Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Sophie Rieunier

Responsable pédagogique de la licence Distech de l’IAE de Paris (75)
Date de l'interview : 29/11/2010

90 % des étudiants ont eu une offre d’embauche de la part de l'entreprise où ils ont fait leur apprentissage.

Maître de conférences en sciences de gestion à l’IAE de Paris (Institut d'Administration des Entreprises - Université Paris I - Panthéon Sorbonne), Sophie Rieunier présente les principaux atouts la licence Distech.

Quels sont les atouts de la licence Distech par rapport aux autres licences pro commerce ?

Les atouts de la licence Distech reposent sur la force de son réseau. Ainsi, les 17 licences labellisées « Distech » sont organisées autour d’une association loi 1901 regroupant des directeurs de ressources humaines de grandes enseignes et l’ensemble des directeurs des études des 17 licences. Ce regroupement est tout sauf virtuel. Cette grande proximité entre le terrain et le monde académique me semble donc être la force de la licence Distech par rapport aux autres licences.
L’effet réseau joue à plein : si un jeune ne peut pas être embauché à la fin de la licence car son enseigne n’a exceptionnellement plus le budget pour le faire, les autres enseignes jouent le jeu et font une proposition à ce jeune pour qu’il trouve du travail très vite. Par ailleurs, le tarif auquel est payé l’apprenti est très intéressant pour lui : 80 % du SMIC pendant toute l’année. Enfin, la formule d’alternance (1 mois à l’université, 1 mois ou 2 en magasin) est très favorable à l’apprentissage : les jeunes sont « à fond » à l’université ou en entreprise ce qui leur permet de s’investir pleinement.

Quelles sont les modalités de sélection des étudiants à l'IAE ?

Pour être retenu, il faut réussir 2 épreuves : la première est une épreuve sur dossier. Tous les dossiers d’étudiants ayant de mauvaises notes ou mauvaises appréciations en BTS ou DUT sont ainsi écartés de la sélection (environ 15 % des dossiers). Puis l’étudiant est convoqué pour une journée d’entretiens. Ces entretiens durent 10 à 15 minutes et sont animés par un directeur des ressources humaines de l’enseigne et un enseignant. L’étudiant peut voir au cours de cette journée entre 2 et 10 enseignes partenaires, selon que son dossier a été repéré ou non par les enseignes. A l’issue de cette journée, nous élaborons une liste des étudiants retenus. Un contrat d’apprentissage leur est automatiquement proposé par l’une des enseignes du réseau.

Comment se déroule la formation ?

Les étudiants alternent des périodes « entreprise » et des périodes « universitaires ». Sur chaque période, il y a un référentiel qui a été défini avec les enseignes pour qu’ils apprennent petit à petit leur métier. A l’IAE, les étudiants ont 7 h de cours par jour, du lundi au vendredi. En magasin, ils sont aux 35 h.

Quelles fonctions vos apprentis occupent-ils dans les entreprises ?

Pendant la formation, ils sont apprentis et assistants au chef de rayon. Après la formation, ils sont embauchés comme chef de rayon. Après 4 années d’expérience, un étudiant motivé peut prétendre à des fonctions de directeur de magasin sur des surfaces spécialisées ou à des fonctions de chef de secteur dans les hypermarchés.

L’insertion sur le marché de l’emploi est-elle bonne ?

Elle est très bonne. Sur la promotion sortante, 90 % des étudiants ont eu une offre d’embauche de la part de leur entreprise. Les 10 % restant n’en ont pas eu parce qu’ils ont dit à l’entreprise qu’ils ne souhaitaient pas rester après leur apprentissage car ils voulaient monter leur propre entreprise. Les postes occupés sont de type « managers de rayon ». Les salaires perçus sont en moyenne de 20 000 euros nets par an avec les primes. Sur la promotion sortie en septembre 2009, 60 % des étudiants sont finalement restés dans leur entreprise.

Quels conseils donnez-vous aux jeunes qui souhaitent intégrer la licence Distech de
l'IAE de Paris ?

Une jeune qui souhaite intégrer la licence Distech doit tout d’abord avoir envie de continuer ses études et d’étudier sérieusement. Ensuite, il doit être passionné par la distribution et être certain de vouloir en faire son métier final. Le mieux pour lui est d’avoir fait un premier stage ou un emploi d’été dans ce secteur pour s’assurer qu’il lui convient. Ensuite, il doit réfléchir à l’enseigne dans laquelle il aimerait faire son apprentissage et se renseigner sur cette dernière, aller en magasin, interroger un chef de rayon sur son travail au quotidien. Enfin, nous cherchons des étudiants humbles, dynamiques et travailleurs. Le travail en magasin demande de savoir se remettre en cause constamment et une bonne dose d’humilité n’est pas superflue pour ceux qui veulent réussir dans ce domaine.

Propos recueillis par Patricia Holl