Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Cécile Kanitzer

Conseillère para-médicale à la Fédération Hospitalière de France
Date de l'interview : 04/11/2015

Il n’y a pas de cloisonnement des spécialités dans les hôpitaux. Dans 99 % des cas, les professionnels de santé fonctionnent en équipe pluridisciplinaire dans le cadre d’un parcours de soins.

Cécile Kanitzer nous apporte son œil d'expert sur l'exercice des métiers de la rééducation en milieu hospitalier.

Comment sont représentés les métiers de la rééducation au sein des hôpitaux ?

Ces métiers sont peu présents en nombre. Ceux que l’on rencontre le plus dans les hôpitaux sont les diététiciens, qui sont aussi bien impliqué dans les programmes de soins que dans la production alimentaire de l’hôpital, et les kinésithérapeutes, qui prennent part au processus de rééducation afin de permettre aux patients une sortie de l’hôpital dans les meilleures conditions possibles. Tout comme les psychomotriciens, qui sont quant à eux bien moins présent dans les hôpitaux.  Idem pour les pédicures, à qui l’on peut faire appel pour préparer un retour à la marche par exemple.  Les orthophonistes sont sollicités généralement pour une évaluation suite aux soins afin de détecter une déficience, que ce soit en pédiatrie ou suite à une chirurgie, afin de prévenir des symptômes maxillo-faciaux. En résumé, si ces métiers sont peu représentés, c’est notamment dû au fait que l’hôpital n’a pas vocation à effectuer de la rééducation, tout au plus de l’initier dans le but de permettre aux patients un retour à leur domicile dans les meilleures conditions possible. En outre, les rééducateurs contribuent à la prévention des pertes d’autonomie dès l’hospitalisation.

Ont-ils un statut particulier par rapports aux autres métiers du corps hospitalier ?

Tous les métiers présents à l’hôpital font partie de la fonction publique hospitalière. A ce titre, les praticiens de la rééducation sont considérés de la même manière que les autres corps de métiers. Ces postes sont généralement accessible sur concours, et ont le statut de catégorie A ou B.

Comment se passe la relation entre les métiers de la rééducation et ceux des autres branches ?

Il n’y a pas de cloisonnement des spécialités dans les hôpitaux. Dans 99 % des cas, les professionnels de santé fonctionnent en équipe pluridisciplinaire dans le cadre d’un parcours de soins. Face à chaque situation médicale, un raisonnement se fera en y associant toutes les spécialités nécessaires. De fait l’hôpital n’a pas pour objectif de faire de la prestation de service, les spécialistes de la rééducation ne sont donc pas amenés à faire des consultations indépendamment des parcours de soins. Hors mis quelques cas très particuliers dans le cadre de l’accompagnement post-opératoire.

Les différents métiers de la rééducation se pratiquent beaucoup en cabinet indépendant. Les différences de pratiques doivent être nombreuses comparées au fait d’exercer en hôpital. Quelles sont les différences qui peuvent être rencontrées dans l’organisation du travail ?

Comme je le disais précédemment, les praticiens présents dans les hôpitaux ne sont pas amener à faire de la consultation isolée d’un parcours de prise en charge, avec un enchaînement de rendez-vous et des patients. Et par extension une perte de maîtrise des horaires de travail. Ils sont donc amenés à faire des horaires « classiques », hors cas d’urgence. Cas particulier, les kinésithérapeutes peuvent être amenés à exercer le week-end.

Autre avantage d’exercer en milieu hospitalier, le fait d’exercer dans un collectif organisé, avec des praticiens de diverses spécialités. La possibilité également de pouvoir faire de la recherche ou encore de bénéficier d’un plan de formation continue.

 

Propos recueillis par Christophe Lacôte