peu plus de 150 agences Pôle Emploi. Nous prenons  en charge le recrutement, les offres d'emploi et l'aide à la recherche d'emploi.

Question :

grego : Les formations qui recrutent.... quelles sont ces formations qui recrutent ?

Réponse :

 

Sabine Frantz : Je vais commencer et Brigitte pourra compléter. Parmi les grands domaines qui recrutent en Ile-de-France, quatre sont à mettre en avant: la production, la santé, les sciences et l'informatique. Ce qui nous fait dire cela, c'est que l'INSEE, institut nationale de la statistique et des études économiques, est allé regarder le taux de chômage au bout d'un an des jeunes sortis des formations de ces secteurs.  Et ce sont les domaines où l'on constate le plus faible taux de chômage. On est sur des diplômes comme les doctorats en sciences, les diplômes d’ingénieurs, les diplômes d’Etat du secteur médico-social…,  mais également sur des postes de production. La production est un domaine auquel on songe peu mais où il y a beaucoup de débouchés, avec moins de 10% de taux de chômage.

 

Brigitte Colin : Je poursuis. Sabine a parlé de l'emploi et moi je vais parler de formations qui recrutent. Le problème que l'on a, c'est qu’il y a des besoins en emplois que vous avez évoqués, mais aussi les comportements des élèves qui ne vont pas forcément vers les domaines porteurs d'emploi. Pour la santé, pas de problème, mais sur les métiers industriels, il y a un désintérêt un peu plus marqué alors qu'il y a de l'emploi. On aura l'occasion de présenter les diplômes porteurs d'emploi. Donc il y a des emplois, de la formation mais aussi des formations qui n'accueillent pas le nombre d'élèves que l'on y attend.

 

Sabine Frantz : La demande des élèves porte surtout vers le domaine commercial ou électrotechnique. Et  il y a une diversité de métiers dans le tertiaire et l'industriel vers lesquels les élèves  ne se dirigent pas. Sans doute est-ce le fait d'être en Ile-de-France, les jeunes, tout comme leurs parents, oublient l'industrie.  Et il y a un nombre important d'entreprises industrielles qui recrutent en Ile-de-France, mais on n'y pense pas forcément du premier coup. Et on n'a pas forcément le réflexe d'aller chercher de ce côté. Lorsque Pôle emploi interroge les entreprises sur leurs perspectives d'embauche en Ile-de-France, on voit que les entreprises recrutent.

Question :

babado : Chaque année les formations qui recrutent sont toujours les mêmes ou vous constatez des changements ?

Réponse :

 

Sabine Frantz : C'est vrai que d'année en année, on a l'impression que ça change peu parce que nous sommes sur des grandes tendances. Ce que l'on perçoit sur notre dernière étude, c'est l’importance prise par le domaine commercial. Pourquoi ? Parce que le commercial est, quelque part, le nerf de la guerre. Les commerciaux sont capables de développer les affaires des entreprises. Alors en période de crise, on fait en sorte que les commerciaux maintiennent un certain niveau pour l'entreprise. Même s'il peut y avoir des fluctuations, les commerciaux arrivent dans le top « 10 » des recrutements des entreprises. Aujourd'hui, ce que l'on perçoit pour l'année à venir, c'est une reprise dans le secteur bancaire. Il y a également des domaines qui continuent de recruter, comme le médico-social, mais Brigitte pourra compléter de manière plus précise.

 

Brigitte Colin : On a en effet des formations spécialisées dans le domaine de la banque. Mais on a aussi des formations non spécialisées dans ce secteur, des formations commerciales qui permettent d'occuper des métiers dans la banque mais également dans d'autres domaines. Ce qui est important au niveau du recruteur, c'est le niveau de formation et non le domaine. Aujourd'hui, le recruteur est intéressé par la capacité du jeune à s'adapter. Nos formations permettent d'acquérir des connaissances et compétences transversales. Il y a des stages, des périodes en entreprises. Cela permet de découvrir un domaine particulier, de voir si les jeunes y ont un intérêt, ce qui leur permet de poursuivre dans ce domaine ou d'en changer.

