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Incertitudes sur le financement des écoles d’ingénieurs en 2011

Le président de la CDEFI, Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs, fait part de son étonnement et de sa colère dans une lettre ouverte adressée au gouvernement.


Le 03/01/2011

 

Selon le projet de loi de finance 2011, les écoles d’ingénieurs françaises dans leur ensemble subiront une baisse budgétaires de 16 %. « Je constate avec regret un décalage manifeste entre [votre] discours, et la réalité à laquelle les écoles françaises d’ingénieurs sont quotidiennement confrontées », écrit Paul Jacquet, le président de la CDEFI, à Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche (MESR), rappelant qu’interpellée sur ce point  un an plutôt, celle-ci avait assuré qu’elle veillerait « à ce que les écoles d’ingénieurs ne soient  pas affectées par l’effort spécifique qu’il convenait de faire en direction de nos universités ».

 

Paul Jacquet déplore également que les écoles d’ingénieurs placées sous la tutelle du MESR ne disposent toujours d’aucune information sur l’allocation de leurs moyens pour l’année 2011 alors même que les grands arbitrages budgétaires sont en cours de finalisation.

 

Selon le président de la CDEFI, cette situation est symptomatique de ce qui pourrait être interprété comme un délaissement des formations françaises d’ingénieurs. « A l’heure où le rang de 5e puissance économique tenu par notre pays n’a jamais été aussi contesté par le dynamisme des pays émergents, le délaissement de nos filières d’ingénieurs paraîtra incompréhensible aux milieux économiques et à la société », prévient-il.

 

Dans sa lettre à la ministre, Paul Jacquet rappelle les performances des formations d’ingénieurs dont les effectifs ont progressé de 112 % au cours des 20 dernières années (contre 35 % pour l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur). Et il souligne que, même en période de crise, les écoles d’ingénieurs maintiennent un taux d’insertion professionnelle à 2 mois supérieur à 75 %.

 

Le président de la CDEFI souhaite que « les écoles d’ingénieurs soient de véritables partenaires de la réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche en France et qu’elles ne soient plus traitées comme une simple variable d’ajustement ». Il prévient que si l‘appel de la CDEFI n’est pas entendu, les écoles d’ingénieurs n’auraient pas d’autre choix que de diminuer en proportion le flux d’élèves dès la rentrée 2011.

 

Avec son traditionnel lot de bonnes résolutions, la nouvelle année amènera-t-elle d’heureuses nouvelles aux directeurs d’écoles d’ingénieurs et aux futurs élèves ingénieurs ? Rendez-vous fin janvier pour faire le point.

 

 

Patricia Holl