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Quel avenir pour l'Enseignement supérieur et la Recherche ?

Bertrand Monthubert a remis le 31 janvier 2017 à Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon un Livre Blanc sur la stratégie de la France dans l'enseignement supérieur. Zoom sur les principales propositions.


Le 03/05/2017

 

L’évolution très rapide des compétences requises rend impérative l’élévation du niveau de qualification, la formation des individus tout au long de la vie et la flexibilité des parcours. Les modalités de formation se diversifient avec l’appui des technologies numériques.

 

Du fait de cette évolution, on constate au niveau mondial une explosion de la demande de formation de niveau supérieur. Les dépenses d’enseignement supérieur ont ainsi augmenté de 30 % au niveau mondial entre 2005 et 2013. Parallèlement on constate une augmentation des dépenses de R&D et un engouement pour la science.

 

Ainsi, un comité du Livre blanc de l'enseignement supérieur et de la recherche a été formé en juin 2016, dont la présidence a été confiée à Bertrand Monthubert. L'objectif était d'articuler la Stratégie nationale de la recherche (SNR), la Stratégie nationale de l'enseignement supérieur (StraNES), la Stratégie nationale des infrastructures de recherche, ainsi que la Stratégie nationale de culture scientifique, technique et industrielle en cours d'élaboration.

 

Ce Livre Blanc précise les mesures mises en œuvre dans le cadre de cette stratégie globale ainsi que les moyens nécessaires. Il présente ainsi le bilan des premières mesures de mise en œuvre de la SNR et de la StraNES. Il identifie les enjeux à venir et prioriser les actions au sein de ces stratégies à 10 ans et établit une programmation budgétaire sur le court et le moyen terme, pour l'application de ces deux stratégies.

 

Quels budgets pour l'Enseignement supérieur et la recherche ?

 

Pour réussir la mise en œuvre des stratégies nationales de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, une augmentation des moyens est nécessaire. L’Etat devra ainsi augmenter ses dépenses de 10 milliards d’euros en 10 ans. Le budget 2017 prévoit d’ores et déjà une augmentation de 850 M€ de crédits budgétaires, auxquels il faut ajouter les crédits des PIA 2 et 3 (300 M€ par an).

 

  • Pour l'enseignement supérieur : entre 1 550 M€ et 3 000 M€

Ces moyens sont évalués en fonction de l’augmentation du nombre d’étudiants (entre 335 000 et 735 000 étudiants supplémentaires prévus en 10 ans) pour soutenir l’augmentation de la qualité de l’enseignement.

 

  • Pour la recherche : 840 M€
Cette enveloppe budgétaire comprend une augmentation des crédits de base des laboratoires (350 M€), des moyens de l’ANR (350 M€) ainsi que des moyens pour les infrastructures de recherche est prévue.

 

  • Pour améliorer l'attractivité des carrières : 785 M€

Des dotations d’accueil (prime d’attractivité de 3 500 € par an et dotation recherche de 10 000 € par personne recrutée) sont prévues.

 

Les axes stratégiques pour l'avenir

 

  • "Construire une société apprenante et soutenir l'économie française", en valorisant les compétences nécessaires pour évoluer dans un monde complexe et en transformation rapide ; en élevant le niveau général de qualification (objectif : 60 % d’une classe d’âge diplômée de l’enseignement supérieur) ; en faisant de la formation tout au long de la vie (FTLV) une réalité au cœur de la stratégie des établissements.

 

  • "Développer la dimension européenne et l’internationalisation de l'enseignement supérieur français" notamment en accueillant mieux les étudiants étrangers et en augmentant la mobilité sortante, en particulier pour les étudiants les plus modestes.

 

  •  "Favoriser une réelle accession sociale et agir pour l’inclusion", notamment en repensant les processus d’orientation et en diversifiant les cursus.

 

  • "Inventer l’éducation supérieure du XXIe siècle", en privilégiant une pédagogie active, intégrant les apports du numérique et appuyée sur la recherche.

 

  • "Répondre aux aspirations de la jeunesse" en dynamisant les campus, en valorisant l’engagement étudiant, en assouplissant les parcours.

 

L’objectif d’atteindre 3 % du PIB (contre 2,23% actuellement) pour les dépenses de R&D fait partie des 5 objectifs d’Europe 2020.

 

Sandrine Damie