 

Sabine Frantz : Pouvoir pratiquer dans différents métiers, passer d’un domaine à un autre, c'est important. Cette capacité d'un jeune ou moins jeune à s'adapter est quelque chose de très reconnu par l'entreprise. Dans un parcours professionnel, il y a aujourd’hui des  rythmes qui sont très différents d’autrefois. Une entreprise va être soucieuse d'avoir quelqu'un capable de s'adapter très rapidement.

Question :

Lukas : Est-ce qu'il existe un site internet qui recense des formations diverses en Ile-de-France ?

Réponse :

 

Sabine Frantz : Il peut y avoir des informations sur le site de Pôle emploi mais souvent ce sont des liens qui envoient vers d'autres sites.

 

Brigitte Colin : Nous sommes là  pour un chat sur lesmétiers.net, hé bien c'est un bon site pour voir les formations en Ile-de-France. La région Ile-de-France a elle-même un site pour présenter les formations dispensées dans les différents centres. Et pour ces formations, il y a des informations sur le site des trois académies. Chacune d'elles a son propre site. Les adresses des sites sont toutes construites de la même façon : à Versailles, c'est www.ac-versailles.fr .Vous pourrez trouver les caractéristiques des formations sur chaque site. C'est assez facile. Les jeunes peuvent découvrir l'ensemble des formations. Et après, s'ils veulent aller au plus près des établissements, tous ont leur site propre site, lycées et CFA. Il faut surfer !

 

Sabine Frantz : Il y a également les sites des chambres de commerce et d'artisanat. On y trouve des fiches métiers. Et puis, il y a les sites des organismes de formation. C'est vrai qu'il faut prendre un petit peu de temps, le domaine est complexe. Toutes les informations ne sont pas au même endroit, mais on découvre les formations, les financeurs, les métiers qui recrutent.

 

Brigitte Colin : Je ne dois pas non plus oublier  l'Onisep, qui est présent sur un stand derrière nous !  L’Onisep est là aussi pour aider des jeunes qui sont en recherche : quel métier je vais faire ? Quels sont les diplômes  correspondant?  Quelle est la réalité de ce métier ?

Question :

CRAPOTO : Que pensez-vous du contrat en alternance ? Est-ce que le risque ce n'est pas que je sois formé pour une seule entreprise ? Est-ce qu'après, je pourrais évoluer dans d'autres entreprises ?

Réponse :

 

Brigitte Colin : Le contrat en alternance peut correspondre à deux situations différentes : le contrat d'apprentissage, qui est en alternance puisque c'est un contrat de travail où on va aller en entreprise découvrir la réalité du monde du travail et dans un centre de formation pour l’aspect théorique ; mais également le contrat de professionnalisation qui, lui, est plus pour les adultes qui ont déjà une expérience professionnelle et qui reviennent vers la formation. Je dois dire aussi que le terme « alternance » est maintenant générique pour l'ensemble des formations puisque même quand on est dans un lycée sans contrat particulier, la formation est organisée en alternance : il y a des stages, dont la durée diffère selon les diplômes. Pour un bac pro, il y a quand même 22 semaines de stage ! Cela met le pied à l'étrier et permet  de découvrir la réalité du métier auquel on se destine. La particularité, en apprentissage, c'est qu'on est dans une entreprise précise et qu'on va adopter toutes les caractéristiques de cette entreprise. Le diplôme préparé est le même que celui que préparent les élèves des lycées et les compétences sont les mêmes. Certes, le jeune les a exercées dans un domaine particulier, mais il pourra les appliquer ailleurs. Sans doute qu'en termes d'insertion professionnelle, c'est facilitateur.

