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Bac + 3 et plus : 8 jeunes sur 10 ont un emploi un an après l’obtention de leur diplôme

Selon le dernier baromètre de l’APEC, la situation des jeunes diplômés du supérieur un an après leur entrée sur le marché du travail est globalement positive.


Posséder un haut niveau de diplôme demeure un atout pour l’insertion professionnelle. C’est ce que confirme le dernier baromètre des jeunes diplômés de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) publié en avril dernier.

 

Réalisé auprès d’un échantillon représentatif de jeunes diplômés en 2015 d’un bac + 3 et plus, il montre que 12 mois après la fin de leur formation ceux-ci sont 82 % à occuper un emploi et 92 % à avoir déjà travaillé.

 

 

Des conditions d’emploi différentes selon le niveau de diplôme et la discipline


L’insertion professionnelle est globalement identique quel que soit le niveau de diplôme. Ainsi un an après la fin de leurs études supérieures, les diplômés de niveau bac +3/4 sont 8 sur 10 à être en emploi, sans différence notable par rapport aux Bac +5 et plus. Il en est de même à 6 mois, avec un taux d’emploi identique, à 64 %, pour ces deux groupes.

 

Les bac +3/4 se distinguent en revanche sur les conditions d’emploi : ils sont seulement 45 % à disposer d’un CDI, contre 55 % des bac + 5 et plus, et ne sont que 9 % (contre 53 % des bac +5 et plus) à occuper un poste cadre.

 

Des différences apparaissent également avec la discipline du diplôme. Ainsi, si les jeunes diplômés de bac +3/4 en sciences fondamentales affichent une très bonne insertion professionnelle (93 % des jeunes occupent un emploi 12 mois après la sortie de leur formation), alors que la situation est moins favorable pour les diplômés de bac + 5 et plus dans la même discipline (68 % sont en emploi).

 

A l’inverse, les diplômés de bac + 5 et plus en sciences humaines et sociales ont une meilleure insertion (87 % sont en emploi) que les diplômés de bac +3/4 dans la même discipline (75 %). Quel que soit le niveau de diplôme enfin, les diplômés de lettres, langues et arts sont ceux pour qui l’entrée dans l’emploi est la plus difficile, avec un taux d’emploi de 76 % pour les bac +3/4 et de 77 % pour les bac + 5 et plus.

 

Un tiers des jeunes ont trouvé leur poste actuel en consultant une offre d’emploi


Bien qu’ils perçoivent la situation de l’emploi comme étant globalement difficile, les jeunes diplômés trouvent assez rapidement du travail. Pour les bac + 5 et plus, 2 mois et demi de recherche en moyenne ont été nécessaires pour trouver un emploi (pour 3 jeunes sur 10, la recherche a duré moins de un mois).

 

Un tiers de ces jeunes ont trouvé l’emploi qu’ils occupaient au moment de l’enquête en consultant une offre d’emploi (dont 33 % par une offre sur un site internet autre que celui de l’entreprise ou des différents organismes pour l’emploi). Le second moyen de recherche utilisé est le dépôt de CV sur Internet (15 %), ex-aequo avec le réseau de relations ou la cooptation. L’envoi d’une candidature spontanée a permis à 14 % des jeunes diplômés d’obtenir leur emploi.

 

Enfin, les jeunes diplômés de bac + 5 et plus sont globalement satisfaits de l’emploi qu’ils occupent un mois après la fin de leurs études. Seuls 24 % décrivent leur emploi comme un « job alimentaire ». A l’inverse, trois jeunes diplômés sur quatre estiment exercer une activité qui correspond vraiment à leurs attentes, ainsi qu’à leur niveau de qualification et à leur discipline de formation.

 

Consulter le Baromètre APEC jeunes diplômés 2017.

 

Raphaëlle Pienne