Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Matthieu Bagory

Développeur d'application smartphone
Date de l'interview : 01/09/2015

J'aime le côté créatif du métier : on se retrouve face à une "feuille blanche" et tout est possible.

Alors que les profils de développeur sont largement plébiscités par les recruteurs, zoom sur le parcours d'un développeur francilien en free-lance.

Quel a été votre parcours de formation ?

J'ai étudié à l'ICAM à Toulouse, une école d'ingénieur Arts et Métiers, puis un doctorat en imagerie médicale à l'université Lyon 1.

Avez-vous commencé à coder dès le lycée avant même de choisir votre orientation ?

Je me suis intéressé à l'informatique dès le collège, et j'ai commencé à coder en école d'ingénieur lors de travaux pratiques et de stages.

Vous avez fait des études d'ingénieur... et vous avez choisi de devenir développeur. Comment s'est opérée la transition ?

Ce que j'aime dans le métier d'ingénieur, c'est d'apprendre à apprendre. Je me suis donc auto-formé. Le développement évolue constamment, mais il existe de nombreux blogs et tutoriaux très bien faits. La courbe d'apprentissage est longue, et il faut donc un objectif motivant et du temps. J'avais une idée d'entreprise, Pleazup, une app mobile de partage d'idées de cadeaux, et un licenciement économique m'a permis de m'y consacrer à 100 %. 

Qu'aimez-vous dans les activités d'un développeur ?

J'aime le côté créatif du métier : on se retrouve face à une "feuille blanche" et tout est possible. C'est également très gratifiant de pouvoir tester rapidement une nouvelle idée et d'en voir le résultat concret sur son téléphone.

Quel a été votre premier emploi ? Qu'avez-vous retenu de cette première expérience ?

Les compétences que j'ai acquises en créant Pleazup sont précieuses, et j'ai pu capitaliser dessus en montant LowCode, une agence de développement pour entrepreneurs et startups. Ma première mission fut le développement de LIVE!, une application de partage de vidéos personnalisées pour Messenger. J'en ai retenu la satisfaction d'accompagner des entrepreneurs passionnés par leurs projets.

Depuis un peu plus d'un an vous vous êtes lancé en indépendant. Pourquoi ce choix ? Sur quel secteur vous positionnez-vous ?

Etre free-lance permet à la fois de vivre de ses compétences, tout en étant flexible sur le "timing" et les missions qu'on entreprend. Je m'adresse aux jeunes startups et aux entrepreneurs, en apportant plus de conseil et d'agilité que le développement offshore, et des tarifs plus abordables qu'une agence classique, en capitalisant sur l'open-source, en intégrant le design, et en externalisant le backend.

Qu'appréciez-vous dans le fait de travailler en free-lance ?

J'aime le plaisir d'entreprendre : c'est une montagne russe émotionnelle, mais la vie devient réellement plus intense ! J'aime également la flexibilité, le fait de pouvoir travailler de n'importe quelle borne wifi dans le monde.

A quoi ressemble votre quotidien de free-lance ?

Je travaille principalement depuis un espace de coworking à Paris: le Numa. Je consacre généralement quelques heures le matin pour répondre à des devis, étudier la faisabilité de projets, et faire de la veille technologique et business. Le reste de la journée est consacré au développement, pour des clients ou sur mes propres projets.

En quoi prendre en compte l'expérience utilisateur est-elle aujourd'hui incontournable dans votre quotidien ?

L'expérience utilisateur est cruciale dans une application mobile : c'est la principale interface entre vos clients et ce que vous leur offrez. C'est d'autant plus important lorsque vous répondez à un besoin latent, pour lequel il faut accompagner l'utilisateur dans sa compréhension de la valeur ajoutée de l'application.

Quelle part de votre temps consacrez-vous à la prospection de clients et à la gestion administrative de vos activités ?

Environs un tiers de mon temps. L'administratif est léger comme auto-entrepreneur, mais la prospection est assez chronophage au début, car il faut d'abord convaincre par son discours plus que par son portfolio. Par la suite, le bouche-à-oreille prend le relais.

Vous avez fait le choix de vous inscrire sur la plateforme Hopwork pour faire connaître vos compétences et activités. Comment se passe l'inscription ?

L'inscription se fait très simplement : il s'agit de remplir un profil indiquant son parcours, ses compétences, et son portfolio. Le process est flexible et bien conçu.

La plateforme vous a-t-elle permis d'élargir vos contacts / votre clientèle ?

Hopwork contribue à plus de la moitié de mes contacts de façon organique, sans démarchage.

Enfin, quels conseils pourriez-vous donner à un jeune avant qu'il se lance dans l'aventure de free-lance ? 

Je lui conseille de persévérer. Plusieurs mois peuvent être nécessaires avant de décrocher son premier contrat, mais le bouche-à-oreille sur une mission réussie sera son meilleur marketing. Il serait dommage de se décourager avant d'avoir franchi ce cap !

Propos recueillis par Sandrine Damie (août 2015)