Sabine Frantz : Bien sûr, l'intérêt de se former en alternance, c’est qu’on entre tout de suite dans le monde de l’entreprise. C'est le point fort de ce type de formation qui évite d'être dans des parties trop théoriques. Tout est mis en œuvre dans une entreprise qui a peut-être des outils particuliers et des processus particuliers. Mais le retour en formation plus théorique, avec d'autres qui sont dans d'autres entreprises, permet de confronter les expériences et enrichit particulièrement cette formation. Beaucoup plus que si on le faisait de manière théorique. Cela permet de faire le premier pas en entreprise pour un jeune. Se former, c'est important, cela développe des compétences particulières, mais c'est aussi important de découvrir le monde du travail, de se retrouver dans un environnement contraint, avec un intérêt commun. Il s'agit de pouvoir échanger sur des pratiques. Et puis il y a souvent des tuteurs qui accompagnent les jeunes en contrat pour les aider à mieux comprendre le métier et pour leur transmettre leur passion car ce sont souvent des gens très investis dans leur métier.

Question :

Tchoub : Que fait Pôle emploi pour aider les gens qui souhaitent se former et ainsi trouver un travail. Que proposez-vous Mme Frantz? Merci

Réponse :

 

Sabine Frantz : Pôle emploi peut orienter des demandeurs d'emplois jeunes ou moins jeunes vers des contrats d'alternance, contrats d'apprentissage ou de professionnalisation. C'est-à-dire que l’on  va signer des contrats de travail particuliers, qui intègrent une formation théorique dans un centre de formation. Ce sont des offres d'emploi parmi d'autres que nous mettons à disposition des demandeurs d'emploi. Ensuite, sur l'aide pour trouver une formation dans le but de retrouver un emploi, on raisonne plus souvent dans l'autre sens. On cherche un emploi et on voit après s'il y a lieu de former la personne. Si oui, on l’aide à se former.  La priorité est vraiment de se situer dans la perspective de l'emploi, de voir si la formation est une étape nécessaire et indispensable pour accéder à un certain type d'emploi.

 

Brigitte Colin : Pour reparler d'alternance... l'alternance, ce n'est pas facile, c'est un contrat de travail, c'est-à-dire 35 h par semaine, en entreprise ou en centre de formation. L’alternance, c'est le monde du travail, avec le nombre de semaines de vacances correspondant.  Cela veut dire aussi trouver une entreprise pour signer ce contrat. Si on choisit l’alternance, il faut être prêt pour cela. Même si on ne signe pas de contrat d'apprentissage ou d'alternance, toutes nos formations prévoient l'alternance, les élèves ont  toujours un pied dans l'entreprise.

Pour aider les jeunes, les préparer à signer un contrat en alternance,  nous mettons en place un cursus progressif. Un jeune qui veut préparer un BTS peut commencer à le faire par la voie scolaire et le terminer par la voie de l'apprentissage. Pendant la 1re année, il fait des stages, découvre le milieu professionnel, noue des liens avec l'entreprise dans le cadre des stage ; et en 2e année, il signe un contrat d'apprentissage. Il aura ainsi le temps de se préparer, de trouver une entreprise, de se faire apprécier, d'acquérir une certaine maturité qui lui facilitera la signature du contrat en 2e année. On travaille beaucoup sur cette notion de parcours car il y a des jeunes qui ne sont pas tout de suite prêts à signer un contrat.

Question :

bertrand : Pouvez-vous me donner les BTS qui recrutent en Ile-de-France ?

Réponse :

 

Sabine Frantz : Les BTS qui recrutent… Eh bien, il y a tous ceux de la production. Dans cette filière-là, il y a moins de 10 % de taux de chômage.

 

Brigitte Colin : Sabine évoque ici les domaines industriels. D'une manière générale, j'allais dire que quand un BTS existe, c'est que derrière, il y a des emplois bien précis. Dans la production, il y a des secteurs un peu oubliés par nos jeunes, le génie mécanique notamment. On le sait, il y a certains établissements qui ont ces formations, on a les entreprises à notre porte pour recruter des jeunes. Et même quand on arrive à avoir ces jeunes, ils sont tentés de ne pas finir leur parcours tellement on les attend dans l'emploi ! Parmi les autres domaines de la production, il y a également le domaine microtechnique, la conception industrielle et la maintenance industrielle.

