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Des diplômés de lettres et de sciences humaines en mal de reconnaissance

Si l’enseignement est un débouché important pour les sciences humaines et sociales, d’autres emplois sont possibles, notamment dans le secteur privé, à condition de savoir valoriser ses compétences.


Depuis une dizaine d'années, avec la création de l'ANVIE, Association nationale de valorisation interdisciplinaire des sciences humaines et sociales auprès des entreprises, puis du CDHSS, Conseil pour le développement des humanités et des sciences sociales, les pouvoirs publics souhaitent davantage mettre en valeur les sciences humaines et sociales. Elles regroupent les filières de lettres et sciences humaines (LSH) et de droit-économie-gestion.

 

En mai 2010, le CDHSS a publié un rapport sur l'insertion des diplômés de 2004. Celui-ci montre que les conditions d’accès au marché du travail et les parcours varient très fortement entre les diplômés de lettres et sciences humaines et ceux en droit-économie-gestion.

 

Féminisées à près de 80 %, les filières LSH (lettres, langues, linguistique, histoire, géographie, psychologie, sociologie et philosophie), majoritairement universitaires, sont rarement choisies par défaut. Elles font suite à un bac L pour moitié et à un bac ES pour un quart des étudiants concernés. Ces bacheliers ont en général une idée précise du métier qu'ils souhaitent exercer.

 

Un diplômé en LSH sur 2 est entré sur le marché du travail avec une licence et a souhaité devenir enseignant. En 2007, 37 % des diplômés en LSH exercent dans le corps professoral (professeur des écoles, enseignant du 2de degré, conseiller d'éducation), contre 8 % des diplômés en droit-économie-gestion.

 

Les diplômés en LSH ont un parcours universitaire plus linéaire et sont moins nombreux à se réorienter que ceux en en droit-économie-gestion. 

 

Plus de 80 % des diplômés en LSH ont un emploi, 3 ans après leur sortie, ce qui les différencie peu des diplômés en droit-économie-gestion. Ils sont en revanche beaucoup plus nombreux à travailler dans le secteur public (plus de 50 % contre 25 %).

 

Seuls 37 % des diplômés en LSH occupent un emploi dans le secteur privé, contre 70 % des diplômés en droit-économie-gestion, avec aussi des conditions moins favorables en matière de niveau de responsabilité, de contrat (accès en CDI moins fréquent) et de rémunération. Les entreprises ont trop tendance à méconnaître leurs compétences et leurs aptitudes. 

 

Ombre noire au tableau : la réduction actuelle des recrutements dans la fonction publique (notamment à l’Education nationale) risque de freiner l’attrait pour les filières LSH.

 

Téléchargez l'étude du CEREQ.

 

A noter : Depuis la réforme des concours de l’enseignement, un bac + 5 est désormais obligatoire pour se présenter.

 

Annie Poullalié