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Les parents face à l'orientation scolaire

L'Etudiant a réalisé une enquête auprès de parents pour recueillir leur point de vue sur l’orientation scolaire des lycéens et des étudiants.


Le 16/12/2016

 

A l'occasion du Salon de l'Etudiant spécial Parents en octobre dernier, L'Etudiant a commandé à l'Ifop une enquête sur les parents face à l'orientation scolaire des lycéens et des étudiants.

 

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 603 parents d’enfants scolarisés dans un lycée ou dans un établissement de l’enseignement supérieur, extrait d’un échantillon national représentatif de 4 286 personnes âgées de 18 ans et plus.

 

Ainsi, 64 % des parents se sentent bien informés pour aider leur enfant.

On constate une forte relation entre le sentiment d'être bien informé pour aider son enfant à s'orienter et la profession des parents : 59 % des ouvriers estiment être bien informés contre 66 % des employés et 70 % des cadres supérieurs.

 

A noter : plus les échéances importantes approchent, moins l'information paraît suffisante pour les parents  : seuls 50 % d'entre eux ayant un enfant en terminale estiment être bien informés contre 72 % des parents des lycéens de seconde.

 

Concernant APB, le système d'affectation dans le supérieur, plus d'un utilisateur sur deux exprime un sentiment de malaise avec cet outil (54%). Il est toutefois à noter que 85 % des parents connaissent l'existence d'APB.

 

Sur les critères qui les influencent le plus pour l'orientation de leurs enfants, les parents donnent clairement la priorité à l'emploi. Les débouchés et perspectives d'embauche sont cités par 60 % des parents, devant l'épanouissement personnel (43 %), la rémunération attendue (21 %), ou encore le statut social qui en découle (8 %).

 

 

Un grand pessimisme parental sur l'avenir de leurs enfants

 

Seuls 18 % des parents estiment que la situation professionnelle de leur enfant sera meilleure que la leur, quand ils sont 43 % à estimer qu'elle sera équivalente et 39 % à penser qu'elle sera plus mauvaise.

 

Bon à savoir : cette crainte de déclassement est forte chez les chefs d'entreprise (52 %) et les CSP+ (42 %).

 

Parmi les sources de préoccupation le plus fréquemment citées par les parents, la crainte que le diplôme ne permette pas d'avoir des revenus suffisants (67 %) et donne accès à peu de débouchés (63 %).

 

Mais si l'on regarde le détail des résultats, les sources de préoccupation ne sont pas les mêmes selon la catégorie socioprofessionnelle : la première source de préoccupation parmi les CSP+ est que le diplôme ne permette pas d'avoir des revenus suffisants, alors que les parents ouvriers citent en priorité les problèmes d'insécurité à l'école.

 

Sandrine Damie