 

Sabine Frantz : Oui dans l'industrie mécanique... les entreprises sont tentées d'aller recruter les jeunes avant la fin de leur cursus. La production, c'est un monde dans lequel il faut dépasser les aprioris qu'on peut avoir. Il y a des débouchés et du travail. La région Ile-de-France représente un cinquième de ces métiers en France. Ce à quoi on ne songe pas quand on est en Ile-de-France. On pense à ces métiers plutôt sur les bassins industriels, mais ils existent aussi en Ile-de-France.

 

Brigitte Colin : En Ile-de-France, il y a 50 000 entreprises industrielles , dont certaines travaillent sur les technologies de pointe.

 

Sabine Frantz : Pour parler d'autre BTS, il y a également le domaine médico-social, où des BTS permettent d'accéder à certains métiers. On recrute dans ce domaine, mais je ne connais pas tous les BTS.

 

Brigitte Colin

Que ce soit dans le domaine de la production ou dans le médico-social, on n'a pas forcément besoin d'un BTS pour trouver un emploi. Plus le niveau est élevé, plus il est facile de s'insérer. Mais on peut s'insérer sans BTS. Il y a d’autres parcours possibles. Quand on s’oriente en 3e, on peut passer un CAP ou bac pro. On peut ensuite faire le choix de s'insérer, de quitter le monde de l'éducation, de travailler et puis d'y revenir à travers la  formation continue. C'est important de montrer que pour des jeunes qui, dans un premier temps, font le choix de faire des études courtes, il est possible de reprendre un parcours de formation. C'est vrai dans tous les domaines.

En ce qui concerne le médico-social, on parle de 60 000 emplois à venir en Ile-de-France dans les 10 prochaines années dans ce domaine. C'est un secteur très vaste qui va de l’accompagnement de jeunes enfants jusqu’aux personnes âgées. Il y a le CAP petite enfance, qui  permet de passer les concours pour travailler dans les écoles maternelles. Il y a aussi le BEP carrières sanitaires et sociales, qui sera remplacé par le bac pro accompagnement, soins et service à la personne à la rentrée 2011, et qui ouvre la porte à des formations professionnalisantes, auxiliaires de puériculture par exemple. Il y a aussi les formations technologiques dans ce domaine, qui conduisent au BTS. Il existe une grande variété de formations médico-sociales conduisant à des diplômes très différents. Ce  qui est particulièrement reconnu dans le domaine professionnel, ce sont les diplômes d'état.

 

Sabine Frantz : Le médico-social est  un domaine effectivement très réglementé car on touche à la santé, à des petits à garder et aux personnes âgées à soigner. On conseille donc des diplômes d'état. Et puis, je ne peux pas ne pas parler du diplôme d'infirmière. On en cherche toujours, il y a aussi les aides-soignants, les kinés... Et puis des métiers un peu nouveaux auxquels on ne songe pas forcément, mais par exemple, les métiers autour de  pharmacovigilance qui se développent de par les risques qui peuvent exister. Ces métiers peuvent intéresser des personnes qui ne veulent pas se diriger vers l'aide. Ce sont des métiers un peu spécifiques et pour lesquels il y a des besoins de la part des entreprises.

Question :

Julien : Bonjour, je suis à la recherche d'une formation qualifiante pour le métier de charpentier, j'ai 25 ans, et demeure dans le Val d'Oise. Je suis mobile et peut envisager tout type d'hébergement.

Réponse :

 

Brigitte Colin

Je pense que Julien a une bonne idée de vouloir être charpentier. C'est un métier porteur d'emploi, qui s'inscrit dans la filière du bois, on parle beaucoup de développement durable. Tous les métiers autour de la filière bois ont un avenir certain. On ne peut qu'encourager Julien dans son projet. Je ne connais pas toutes les formations dans le Val d'Oise, je ne sais pas, mais j’invite Julien à aller regarder sur les sites que nous avons évoqués en début de chat.

