Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Mounia Rkha

Co-fondatrice de Girls in Tech France
Date de l'interview : 21/04/2015

L'innovation est une opportunité pour tout le monde. Pour les jeunes filles en particulier, c’est l’occasion de se lancer dans un secteur où tout est à inventer et où on a besoin d’elles.

Zoom sur les actions de l'association Girls in Tech France mettant en lumière les carrières technologiques, entrepreneuriales et digitales auprès des femmes.

Pourquoi avez-vous créé Girls in Tech ?

J’ai commencé ma carrière dans le capital risque et j’ai vite constaté qu’il y avait peu de femmes dans cet écosystème, que ce soit du côté des investisseurs que des startups. J’ai aussi vu que le peu de femmes présentes n’étaient pas du tout visibles. Avec Roxanne Varza, nous souhaitions donc créer une association afin de mettre en lumière ces femmes brillantes et donner envie à d’autres de suivre leur trace. Au lieu de créer une association franco-française, nous avons préféré contacté l’association américaine Girls in Tech, qui était créée depuis quelques années, et leur proposer de lancer le chapitre français. Girls in Tech Paris est né ainsi.

Quelle est la mission de l'association ?

Girls in Tech est une association qui vise à promouvoir les carrières technologiques, entrepreneuriales et digitales auprès des femmes. Nous croyons beaucoup à la théorie des modèles pour inspirer et organisons donc des évènements pour mettre en lumière des parcours et personnalités exemplaires.

A quel(s) profil(s) de jeunes filles vous adressez-vous ?

Toutes les femmes nous intéressent. Les profils techniques bien sûr (ingénieurs, développeurs…), mais pas seulement. Le digital et l’entrepreneuriat sont de formidables opportunités pour tous les profils et on peut créer sa boîte dans le web sans savoir coder une ligne.

Qu'est-ce qui motive les femmes bénévoles de votre association à partager leurs expériences avec les plus jeunes ?

Elles aiment partager et ont conscience qu’elles ont un rôle à jouer. De plus étant donné que notre format préféré est la table ronde autour d’un sujet business précis, elles ont aussi l’occasion de rencontrer et d’échanger avec d’autres femmes de leur secteur et donc d’apprendre beaucoup.

Qui sont ces bénévoles ?

Je dirais que ce sont plutôt des intervenantes ou « speakers ». Elles sont chef d’entreprises, ou salariées. Elles connaissent bien un sujet donné (exemple : l’économie collaborative) pour y avoir travaillé et elles amènent leur expertise.

En quoi l'innovation digitale peut être particulièrement une opportunité pour les jeunes filles ?

C’est une opportunité pour tout le monde. Pour les jeunes filles en particulier, c’est l’occasion de se lancer dans un secteur où tout est à inventer et où on a besoin d’elles. Je les invite notamment à considérer tous les métiers de développement informatique où les profils sont très demandés.

Vous organisez des "Happy Hours". De quoi s'agit-il ?

Toutes nos tables rondes sont suivies d’un cocktail où les intervenantes et le public peut networker dans un cadre sympa. Cela aide à se créer un bon réseau.

Quels seront les thèmes de vos mini-conférences à venir ?

Nous venons de faire un panel sur le e-commerce. La prochaine thématique sera autour de l’univers des relations presse. Comment ce métier change grâce au numérique et notamment aux réseaux sociaux.

Au final, quel message souhaitez-vous passer aux jeunes filles ?

Les métiers du digital sont une formidable opportunité pour s’épanouir. Ils sont très diversifiés et chacune pourra y trouver ce qu’elle recherche.

Propos recueillis par Sandrine Damie

© Olivier Ezratty