Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Faire ou non une année de césure ?

Fin juillet, le ministère de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche a publié une circulaire précisant les contours de la mise en œuvre d'une période de césure au cours des formations relevant de l'enseignement supérieur.


Le 22/10/2015

 

La publication au Journal officiel de la circulaire n° 2015-122 répond à l'engagement du Président de la République en date du 6 mai dernier. Elle donne aux étudiants qui le souhaitent la possibilité de réaliser une période de césure pendant leur parcours tout en conservant leur statut d'étudiant.  

 

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports et Thierry Mandon, secrétaire d'Etat chargé de l'Enseignement supérieur et de la recherche ont ainsi signé, le 22 juillet, cette circulaire.

 

Cette circulaire permet de considérer la césure comme une suspension du parcours universitaire, mais en aucune façon comme une rupture qui s'avèrerait pénalisante.

 

Qu'est-ce qu'une césure ?

 

La césure consiste pour un étudiant à suspendre ses études pendant une période pouvant aller de 6 mois à un an afin de vivre une expérience personnelle, professionnelle ou d'engagement en France ou à l'étranger. Elle contribue à la maturation des choix d'orientation, au développement personnel, à l'acquisition de compétences nouvelles.

 

Déjà pratiquée dans de nombreux établissements d'enseignement supérieur, cette pratique était cependant mise en œuvre sans réel cadre juridique. Les étudiants intéressés mettaient en avant la crainte d'être pénalisés dans leurs parcours suite à une césure comme l'un des principaux obstacles à son développement.

 

Ce texte qui a été rédigé dans une optique de sécurisation aussi bien de l'étudiant que de l'établissement a fait l'objet d'une large concertation auprès des organisations étudiantes, des établissements d'enseignement supérieur, des ministères concernés et des acteurs de la vie étudiante, notamment dans le cadre de la concertation destinée à élaborer un plan national de vie étudiante en mai et juin 2015 et du Comité interministériel de la jeunesse du 3 juillet 2015.

 

Cette circulaire implique l'engagement réciproque de l'étudiant à réintégrer la formation en fin de césure, et de l'établissement à garantir une réinscription au retour de l'étudiant. Elle rappelle également que la période de césure est facultative relevant du strict volontariat de l'étudiant.

 

Une année de césure, pour faire quoi ?

 

La circulaire indique qu'elle "peut consister en une année universitaire effectuée dans le but de recevoir une formation dans un domaine autre que celui de la scolarité principale". L'étudiant pourra également y faire des stages ou une formation, travailler ou même s'engager, pour faire un service civique, par exemple.

Et pas d'inquiétude pour les étudiants qui optent pour cette suspension de leurs études universitaires : leur réinsertion dans leur établissement sera garantie.

 

Bon à savoir : carte d'étudiant, bourses et prestations sociales pourront être perçues si l'étudiant utilise sa césure pour une formation. Il faut pour cela qu'il continue à être inscrit comme étudiant dans son établissement de formation.

 

Cette circulaire qui vise à aider les étudiants qui le souhaitent à effectuer une année de césure sans risque s'applique à compter de la rentrée 2015.

 

Sandrine Damie