 

Sabine Frantz : Je suis allée voir sur ce salon des métiers où nous sommes et il y a un stand charpenterie, ce serait bien que Julien vienne voir.  Il y a 5 centres de formation de charpenterie en Ile-de-France .Je n'ai pas les adresses, mais peut-être que sur le stand, Julien pourra trouver des informations. Je voudrais tout de même dire, et je pense que Brigitte sera d'accord avec moi, que quand on a une passion, un métier qu'on veut faire absolument, même s'il n'y a pas de débouchés, il ne faut pas gâcher cela. Il suffit de voir une offre d'emploi, pas 150 000, et cela peut fonctionner. C'est important de regarder ce qui se passe dans le domaine de l'emploi, mais quand on a une vocation...  Par exemple, je pense que pour  charpentier, il y a toute la passion de travailler le bois, au-delà même des débouchés qu'il peut y avoir sur une région. C'est important d'aller au bout de sa passion parce qu'un employeur le verra et le candidat convaincra beaucoup plus. Quand on a une vocation, il ne faut pas la laisser pas tomber.

Question :

OLIVIA : Est-ce que vous connaissez des formations qui débouchent sur des métiers en lien avec l'environnement et le développement durable ?

Réponse :

 

Brigitte Colin : C'est un domaine très très nouveaux, cela émerge, il y a beaucoup d'entreprises, notamment des entreprises qui développent les aspects du développement durable et qui recrutent dans leurs organisations des personnes qui vont les aider à développer cette thématique et à la mettre en avant.

 

Sabine Frantz : C'est hétérogène en termes d'offres d'emploi. Par contre, en termes de formations, les choses émergent et c'est en train de s'affiner.

 

Brigitte Colin : Il n'y a pas encore de formations propres au développement durable. Par contre, on sensibilise les élèves au développement durable. Tous ont cette sensibilité à la sortie de leur formation.

 

Sabine Frantz : Les entreprises sont de plus en plus sensibles à cette question. Par exemple, une entreprise qui possède un parc de bureaux va être sensible à l'économie d'énergie, au recyclage des déchets, etc. Aujourd'hui, les entreprises créent des postes pour permettre à quelqu'un de s'occuper de l'ensemble de ces sujets.

 

Brigitte Colin : Oui, je rebondis. Nous avons des formations spécifiques, des CAP  dans le tri des déchets, l’hygiène, etc. C'est porteur d'emplois, mais les jeunes n'y vont pas du tout. C'est tout à fait dommage. Je pense que les intitulés ne font pas rêver, on est sur des représentations, des clichés. Les jeunes ne viennent pas. Il faudrait changer les intitulés.

 

Sabine Frantz : Derrière le vocable développement durable, on trouve énormément de choses : recyclage, assainissement des eaux, chimie également. Il  y a des métiers qui ne sont pas identifiés comme  relevant du développement durable, mais ils y concourent bien évidemment.

Question :

CARO : Bonjour, j'ai entendu parler de l'école Grégoire Ferrandi. Est-ce difficile d'y entrer ? Je rêve de devenir pâtissier-chocolatier.

Réponse :

 

Brigitte Colin : C'est une école qui est sur l'académie de Paris. Je vais inviter Caro à aller sur le site de l'école parce que je ne connais pas les conditions d'entrée, je ne veux pas dire de bêtises. On peut inviter Caro à faire ce qu'elle a envie de faire parce qu'elle a une vraie motivation. En termes d'emploi, elle ne prend aucun risque. J’ai pu voir les productions qu'on fait les pâtissiers sur le salon, c'est un très, très beau métier...

