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Les cadres sont-ils mobiles ?

La 9e édition de l'étude MobiCadres révèle que 22 % des cadres ont changé de poste ou d'entreprise cette année... et que la majorité est satisfaite de son poste actuel.


Le 21/09/2015

 

Pour l'édition 2015 de MobiCadres, Nomination, premier service d'information sur les décideurs, en partenariat avec Deloitte, cabinet d'audit et de conseil, a recueilli l'opinion de 4 854 cadres sur les questions liées à leur mobilité au cours de l'année. L'étude MobiCadres a été réalisée du 1er février au 30 avril 2015 et porte sur l'année complète 2014.

 

Cette enquête analyse les principaux mouvements et raisons de leur mobilité, mais également les attentes en termes de rémunération, de missions et de carrière.

 

Avec un indice de satisfaction de 15/20, les cadres sont toujours aussi satisfaits de leur poste. Ils sont 22 % à avoir changé de poste et/ou d'entreprise cette année, avec un pic à 32 % pour les moins de 35 ans.

 

La durée moyenne dans un poste est de 4,1 ans.

 

Bon à savoir : 16 % des décideurs acceptent une baisse de salaire lors d'une mobilité externe.

 

Equilibre parfait entre mobilité externe et interne

 

Cette année, la mobilité est de 22 %, ce qui est globalement stable depuis 2010. La mobilité externe (changement d'entreprise) gagne un point cette année, soit une hausse de sept points depuis 2010, signe que les cadres prennent plus de risques dans leur stratégie de carrière. Pour la première fois, les taux de mobilité interne (changement de poste dans l'entreprise) et externe sont égaux (50 %). Cet équilibre suit une tendance observée depuis ces dernières années et montre que les décideurs sont de plus en plus nombreux à se projeter dans leur entreprise et à vouloir évoluer dans celle-ci notamment sur d'autres fonctions que leur formation initiale.

 

Par ailleurs cette année, les femmes sont légèrement plus mobiles que les hommes (23 % contre 21 %). Cet écart est plus significatif en mobilité externe : les femmes sont 58 % plus enclines à changer d'entreprise par rapport à leurs collègues masculins (47 %). Une tendance forte qui peut à la fois indiquer une prise de risque plus importante de la part des femmes mais qui peut également être synonyme d'une nécessité d'aller explorer de nouveaux horizons pour pouvoir évoluer.

 

Autre changement significatif observé cette année : un expatrié sur deux (48 %) choisit de rester à l'étranger dans la cadre d'une mobilité, ce qui représente une hausse de onze points par rapport à l'édition précédente.

 

Un bilan de carrière positif

 

Les cadres sont globalement satisfaits du poste qu'ils occupent actuellement et font un bilan très positif de leur carrière qui répond à leurs attentes pour 57 % d'entre eux en termes d'intérêt des missions et de développement de leurs compétences professionnelles. Néanmoins, 14 % la considèrent moins réussie qu'espérée : les femmes étant légèrement plus nombreuses que les hommes (16 % contre 13 %) à le penser.

 

Enfin, si la digitalisation n'est pas encore totalement ancrée dans les mœurs des décideurs, ils commencent à s'y mettre doucement et actualisent de plus en plus leurs profils sur les réseaux sociaux : ils sont ainsi seulement 16 % à actualiser au moins une fois par mois leur profil mais en augmentation de 2 % par rapport à 2014.

 

 

Sandrine Damie