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Bilan positif pour les écoles de la 2e chance

Un colloque organisé le 26 octobre 2010 au Carrousel du Louvre, à Paris, a mis en avant les bons résultats obtenus par les écoles de la 2e chance en matière d’insertion.


Chaque année, 150 000 jeunes sortent du système scolaire sans diplôme en poche. Désœuvrés ou ballotés d’un petit boulot à un autre, ils se retrouvent, passés 20 ans, sans pouvoir se projeter dans l’avenir.

 

Les écoles de la 2e chance, dont la première est née en 1997 à Marseille, offrent une solution à 20 % de ces jeunes : accompagnement individualisé, remise à niveau dans les matières fondamentales, stages pour découvrir les métiers et élaboration d’un projet professionnel, reconquête de la confiance en soi… Le cursus dure 6 ou 7 mois en moyenne, parfois plus. Il aboutit à la signature d’un contrat de travail ou d’alternance, ou mène vers une entrée en formation qualifiante ou diplômante.

 

En ouverture du colloque, Olivier Jospin, président de la conférence des présidents des écoles de la 2e chance, a salué  les « 59 % de sorties positives des écoles de la 2e chance », précisant que la plupart des jeunes se tournent « vers les métiers en tension » dans la grande distribution, la propreté, ou encore le BTP. Toujours selon Olivier Jospin, « les écoles de la 2e chance ont su répondre à l'urgence sociale en créant un consensus entre la droite et la gauche, entre les écoles et les entreprises ».

 

Les écoles de la 2e chance sont financées à parts presque égales par les Régions, les entreprises et l’Etat. Le réseau compte actuellement 63 sites-écoles dans 14 régions (*) et offre environ 9 000 places par an. L'objectif cible est de 12 000 places et au moins une école par département.

 

Deux tables rondes ont été organisées dans le cadre du colloque. Donnant la parole aux entreprises puis aux institutionnels, sous le regard averti de Fadela Amara, secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville, ces temps d’échanges ont souligné l’unanimité qui existe autour du réseau E2C.

 

En définitive, seuls les bénéficiaires du dispositif, dont une centaine assistaient au colloque, se sont montrés sceptiques. Les nombreuses questions qu’ils ont posées aux entreprises présentes (EDF, La Poste, Volvic, etc.) ont laissé entrevoir un profond désarroi. Evoquant tour à tour les « stages placards », les « mauvais » tuteurs, les difficultés de transport, l’importance accordée à l’apparence ou encore l’orientation subie, ils ont fait prendre conscience à tous que l’avenir dans lequel ils peuvent se projeter grâce aux écoles de la 2e chance est, malgré tout, un avenir qui leur semble bien sombre.

 

 

(*) L’Ile-de-France réunit 18 écoles de la 2e chance. Un 19e site ouvrira bientôt ses portes à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine (92), seul département francilien resté en marge du dispositif jusqu’à maintenant.