 

Sabine Frantz : Les métiers de bouche, ce sont des métiers de proximité qui existeront toujours, qu'on ne pourra pas délocaliser, dont on aura toujours besoin. On aura toujours besoin de recruter des cuisiniers. Je faisais le parallèle avec les émissions télévisées qu'on peut voir, les personnes qui sont motivées, passionnées par ce métier. Il y a de vrais besoins, mais il ne faut pas être sur un nuage : ce sont aussi des métiers difficiles. On n'est pas tous des chefs trois étoiles malheureusement, il faut avoir cette réalité de la difficulté du métier à l'esprit. Les jeunes passionnés vont pouvoir dépasser les difficultés de ces métiers-là. Dans ma carrière, à un moment, j'ai travaillé plus spécifiquement dans le domaine de la restauration, et quand on regarde à la télé les plats préparés, cela donne envie. Mais en même temps, on travaille quand les autres ont fini, le soir, le midi, le week-end. Si c'est une voie choisie par défaut, ça va être difficile. Mais si c'est choisi, c'est un très beau métier. Il faut aussi savoir que ce sont des métiers difficiles. Je pense que c'est pour cela qu'ils peuvent entraîner autant de passion de la part de ceux qui les exercent.

 

Brigitte Colin : Oui, d'ailleurs, dans les parcours en termes de formation, il n'est pas rare que les jeunes commencent par un CAP cuisine et continuent en pâtisserie. Ce sont des métiers difficiles, on se lève tôt, on travaille le week-end.

Question :

Stephe : Y a-t-il des formations qui recrutent pour des métiers qualifiés type artistiques ?

Réponse :

 

Brigitte Colin : Dans le domaine artistique, il y a 5 filières différentes. Il y a la filière textile : vous avez dû voir des jeunes filles tout à l'heure sur le salon...  Là on a des CAP et des bacs pro.  Et puis il y a des métiers d'art, avec un diplôme très particulier, le diplôme des métiers d’art (DMA). En broderie par exemple, on a une niche d'emplois, avec des jeunes en nombre très limité que l'on forme chaque année. Après, il y a la filière du spectacle, qui forme des accessoiristes, réalisateurs, techniciens du spectacle, costumiers, qui travaillent dans les théâtres en particulier. Après, il y a la filière bois, l'ébénisterie. Dans le domaine des arts, comme dans les autres, on a du niveau V (CAP) de formation au niveau III (bac + 2).

 

Sabine Frantz : Ce sont souvent des secteurs dans lesquels Pôle Emploi est très peu positionné car on ne recrute pas dans ce secteur comme on recrute un boulanger ou un vendeur. On parlait de broderie, en Ile-de-France, il y a forcément des emplois dans ce domaine, mais il faut être passé par des écoles spécifiques pour être repéré. Il y a contacts directs entre les entreprises qui recrutent et les écoles qui sont au top en la matière. C'est un marché un peu différencié du marché global. Je pense également au spectacle. La spécificité de Pôle emploi en Ile-de-France, c'est d'avoir une agence dédiée à cela. Il y a un site dédié également. Allez voir sur le site de Pôle emploi, vous trouverez le lien pour y accéder, mais ce ne sont pas les mêmes modalités de recrutement, c'est vraiment un champ atypique par rapport au marché.

 

Brigitte Colin : Nous avons les lycées spécialisés qui travaillent de façon étroite avec le monde professionnel et qui proposent des formations aux jeunes, lycées monde du spectacle et lycées métiers du bois.

Question :

bertrand : Vous précisez que l'informatique recrute. En êtes-vous sûres ? Si oui, sur quels métiers ?

Réponse :

 

Sabine Frantz : Je vais rassurer Bertrand en reprenant mes notes sur le sujet. Il y a eu un fléchissement des recrutements dans le domaine informatique, mais aujourd'hui, il y a de nouveaux projets qui se mettent en place et qui montent en puissance. Beaucoup de recrutements identifiés dans le langage de technologies pointues, java, cpp... On a identifié ces besoins, ce sont les entreprises que nous interrogeons tous les ans, c'est ce qu'elles nous disent. Dans l'Internet, il y a beaucoup de recrutements, c'est assez régulier. Les agences web qui recrutent des développeurs d'application pour le web et les Smartphone. Ce sont des métiers qui permettent de nouveau débouchés aux informaticiens. Les mutations technologiques font apparaître de nouveaux besoins. Il y a, par exemple, le « community manager », il a pour mission de créer le buzz  autour d'une marque. Cela fait partie des postes ouverts au recrutement de profils informatiques. Bien évidemment, tout ce qui est réseaux sociaux progresse, on voit que les entreprises développent leur attractivité au travers des réseaux sociaux et qu’elles ont besoin d'informaticiens pour y travailler. J'espère que Bertrand sera rassuré. Il y a aussi les développeurs 2.0, Java système.... ce sont des secteurs où les entreprises auront besoin de recruter.

