Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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L’apprentissage en voie de reprise

Le nombre de nouveaux contrats d’apprentissage a enregistré une baisse de 3 % en 2014 (265 000 contrats). Un chiffre qui nécessite d’être contrasté, des disparités existant entre l’enseignement secondaire et celui du supérieur.


Le 7/08/2015

 

En juillet dernier, la DARES (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) publiait son étude sur le recrutement dans le secteur de l’apprentissage. Si on constate que la tendance reste à la baisse (- 8 % en 2013, - 4 % en 2014), elle est cependant à nuancer en fonction du niveau d’étude (secondaire ou supérieur) et du secteur d’activité (construction, tertiaire, …). Des effectifs dont le tiers sont des femmes, une proportion qui n’a pas changée depuis 20 ans.

 

 

Le secondaire en baisse

 

Premier constat, la diminution continue, depuis 2009, des entrées en contrat d’apprentissage aux niveaux baccalauréat et inférieurs. Dans le détail on constate une baisse de 5 % des entrants en formation préparant à un diplôme de niveau V (CAP), et de 6 % pour ceux de niveau IV (bac pro, BP, …). Et certains secteurs sont plus touchés que d’autres. Formant essentiellement des apprentis à des diplômes du secondaire, les secteurs du bâtiment (- 12 %) et de la coiffure et des soins beauté (- 10 %) sont les plus impactés. Une baisse en lien notamment avec la conjoncture.

 

Mais ce n’est pas le seul facteur. Les évolutions du contexte règlementaire, ainsi que les choix d’orientation des jeunes après la classe de 3e ont aussi leur impact. La proportion de collégiens s’orientant vers une voie d’enseignement professionnel est en recul depuis plusieurs années (38 % en 2008, 34 % en 2014). Une baisse qui s’est faite notamment suite à l’instauration du baccalauréat professionnel en trois ans. La DARES constate notamment que la hausse de entrées en niveau baccalauréat n’a pas compensé la baisse des entrées au niveau V entre 2008 et 2009. Le poids de l’apprentissage dans l’enseignement professionnel diminuant de deux points entre 2008 et 2013.

 

 

L’enseignement supérieur toujours plus dynamique

 

Contrairement au cycle du secondaire, l’enseignement supérieur (BTS, DUT, licence pro, …) voit ses effectifs croître. Depuis 1987, année d’ouverture de l’apprentissage à l’enseignement supérieur, le nombre d’apprentis préparant un diplôme du supérieur n’a cessé de croître, pour atteindre 36 % en 2014 (+ 6 % par rapport à 2011). Sur cette même année on compte 46 % de nouveaux apprentis titulaire d’un diplôme de niveau de baccalauréat ou du supérieur, ce qui représente une évolution de 2 % par rapport à 2013 et de 8% par rapport à 2011. Cette évolution est due au fait que de nouveaux secteurs de l’apprentissage (industrie électrique et électronique, banque, assurance, …), issus de domaines porteurs, ne recrutent que des apprentis préparant ce type de diplôme. On notera, par ailleurs, que les femmes sont mieux représentées dans le supérieur, 42 % d’entre elles y préparant un diplôme, contre 30 % chez les hommes.

 

Il est intéressant de noter également que les mentions complémentaires enregistrent elles aussi une hausse de leurs entrants à hauteur de 3,2 %. Un résultat dont l’impact reste modéré, ces derniers ne représentant que 2,8 % des nouveaux effectifs.

 

Christophe Lacôte

 


Retrouver l'étude complète de la DARES.