Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Catherine Tourtier

Responsable du pôle Formation - Certification - Emploi de la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) Ile-de-France
Date de l'interview : 20/01/2015

Les métiers du paramédical et du social permettent de travailler au service de l’autre.

Les secteurs du paramédical et du social regroupent un éventail de professions variées. Présentation de ces métiers, de leurs débouchés en Ile-de-France et des filières de formation permettant d'y accéder.

Quels sont les métiers qui peuvent être exercés dans les secteurs du paramédical et du social ?

Ces deux secteurs regroupent un grand nombre de métiers. Parmi ceux qui représentent les plus importants volumes de diplômés chaque année en Ile-de-France, on peut par exemple citer ceux d’infirmier, d’aide-soignant, d’aide médico -psychologique, d’auxiliaire de vie sociale, d'éducateur de jeunes enfants, ou encore d’assistant de service social. Mais pour connaître l’ensemble des métiers, leurs caractéristiques, les filières d’études qui y mènent et les aptitudes requises, je conseille de consulter les fiches détaillées en ligne "métiers de la santé" et "métiers et diplômes de travail social" proposées par le ministère des affaires sociales, de la santé et du droit des femmes.

Les métiers de ces deux secteurs ont-ils des points en commun ?

Le point commun est qu’il s’agit de métiers de relation à la personne. Les deux secteurs relèvent de deux champs distincts. Les professions du social regroupent notamment des métiers du travail social, mais pas seulement. On y trouve également des métiers d’aide à la personne et d’accompagnement, comme ceux d’aide médico-psychologique et d’auxiliaire de vie sociale. Dans le champ des professions paramédicales, les métiers ont pour point commun de s’exercer autour du soin.

Assurent-ils de bons débouchés en Ile-de-France ?

Les diplômés trouvent généralement très vite un emploi. Dans le paramédical par exemple, les infirmiers, les aides-soignants ou les masseurs-kinésithérapeutes sont rapidement embauchés après la fin de leur formation. En Ile-de-France, comme ailleurs, l’évolution démographique fait qu’il y a de plus en plus d’emplois à pourvoir auprès des personnes âgées. Une des spécificités de la région est aussi qu’il y a un turnover important. En raison de la cherté de la vie et du coût du logement, les jeunes diplômés partent souvent en province après quelques années d’exercice.

Quelles sont les formations qui mènent aux métiers du paramédical et du social ?

Au niveau V, accessible sans diplôme, on trouve les diplômes d’auxiliaire de puériculture (DEAP), d’aide-soignant (DEAS), d’Etat d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS), d’aide médico-psychologique (DEAMP). Le DEAVS et le DEAMP sont néanmoins amenés à fusionner et un nouveau diplôme est en cours de construction, qui devrait voir le jour au 1er semestre 2015.

Au niveau IV, accessible sans le bac, il y a ensuite le diplôme d’Etat de moniteur éducateur (DEME) et le diplôme d’Etat de technicien de l’intervention sociale et familiale (DETISF).

Puis, au niveau III, qui nécessite d’être titulaire du baccalauréat, on trouve les autres métiers du paramédical et du social accessibles sans expérience préalable. Il faut noter que, dans le secteur social, pour les métiers d’assistant de service social, d’éducateur spécialisé ou d’éducateur de jeunes enfants, les candidats ne disposant pas du niveau requis pour l’entrée en formation ont la possibilité de passer un examen de niveau, qui se déroule chaque année, qui leur permet de se présenter aux épreuves de sélection des écoles.

Les formations durent de 9 à 18 mois pour les formations de niveau V, 2 ans pour celles de niveau IV et 3 ans pour celles de niveau III. L’ensemble des diplômes comportent une articulation entre formation théorique et temps de stage.

L’entrée en formation est-elle sélective ?

Oui, l’ensemble des formations aux métiers du paramédical et du social sont accessibles après un processus de sélection. Il s’agit le plus souvent d’une épreuve écrite et d’une épreuve orale. Pour accéder à la préparation au diplôme d’Etat d’auxiliaire de puériculture il faut passer, en plus de ces deux épreuves, des tests psychotechniques. C’est une formation où la sélection est assez importante.

Existe-t-il des passerelles entre les diplômes ?

Il existe des possibilités de dispense ou d’allégement entre certains diplômes. Les dispenses permettent d’être exempté de suivre un enseignement et de passer l’épreuve correspondante. C’est le cas par exemple de certains modules pour les candidats titulaires du DEAVS ou du DEAP qui souhaitent préparer le diplôme d’aide-soignant.

Les allègements, décidés par le centre de formation, permettent de bénéficier d’un allégement sur un volume horaire d’enseignement théorique, mais ne dispensent pas de l’épreuve de certification. Avec des allégements, le titulaire d'un diplôme de moniteur éducateur pourra par exemple poursuivre par un diplôme d’éducateur spécialisé et voir sa durée de formation réduite à 2 ans au lieu de 3.

Par quels types d'employeurs les diplômés sont-ils recrutés ?

Les métiers s’exercent dans l'ensemble auprès d’un public souvent fragilisé, mais qui est très varié : personnes handicapées, patients, familles, personnes âgées ou jeunes enfants. Les employeurs sont aussi très diversifiés. L’auxiliaire de vie sociale pourra par exemple travailler pour des particuliers employeurs, des structures associatives, des entreprises privées dans le domaine de l’aide à la personne ou des collectivités territoriales. L’aide médico-psychologique exercera dans des établissements de la sphère médico-éducative ou encore au sein de maisons de retraite. L’assistant de service social pourra travailler en polyvalence de secteur ou au sein d’hôpitaux, d’écoles, d’entreprises privées… Il existe une multitude de situations, qui varient selon la spécialité et le niveau de diplôme, mais tous les métiers permettent de travailler au service de l’autre.

Propos recueillis par Raphaëlle Pienne

La DRJSCS est notamment en charge de la certification des diplômes des professions du paramédical et du social. Elle exerce cette mission en complémentarité avec la Région, qui participe à la définition des besoins en emploi et en formation, ainsi qu'à l’agrément et au financement des établissements de formation, dans les domaines du sanitaire et du social.