 

Brigitte Colin : Il y a des formations et des places, notamment avec le BTS d'informatique de gestion. Et puis il y a les cursus à l'université.

Question :

LAURE : On m'a dit que le secteur de la distribution recrutait, connaissez-vous des formations pour devenir responsable d'un magasin type hypermarché ? J'habite à Paris.

Réponse :

 

Sabine Frantz : La distribution est un secteur qui recrute. En Ile-de-France comme dans les autres régions, c'est un métier sur lequel souvent, les jeunes font leur première expérience. Mais ils ne restent pas toujours dans ce domaine, c'est ce qui fait que ce métier recrute régulièrement.

 

Brigitte Colin : Il n'y a pas de formation particulière dans ce domaine, mais on a les écoles de commerce qui préparent aux métiers de la distribution.

 

Sabine Frantz : Si on n'a pas le niveau à l'entrée, c'est un domaine dans lequel on peut accéder en interne : dans la vente en magasin, chef de rayon, puis on progresse. Quand on regarde ce qui se passe, ces postes peuvent être occupés par des jeunes, mais aussi en interne par des jeunes qui sont rentrés avec un niveau de qualification beaucoup plus modeste, et qui ont développé leurs compétences. Dans ce domaine, l'expérience sur le terrain est très appréciée. Les deux voies sont ouvertes.

 

Brigitte Colin : Quel que soit le domaine, on peut commencer avec un niveau de formation, par exemple un bac pro, avoir une activité professionnelle pendant un certain temps qui permet de justifier d'une expérience et permet de prétendre à un nouveau diplôme par la validation des acquis de l’expérience. Vous pouvez vous adresser aux académies, ce sont elles qui délivrent ces diplômes.

Question :

ModerateurChat : Le chat se termine. Nos invitées vont conclure.

Réponse :

 

Sabine Frantz : Je vous redis les quatre domaines porteurs identifiés : la production, la santé, les sciences, l'informatique. Et puis, dans les besoins des entreprises, les commerciaux. Je le répète, mais tout à l'heure en parlant avec Brigitte, nous étions toutes les deux très frappées par le fait qu'il y ait autant de besoins en industriel en Ile-de-France. Alors n'hésitez pas.

 

Brigitte Colin : Il y a des places dans les formations et on n'a pas forcément assez de jeunes, dans le domaine industriel, pour des formations précises : technicien outilleur par exemple. Hélas, ce sont des termes qui ne font pas rêver. C'est un peu dommage d'avoir les entreprises qui attendent ces jeunes formés, et pour nous d'avoir les outils de formation, et de voir les jeunes se diriger vers, par exemple, les métiers commerciaux, et qui auront sans doute des désillusions quand ils les exerceront. Travailler dans l'industrie, ce n'est plus forcément être en bleu et travailler dans le cambouis. On peut avoir la blouse blanche. Il faut être curieux de métiers différents. Il va y avoir des journées portes ouvertes dans les lycées et les CFA,  allez voir. N'allez pas systématiquement au plus près de chez vous, suivre un ami, regardez ce qui se passe, regardez dans les écoles et vous aurez des ouvertures vers d’autres métiers. Moi je suis « DAET ». A 15 ans, je ne rêvais pas de faire ce métier, je ne le connaissais même pas. Et bien aujourd’hui, je peux dire que j’aime ce que je fais et que je suis vraiment épanouie dans ce métier. Les établissements vous ouvrent leurs portes, découvrez ce qu'ils font, sortez des sentiers battus. Merci.

 

Sabine Frantz : Merci à tous et au revoir.

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