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L’insertion professionnelle des ingénieurs diplômés en 2014

Depuis 1993, la CGE, Conférence des grandes écoles publie, en collaboration avec l’Ensai, Ecole nationale de la statistique et de l’analyse de l’information, une enquête sur l’insertion des jeunes diplômés de ses écoles membres. Zoom sur les principaux résultats.


Le 23/12/2015

 

Cette enquête sur l'insertion professionnelle des ingénieurs diplômés est réalisée chaque année avec les mêmes indicateurs et dans des conditions semblables, ou du moins compatibles, afin de permettre la comparaison des séries de données dans le temps et la mise en évidence de tendances à moyen terme.

 

Pour la promotion 2014, 136 écoles d’ingénieurs ont participé à cette enquête et 20 425 réponses exploitables ont été analysées. Il s’agit ainsi de 75,4 % des diplômés des écoles répondantes, soit plus de 63 % du total des ingénieurs des écoles membres de la CGE diplômés en 2014. Il est à noter que le nombre d’écoles d’ingénieurs participantes est en hausse régulière, avec une progression de 7 % par rapport à l’année dernière.

 

La 23e  édition de l’enquête sur l’insertion des jeunes diplômés de la CGE montre une progression sensible des recrutements pour les ingénieurs diplômés en 2014 par rapport à l’année précédente : 63,4 % se déclarent en activité professionnelle au 1er trimestre 2015, contre 62,6 % au 1er trimestre 2014. Globalement, le taux d’insertion professionnelle des ingénieurs après 3 à 5 mois est donc satisfaisant, avec une grande majorité de jeunes diplômés recrutés rapidement.

 

Même constatation après 12-15 mois sur le marché du travail : 80% des ingénieurs ayant répondu se déclarent actifs (en activité professionnelle ou en volontariat).

Cependant, ce mouvement s’accompagne d’une augmentation de la proportion d’ingénieurs en recherche d’emploi au moment de l’enquête, passant de 15,9 % pour la promotion 2013 à 16,5 % pour les diplômés de 2014.

 

La part des femmes ingénieures en recherche d’emploi est significativement plus importante (18,9 %) que celle des hommes (15,4 %).

 

Néanmoins, après 12-15 mois sur le marché du travail, seuls 6,2 % des jeunes ingénieurs sont à la recherche d’un emploi.

 

Une poursuite d'études en baisse

 

Le pourcentage d’ingénieurs diplômés en 2014 qui poursuivent des études (15,5 %) a diminué par rapport à celui des diplômés en 2013 (16,1 %). Cette baisse est liée à une diminution des inscriptions en doctorat cette  année : 7,5 % des jeunes ingénieurs en 2013 , alors qu’ils sont 6,9 %pour la promotion  2014.Il faut noter que ces taux ne tiennent pas compte des thèses sous contrat CIFRE, qui sont classées dans la catégorie «en activité professionnelle».

 

Et la création d'entreprise ?

 

Le pourcentage d’ingénieurs ayant un projet de création d’entreprise, bien qu’encore faible, a presque doublé comparativement à la promotion de 2013, passant de 0,4 % à 0,7 %. La création d’entreprise ne couvre ici que les états de projet, les créateurs d’entreprise en activité étant classés parmi les diplômés « en activité professionnelle ».

 

Des ingénieurs majoritairement en poste

 

Le taux net d’emploi des ingénieurs diplômés en 2014 est de 80 % et 76,3 % d’entre eux ont trouvé un emploi moins de deux mois après l’obtention de leur diplôme d’ingénieur. Comme les années précédentes, la grande majorité des jeunes ingénieurs en emploi en France est en CDI (72,9 %).

 

Comme l’année dernière, les résultats de cette enquête mettent en évidence l’importance de l’immersion professionnelle durant la scolarité. En effet, 33,6 % des emplois occupés sont obtenus à la suite du stage de fin d’études. Le second principal moyen pour accéder à l’emploi est Internet, mentionné dans 25,7 % des cas lorsque l’on additionne le pourcentage d’emplois trouvés à l’aide des sites spécialisés type Apec (16 %), ceux des entreprises (7 %) et les réseaux sociaux (2,3 %). Ces résultats sont très proches de ceux recensés l’année précédente.

 

Parmi les ingénieurs diplômés en 2013 et en activité au moment de l’enquête, 50 %

travaillent en province (y compris DOM-TOM), 36 % en Ile-de-France et 15 % à l’étranger.

 

Sandrine Damie