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Zoom sur les classes préparatoires 2015

L'EM Strasbourg dévoile "Génération prépa n°2", une enquête développée, plus précise, portant l'accent sur la vie en prépa et sur les compétences douces développées par les élèves


Le 23/09/2015

 

En 2014, L'EM Strasbourg lançait le premier baromètre des classes préparatoires en partenariat avec Espace Prépas. Cette année, l'école de management et la revue spécialisée dévoilent une enquête portant l'accent sur la vie en prépa et sur les compétences douces ("soft skills") développées par les élèves.

 

Parmi les 1051 répondants sont, pour la plupart, en 2e année (73,5 %) et proviennent majoritairement de prépas économiques (40 %), scientifiques (32,5 %), littéraires (16,5 %) et technologiques (10 %). A noter : 68 % de femmes et 32 % d'hommes dans les répondants.

 

Les thèmes abordés par cette enquête sont :

  • Le travail en prépa : comment gèrent-ils leur temps et quelle est la hauteur de leur investissement ?
  • Après la prépa, l'école et l'emploi : leur connaissance et exigences des grandes écoles et leurs attentes et perspectives dans le milieu professionnel.
  • Connais-toi toi-même : Au-delà des connaissances académiques, quelles qualités et compétences ontils développé en prépa ?
  • Les tendances 2015 : leur vision du monde.

 

 

Avec quels termes les jeunes décrivent-ils la prépa ?

 

Les étudiants interrogés ont coché trois termes pouvant décrire au mieux la prépa dans la liste suivante, avec en pourcentages de réponses les résultats associés ci-dessous :

 

  • Exigence : 84,4 %
  • Challenge : 67,5 %
  • Pression : 61 %
  • Solidarité : 39 %
  • Compétition : 13 %
  • Concurrence : 12 %
  • Collaboration : 10 %
  • Ecoute : 6 %
  • Disponibilité : 5,5 %
  • Autre : 5 %
  • Sérénité : 2 %

 

L'investissement des jeunes en prépa

 

En intégrant une classe préparatoire aux grandes écoles, les étudiants souhaitent avant tout obtenir la "meilleure école possible" au concours (50,5 %), relever un défi personnel (23,5 %) et développer leur culture générale (10,5 %).

Pour cela, ils se donnent les moyens d'y arriver en travaillant beaucoup. La moitié d'entre eux travaillent entre 10 et 20 h et près de 40 % plus de 20 h. Un étudiant sur 10 a suivi - ou va suivre - une préparation complémentaire.

 

Dans les classes, leurs professeurs ont instauré un climat de solidarité, d'exigence et de confiance.

 

A noter : 80,5% la recommanderaient à des amis ou à un membre de leur famille et 19 % ne le feraient pas. En 2014, ils étaient 74,5 % et 13 %.

 

Quelles compétences douces en prépa ?

 

L'EM Strasbourg a cherché à analyser les compétences douces (soft skills ou savoir-être par opposition aux connaissances académiques) qui sont acquises en prépa. Ils sont pour la plupart tout à fait d'accord ou plutôt d'accord pour dire qu'ils ont acquis une ouverture intellectuelle, des qualités de communication orale et écrite et appris à gérer leur temps.

 

Seuls 16,5 % déclarent être tout à fait d'accord sur le fait d'avoir appris à gérer un projet de A à Z, 13 % ne sont pas du tout d'accord et 36 % ne sont « plutôt pas d'accord ».

 

Deux tiers des répondants considèrent ne pas avoir appris à être créatif (20 % pas d'accord du tout et 43 % plutôt pas d'accord).

 

Les Grandes écoles

 

Un emploi assuré (71%), une expérience internationale (67%), un réseau (66%), un diplôme (43,5%) sont ce qu'ils attendent d'une Grande école.

 

Les attentes principales vis-à-vis de leurs futurs professeurs en Grande école diffèrent par rapport à celles exprimées vis-à-vis de leurs professeurs en prépa. Si la pédagogie et l'expertise restent les premiers critères, l'accompagnement professionnel et personnel de l'élève est un critère qui devient important en Grande école : 45 % attendent de l'aide à l'orientation personnelle et 25 % de bien connaître les élèves et soient disponibles pour les accompagner.

 

La ville, les parcours académiques et les spécialisations puis les classements sont les trois premiers critères de choix d'une école en 2015. Les labels ne sont pas connus par près d'un tiers des élèves et n'ont pas d'impact sur les choix.

 

Sandrine Damie