Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Toujours plus de jeunes engagés !

Entre 2000 et 2013, la part d’étudiants se déclarant membres d’une association étudiante est passée de 12 % à 26,7 %.


Le 17/10/2016

 

 

A partir des données de l'enquête Conditions de vie des étudiants 2013, OVE Infos n°33 intitulé "Engagements étudiants et sentiment d'intégration". s'interroge sur les formes d'engagement étudiant et analyse les effets que celui-ci peut avoir sur le sentiment d'intégration et la réussite universitaire des étudiants.

 

L'auteur, Claire Thoury, est doctorante en sciences de l'information et de la communication à l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3.

 

L'étude constate que l’engagement syndical n’évolue pas ou peu tandis que le fait associatif étudiant connaît une montée en puissance. Entre 2000 et 2013, la part d’étudiants se déclarant membres d’une association étudiante est passée de 12 % à 26,7 %.

 

Qui s'engage ?

 

Les étudiants engagés sont majoritairement des hommes (53 % des membres d’associations, 57 % des élus, 57,6 % des adhérents syndicaux).

 

Paradoxe : ce résultat est convergent avec le résultat d’autres enquêtes montrant que si les associatifs étudiants ont un discours en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes, les postes à responsabilités restent toutefois très majoritairement occupés par des hommes.

 

Par ailleurs, une forte disparité selon les catégories sociales est observé avec une surreprésentation de l'engagement des jeunes issus de catégories sociales "supérieures". L’effet de l’origine sociale semble donc avoir pris de l’importance depuis l’enquête de 2006 puisqu’à partir de cette dernière, Houzel soulignait la faible influence de l’origine sociale sur ’engagement associa tif étudiant.

 

 

Les profils des étudiants engagés

 

Suite à ses travaux d'études, Guillaume Houzel a proposé une typologie des profils des étudiants engagés : le représentant, l’intervenant, l’entreprenant.

 

Le représentant est l’élu étudiant : il est la forme la plus traditionnelle de l’engagement étudiant. Il peut être défini comme "celui qui, sensible aux questions statutaires, assume un rôle de gestion ou une parole collective".

 

L’intervenant est celui qui défend les actions concrètes. Son engagement se veut

non contraint mais aussi réversible, le projet mené a plus d’importance que la structure dans laquelle il s’inscrit. L’engagement est ici avant tout individuel bien que tourné vers le collectif : il est individuel dans la mesure où l’identité du bénévole n’est pas effacée au profit de celle de l’association.

 

Enfin, la dernière figure est celle de l’entreprenant. Il est celui qui crée une association, qui porte les initiatives. Il conçoit le projet, qu’il souhaite maîtriser comme un tout, souvent avec quelques amis.

 

Un muti-engagement

 

L'enquête Conditions de vie des étudiants 2013 de l’OVE révèle un certain nombre de croisements entre les différents engagements. Par exemple, on note que 6,2 % des étudiants engagés dans une association sont aussi membres d’un syndicat étudiant et qu’à l’inverse, 58,7 % des étudiants syndiqués déclarent être membres d’une association.

 

Ce dernier résultat peut notamment s’expliquer, d’une part, par un multi-engagement de la part de certains étudiants et, d’autre part, par un désaccord dans la définition qui est donnée d’un syndicat étudiant. L'étude souligne que "les syndicats étudiants n’existent pas en tant que tels puisque les organisations étudiantes qui se définissent comme des syndicats ont le  statut d’association loi 1901."

 

Les étudiants engagés se sentent-ils bien intégrés dans leurs formations ?

 

D’après l’enquête Conditions de vie des étudiants 2013, 45,9 % des étudiants syndiqués se disent satisfaits voire très satisfaits de leur intégration à la vie de leur établissement et 59,4 % d’entre eux se sentent intégrés au groupe d’étudiants de leur formation. Le sentiment d’intégration de ces étudiants à leur campus est donc nettement plus important que la moyenne globale (34,5 % contre 45,9 %) tandis que leur sentiment d’intégration au groupe d’étudiants de leur formation est plus bas (60,9 % contre 59,4 %).

 

Concernant les étudiants élus, ils se disent satisfaits de leur intégration à la vie de l’établissement à 56,7 % et satisfaits de leur intégration au groupe d’étudiant de leur formation à 69,7 %. Dans un cas comme dans l’autre, leur sentiment d’intégration est nettement plus élevé que celui de la moyenne des enquêtés.

 

Parmi les étudiants adhérents d’une ou plusieurs associations, 48,5 % d’entre eux déclarent se sentir intégrés à leur campus et 70,6 % se disent intégrés au groupe d’étudiants de leur formation.

 

Bon à savoir : l’enquête de l’OVE révèle que les étudiants engagés, qu’ils soient élus étudiants ou membres d’un syndicat et/ou d’une association étudiante réussissent proportionnellement mieux leurs études que les autres.

 

 

Sandrine Damie